Archive for the metamorphose Category

539. Sous La Pluie Acide Des Crépuscules : Descente 2/2

Posted in metamorphose, minéralisation with tags , on janvier 27, 2020 by 1000morts

Elle s’enfonce dans le creux de l’oubli.

Lambeaux de peau qui dépassent. Visites ensemble, champs de bataille avec des anomalies, travaux de consolidation du réel, ils passent par le passé, ils passent par ce qui est déjà accompli. D’ores cette ombre projetée sur Liz, sa peau contre la pierre, sa forme de glaive pétrifié, l’esprit des batailles antérieures, le feu et l’incendie, le manque d’oxygène dans les cités profondes, les voix craintives ignorent la peur, amour des vieilles chansons, Liz fait les gestes, les épopées de tête, racle les parois intérieures, invoque les esprits de la terre et de la pierre, des cercles sous la lune inverse, peau brumeuse, voix dentelées, le goût de la souffrance animale, une demi-livre de douleur, Liz tourne la page.

Elle voit le sol se rapprocher.

Remonte par l’autre côté, où les hommes dorment et copulent, où les maisons s’alignent les unes contre les autres, où les mains trahissent leurs volontés, où il faut obéir au soleil levant et à la maison sur les collines creuses.

Tout ce qui a peur est ici.

Les cœurs amoindris par le manque d’oxygène.

Fantômes multipliés dans les halls évidés.

Ici de la peur à la peur, Liz repose, statue de bois verni, peinte de couleurs vives dans les ténèbres, pellicule de voix blanches, désastre des calligraphies du diable où l’amour se cache encore, Liz la tristesse infinie, il lui suffit de changer de bande-son pour changer de peau.

Reposant au cœur des bouches rocheuses.

Sorcière parmi les veines d’or poisonneux.

Gobelins et lamentations. Suivre les mouches vers les issues de secours.

Pas d’issue de secours.

Pas de larmes.

Pas de clé pour les serrures du Levant.

Pas de silhouettes affirmées contre les écrans.

Ici seulement les chants funèbres et la protection des racines. Troncs millénaires, enchâssés dans le temps des membres atrophiés.

Acheter le vocabulaire du diable.

Phalanges qui font mal.

Mots braqués comme un flingue sur sa tempe.

Le temps d’y voir autre chose qu’un jeu d’ombres, pluie de visions, musique des anfractuosités, peuple des broussailles, montée et descente, acide des crépuscules, Liz allongée dans les collines creuses, pousse ses racines dans l’écho des voix affaiblies.

523. Derrière L’Ossature Extérieure Des Métamorphoses : Sécheresse 2/2

Posted in metamorphose with tags , on janvier 11, 2020 by 1000morts

Elle suit les hiéroglyphes de la pointe des doigts. Les couleurs primaires dessinent des corps flottant aux rétines. Ces vaisseaux inassouvis. Ces vaisseaux brisés sur la grève. Leurs corps vidés par un peuple aux crochets et dents de sabre, sang noir et blanc, griffes sur la peau, la fin de l’histoire, elle monte et chute dans un océan, grêlée sa peau d’os essuyée du plat de la main. Liz remonte le fil des origines dans la chambre bleue où la chair s’attendrit.

Ici le flux des ondes remonte le courant.

Ici son visage contre ses mains rencontre les rêves lents et la machinerie d’obscurité.

Elle grandit ; elle vieillit.

Là-bas s’enfoncent les galions et la mariée échouée. Des éclats de chansons disséminés sur l’air. Guirlandes de vibrations là-haut, l’ignore des raccourcis.

Là-haut s’évasent les arcs-en-ciel et la fanfare des crépuscules, arrière-goût métallique, ici la mort, ici la mort. Elle avance ; elle cache.

Acide en son flacon. Elle sait les avancées, ces enfants qui se cachent sous la table, les fruits du pacte, ceux qui franchissent les frontières et tombent éclatants dans la familière poussière d’étoile filante.

Le prix du repentir, ces mots qu’elle ne pensait pas prononcer, ont un goût sur le palais, transpercent l’ossature extérieure, la tourbe des métamorphoses.

Ici la main qui tient le tissu de larmes.

Vers l’ouest, montée des échelons, la lumière du feu, le craquèlement des cris du lion.

484. Les Rangées D’Océans Qui Portent Les Pas De Wier

Posted in metamorphose, noyade with tags on décembre 3, 2019 by 1000morts

Ici les quais rejoignent les avancées du corail vivant.

En contre-haut des carrières fongiques. Toutes ces artères ondulantes, des ombres au fond de l’eau, cachées dans les soubresauts du soleil, les projecteurs des canots de sauvetage, toutes ces formes gonflées échouées sur la plage, prises dans les flotteurs bordant la piste, et ces lumières violettes aveuglantes, signal d’envol, chute toujours, aux pieds de Wier les boulevards de corps, son enchevêtrement incantation, portent ses pas et s’avance le héraut des ordalies noires.

Les épreuves à son sourire.

Johannes Wier, d’une dynastie d’éther. Marche sur l’eau vers la Maison.

Celle où tout converge en cette veille de scission.

À l’horizon, des champignons atomiques dessinent un chemin d’élévation.

Transfiguration du Christ inconscient de Byble.

Minéraux deviennent l’Océan.

Étoile tombée devient l’Océan.

Poison de lave devient l’Océan.

Pas sur le sable vitrifié. Non, pas sur les galets interminables.

Non. Vies de scorpions sous la cendre, non.

Palais de conques deviennent l’Océan.

Labyrinthes de cathédrales englouties deviennent l’Océan.

Ici la moindre goulée d’air devient l’Océan.

Ici les pas de Wier dessinent l’Océan, quand les étoiles de barbelés jettent des crépuscules sur les visages, tous les visages, des reflets dans les bassins des grands prédateurs, ceux où rôdent les pas de Wier aux doubles rangées de dents-rasoirs.

440. Appel Aux Remembrements Du Dross : Extrême-Nord (2/4)

Posted in metamorphose with tags on novembre 8, 2012 by 1000morts

Aux cavernes sous le château, plient les efforts comme des branches sous la pluie. Colosse de suie accroupi. A la lumière du suif, l’arborescence du dross, la compagnie des éons, l’attente dans le creux des oubliettes. North saigné aux quatre mille veines, distille l’impossibilité de ne pas voir en chaque pièce du remembrement.

439. Des Crocs De Chrome Noir Par Milliards

Posted in metamorphose, vampirisme with tags on juin 26, 2012 by 1000morts

L’alliage de son nom en doublure des cages de Faraday. La maison, trouée de fenêtres, chiens assis sur les toits d’ardoises, prêts aux jugulaires, les capes de soie noire et les mains gantées, SteelSun permanent du grand obscur, son ombre grandit quand se couche le soleil d’acier.

Et jette ses crocs de chrome noir sur les artères fémorales de Byble, escamotée dans la douleur du croissant de lune, sourire de pointes qui s’abat sur les jardins statues.

Les corps se percent de ce qu’ils ne voient pas. Le rasoir entame sa danse-contre-le-temps. Et les nouvelles sombres dans l’oubli.

438. Dans L’Immaculée Ténèbre Des Maisons-Sorcières

Posted in metamorphose, reproduction with tags on juin 25, 2012 by 1000morts

Liz-l’accoucheuse remédie aux sas de l’attente sur les îles du Virus.

A sa décence, remballe sa peau-latex et dévoile ses monstres. L’accumulation drolatique des enfants du goitre.

Soubassement organique, Liz est fleur ouverte sur la rouge bordée des macérations. D’elle poussante les crocus de briques, les amanites d’ardoises et l’efflorescence des gueule-de-loup couleur du verre. Au mastic amer des mastications.

Liz claque des dents dans l’immaculée ténèbre des maisons-sorcières.

437. Où Glass Entrevoit Les Octosquelettes

Posted in metamorphose with tags on juin 24, 2012 by 1000morts

Cessation de l’arrêt, quand l’éternité s’enfourche comme un cheval de famine.

Son toit d’ardoises rousses. Ses jambes croisées prodromes d’éclairs.

Les bandes magnétiques défilent, sont stockées dans les arrière-boutiques doublées de plomb.

Glass épie ses clients aux rayons X. Entrevoit les octosquelettes, les tentacules raffinés, les yeux multiples fardés en pupilles fendues des veuves.

Maison du devin, demeure des océans, asile des réfractions. Où les échos des pas se répondent à eux-mêmes, dans le silence et l’épiphanie païenne des métaux lourds.