Archive for the poison Category

441. À Byble Où Tout Renaît Dans Les Crochets-Tarentules

Posted in poison, Uncategorized with tags on octobre 23, 2017 by 1000morts

Dans la fixation des éléments, la cicatrisation des souvenirs, tout se fige et reprend son souffle.

Murmures des nouveau-nés. La double course en hélice atténue les commencements.

Rien n’est écrit qui ne se grave à la faveur de l’aube.

La pleine lune qui flambe, élémentale en son artifice et ses bengales.

Un monde s’effondre sur lui-même et c’est Byble qui renaît, puisant en ses racines pour expulser le soupir d’avant la Nuit. Pour expirer ses membres-demeures. Dénombrer la teneur même de son essence ordinaire. Le répertoire de ses aspérités intérieures.

Tout glisse quand rien ne bouge. Et que la nuit sort ses pointes-venins en crochets-tarentules.

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428. MantiCore Inocule Au Poison Des Contes

Posted in poison with tags on novembre 15, 2011 by 1000morts

Chrome face au rectangle. Encadrement d’un cosmos plus obscur que la nuit. Sa silhouette comme terre creuse, labyrinthe de corail perdu dans une peau de bête. Chambranle du cartilage, fêlures où le vent siffle, des danses pour Slough Feg et sa ronde de vers géants, tunnels tortillants vers l’autre monde. Chrome, dans l’instant qui blanchit les cheveux de verre et arrache les sphères oculaires, franchit le pas ; Manticore des contes les plus anciens, mord sa queue pour disparaître.

409. Artefact Quatre : L’Amertume Des Elements

Posted in devoration, poison with tags on avril 8, 2011 by 1000morts

Nous goûtons aux coeurs du singe, les fleurs rouges au jus chlorhydrique, l’amertume des serrures secrètes.

Notre approche était par trop directe, mastication des éléments air terre feu mer, absence de toutes fadeurs.

Nous nous sommes vendus pour une gâche à piège : Artefact Quatre.

383. Règle N° 2 : La Foi Ne Protège Pas Contre Les Poisons

Posted in devoration, poison with tags on octobre 1, 2010 by 1000morts

Elle mime les serpents avec ses bras, une onde de longueurs, ses cheveux s’allongent en se doublant d’ombre, son corps est d’algues, de reflets incontrôlables, des pensées passent et la traversent sans la blesser, elle parle à sa silhouette, dialogue, hâte l’infusion, s’imprègne de la chaire, rehausse ses imprécations, conquiert, veinules dans l’assistance, des gemmes aux fronts, anneaux magiques, l’or dévorant, oeil allumé, chevelure en flamme, chacun s’immole en agneaux d’holocauste, Phylis descend dans la fosse et se laisser déchirer par flèches et portées, en elle les deux sexes, qui se déploient comme des ailes, et la rougeur de ses joues illumine un instant l’assistance, avant de la déglutir aux crochets venimeux.

343. Passager (3/10)

Posted in passage, poison with tags on février 5, 2010 by 1000morts

« Le temps ici est un phénomène de bascule, reprend le Passeur. Difficile de le comprendre comme ça, mais vous comprendrez. Bientôt. La marée monte, ils ont fini de toucher aux engoulevents, ils engraissent sur leurs épaves. Ils préfèrent le jeûne. C’est le signe de votre départ. »

Sa silhouette grossière se confond avec un monde arrondi par l’obscurité. Une stèle devient son dos, redessine un ex-voto avant de découper une ligne d’arbres bas. Le Passager peut sentir sa cervelle bouger comme une éponge dans l’ivresse des grandes profondeurs. « J’étouffe un peu, dit-il, massant sa gorge, un goût de poussière montant le long.

– Il va faire chaud, cette nuit. Exceptionnellement chaud. Vous devriez cependant vous couvrir.

– Que voulez-vous dire ?

Un sifflement bas lui répond, suivi par une cavalcade en sourdine. L’air amplifie les volumes : il aurait dit que de grandes masses se déplacent ignominieusement vite. Avec une souplesse de monstre total. Une envie de vomir le prend.

– Venez, dit le Passeur. Votre porte vous attend.

Il sort une petite fiole sans éclat.

– Buvez ceci. Pour une longue marche.

329. Retour De Messaline Au Waldorf Astoria Du Diable (4/6)

Posted in poison, reproduction with tags on janvier 22, 2010 by 1000morts

3e au 12e étages. On s’enfonce. Les tripes de l’Astoria plongent au milieu des nuages, où la vie s’effondre sur elle-même. On croise des champs de pavots, des creusets d’acier fondu, c’est le plan des guerriers, on monte dans la hiérarchie. Des horreurs à plusieurs jambes passent entre les feux. Le noir trime, il produit à plein, c’est l’ère des industries, du mensonge de masse, des léviathans, des nouvelles créatures. L’ère des procréations assistées, de la multiplication du sang. De la dilution du même.

Les miroirs partout possèdent des axes impossibles. Il faut des milliards de sacrifices pour une puissance identique. Le métal par plaques mouvantes sur les paumes. L’alchimie de l’épuisement.

La fiole se vide. Le poison se déverse. Les barreaux commencent à bouger de leur vie fœtale. Le souvenir du vide frappe contre la vitre. Comme un anophèle contre la lumière.

274. Jusqu’Au Passage Des Fleuves

Posted in poison with tags on novembre 28, 2009 by 1000morts

Les couloirs s’autoalimentent autour de North. S’enroulent comme des serpents autour de sa taille. Pénètrent son cœur et entaillent ses ventricules. Les anguilles dégagent leur électricité. Seul, les méandres sont pour lui. Il avale les bruits, les lumières crues, les pharmacopées de l’hubris. Jusqu’au passage des fleuves.