Archive for the possession Category

488. Ici Les Impasses Sont Vaines : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière XIII

Posted in poison, possession with tags , on décembre 7, 2019 by 1000morts

Comme un couloir mausolée, la rythmique du plomb, un conduit encrassé de fantômes.

Ces photogrammes du temps glacé, alignés tant de parallèles et méridiens des urètres contre la vie.

Avancer dans le couloir à reculons vers les douves. Une femme nue seule dessinant des pentagrammes au sol, prête aux affaires. Le chien à tête d’homme, sa langue pendante sur les traces de sabots brûlants. Soupirs en ancien français. Le rire, commerce du Diable. Quelque part au-dessus des corridors s’estompe la marque et les engravements des dieux de la chair, boursouflés dans leur piège.

Ici les hôtes sont interchangeables dans l’éther.

Couloir couleur de marais.

Les affluents de la séparation. La chambre en peau de serpent, simple fenêtre, plus le pouvoir de se parler, vitrine exfoliante, quelque chose d’une tristesse extrême.

Visage de la colère.

Doigts explosés sous les roues. Serpent fin comme du papier d’Arménie. Parfum du silence.

Ici s’endorment les mystères. Anneaux refermés sur eux-mêmes, les crocs plantés dans les gencives, et son venin, son venin dans les pores, extirpé d’un cerveau sans liesse.

Ici gisent les beaux et les promesses. Les poèmes funèbres du sexe. La folie qui se mêle à elle-même. Ils sont venin. Les interrogations des vies africaines. Une vie à canon.

Leurs vies sont venin.

Leurs dégoûts sont venin.

Et aboutissent ici, dans les chambres aux yeux révulsés, derrière les portes qui ne s’ouvriront pas.

471. Les Six Noms-Virus Du Grand Satan Hardcore : Syphilis Au Souterrain III

Posted in irradiation, possession with tags on novembre 20, 2019 by 1000morts

Ici ton visage au sol. La bouche pleine de terre. Expression directe des croyances articulaires. Cicatrice contre ta bouche, dialogue avec ta bouche. Écho dans les cavernes vides. Bruit sur l’eau. Ricochets de lumière.

La matière et l’esprit.

La matière et l’esprit.

Confusion des insectes.

Ta croyance à la commissure.

Section dans la chair.

À la jointure d’une lèvre et d’une lèvre.

Là où les baisers s’écartent sur autre chose.

Ligne plus longue que la précédente. Pour dire l’avenir.

Fourche, cartes du tarot, les créatures sans nom qui s’endorment dans les moulins enflammés.

Dévorés par la peur et les flashes bruyants.

La foule qui veut les piqûres.

Offre ses avant-bras à la marque du diable. Souille son sang.

Bois des insectes, puits de carbone. Bois des insectes.

Renifler du sang séché.

Téléphoner pour dire qu’on va bien.

Le langage simple des petites gens. Entre la déchirure et le dard du scorpion. Renifler de la morve séchée. Qui survit à une attaque nucléaire.

Ici ton visage, enfoncé dans la terre sale.

Piquée de pointes. Grêlée par la tempête. Par la fièvre. Aspirée par les concavités inverses de tes maladies. Qui survit à une explosion atomique.

Les démons invoqués par tes sourcils qui se rejoignent. Les six cents gestes pour faire surgir le Grand Satan Hardcore dans un salon. La femme connaît ton nom, Phyllis. Ton nom-virus sur les écrans blancs et les tours qui ouvrent le feu.

Les soixante gestes pour libérer le Double Satan quand les yeux refluent dans le feu.

Alignement des couleurs. L’impossible accueil du Core Motel, où trois hommes en un seul pour signer le registre, et une femme aux tentations tentaculaires pour déplier les pages d’un corps démultiplié. Six gestes pour rejoindre le présent quand les heures égrènent le nom de notre seigneur, non pas l’un des trois mais Syphilis à la fois.

452. Au Nord Boire L’Eau De La Nuit Contre L’Électricité Du Ciel : Extrême-Nord (4/4)

Posted in enterrement, possession with tags on novembre 1, 2019 by 1000morts

« Souvenir des choses à venir », dit-il. Sa voix comme passage des arbustes. Fougères roulent sur l’allée entre les silhouettes pointues. Télégrammes tricotés sur piqûres. Ajouts à l’édition du jour. Plomb sur plomb. Demande paternelle des aveux. Henry North sur la pierre, édition spéciale en pierre poreuse, celle qui boit l’eau de la nuit, qui égrène ses lettres de recommandation dans un espace au sud du sud, délimité par le bois et l’os, North toujours là, debout devant la presse et les lettres de plomb, rejouant la guerre et la mesure des mots, au papier jour après jour, la nouveauté des ascendances.

Et lui égrenant ses raisons d’être là, parmi l’autre, le pays étranger entré dans son corps, Henry North échangeant son sort contre un rideau rouge, lui revenant sur sa promesse, celle d’un bal de fin d’année, d’une fusion de fin de guerre, la lumière rouge qui marque la fin des corps, North la transgresse et joue au tarot quand la mort coupe et la peste choisit avec quelle moitié elle compose sa pioche.

Henry North dans son sol sec, sourit à l’agencement de pairs et d’impairs. Suite du diable. Valse des figures géométriques.

Et la composition du ciel comme reflété dans les flaques de galets. Douze visages de ne rien dire. Douze façons de s’opposer au ciel.

Henry North comme éclair accompli contre l’électricité du ciel.

379. Monnaie Comme Cheveux Qui Feulent

Posted in commerce, possession with tags , on mars 4, 2010 by 1000morts

« Il est derrière moi, lui et sa fange. » Elle, son ombre s’étalait en effets de style, croissances, oripeaux des erreurs, cabinets de sa curiosité, une écriture malhabile dans la formation des échecs. Sa danse, cette danse-là, une tératogenèse. Messaline, son ombre, cette ombre virevolte, clignote ses doux bruits de cheveux qui feulent, le creux de sa hanche, délimite les fragments.

Elle se vide sur un soupçon, dans le secret des sucs digestifs : « Wier est partout, qui me possède, m’instruit, me dilapide. »

« Il frappe ma monnaie. »

373. Passager (10/10)

Posted in immolation, possession, Uncategorized with tags on février 26, 2010 by 1000morts

Le soleil au zénith trouve le Passeur sous un orme, un arbre étrange qui ne pousse plus ici. Un pot de terre cuite est posé à ses côtés, il est assis à l’ombre, appliquant l’onguent sur ses cicatrices. Des lignes rouges sur ses bras et ses jambes, et labourant son torse nu dans la lumière vibrante. Ses cheveux noircissent légèrement sous le poids de l’ombre bleutée.

Encore une chaleur à vitrifier l’asphalte.

Un peu plus loin, les vagues accordent aux engoulevents un autre jour de répit. Une tache rousse s’approche de l’arbre, trottine au milieu des herbes rares, dodeline de la tête, avise une poussée de fraîcheur sous une branche avancée, pas trop proche du Passeur, et s’assied. La chose arrondie se lèche tranquillement les pattes.

362. Candeur Sucrée Tombée Des Plaies

Posted in involution, possession, torture, Uncategorized with tags on février 15, 2010 by 1000morts

Déplacé, SteelSun a laissé une silhouette de cendre, de quoi jouer les Fu Manchu de l’ombre quand retombe la gravité. Il a voulu cette combustion spontanée.

Elle lui a paru plus logique, plus évidente, comme retentissaient les coups sur la tôle. Ce qu’on entend en crise d’insomnie ; derrière le choc de la pluie, l’incessance des paratonnerres.

A toute vitesse, SteelSun recule dans le temps, emprunte des corps, saute de l’un à l’autre, pénètre les carapaces et les toisons, soupèse les grains de beauté, énumère les taches de rousseur, passe les selles de fée au tamis des malformations, SteelSun tératogénèse à toute berzingue et change de conception du monde.

D’un solipsisme latent, la candeur des torturés.

339. Vision De Glass Comme Reflet De La Vie En Creux

Posted in fantôme, meurtre, possession with tags , on février 1, 2010 by 1000morts

Il marche dans les couloirs sous la montagne mais ses pieds frappent ceux de l’autre à chaque pas. Attaché à un corps qui n’est pas le sien, Glass déambule, homme sans sommeil, voyant sans yeux propres, arme dans l’étui de North, plus terrible sans doute que le pire métal, condamné à dévorer les ombres de ses ennemis, leurs âmes d’obscurité, au service d’un tueur inanimé.