Archive for the possession Category

379. Monnaie Comme Cheveux Qui Feulent

Posted in commerce, possession with tags , on mars 4, 2010 by 1000morts

« Il est derrière moi, lui et sa fange. » Elle, son ombre s’étalait en effets de style, croissances, oripeaux des erreurs, cabinets de sa curiosité, une écriture malhabile dans la formation des échecs. Sa danse, cette danse-là, une tératogenèse. Messaline, son ombre, cette ombre virevolte, clignote ses doux bruits de cheveux qui feulent, le creux de sa hanche, délimite les fragments.

Elle se vide sur un soupçon, dans le secret des sucs digestifs : « Wier est partout, qui me possède, m’instruit, me dilapide. »

« Il frappe ma monnaie. »

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373. Passager (10/10)

Posted in immolation, possession, Uncategorized with tags on février 26, 2010 by 1000morts

Le soleil au zénith trouve le Passeur sous un orme, un arbre étrange qui ne pousse plus ici. Un pot de terre cuite est posé à ses côtés, il est assis à l’ombre, appliquant l’onguent sur ses cicatrices. Des lignes rouges sur ses bras et ses jambes, et labourant son torse nu dans la lumière vibrante. Ses cheveux noircissent légèrement sous le poids de l’ombre bleutée.

Encore une chaleur à vitrifier l’asphalte.

Un peu plus loin, les vagues accordent aux engoulevents un autre jour de répit. Une tache rousse s’approche de l’arbre, trottine au milieu des herbes rares, dodeline de la tête, avise une poussée de fraîcheur sous une branche avancée, pas trop proche du Passeur, et s’assied. La chose arrondie se lèche tranquillement les pattes.

362. Candeur Sucrée Tombée Des Plaies

Posted in involution, possession, torture, Uncategorized with tags on février 15, 2010 by 1000morts

Déplacé, SteelSun a laissé une silhouette de cendre, de quoi jouer les Fu Manchu de l’ombre quand retombe la gravité. Il a voulu cette combustion spontanée.

Elle lui a paru plus logique, plus évidente, comme retentissaient les coups sur la tôle. Ce qu’on entend en crise d’insomnie ; derrière le choc de la pluie, l’incessance des paratonnerres.

A toute vitesse, SteelSun recule dans le temps, emprunte des corps, saute de l’un à l’autre, pénètre les carapaces et les toisons, soupèse les grains de beauté, énumère les taches de rousseur, passe les selles de fée au tamis des malformations, SteelSun tératogénèse à toute berzingue et change de conception du monde.

D’un solipsisme latent, la candeur des torturés.

339. Vision De Glass Comme Reflet De La Vie En Creux

Posted in fantôme, meurtre, possession with tags , on février 1, 2010 by 1000morts

Il marche dans les couloirs sous la montagne mais ses pieds frappent ceux de l’autre à chaque pas. Attaché à un corps qui n’est pas le sien, Glass déambule, homme sans sommeil, voyant sans yeux propres, arme dans l’étui de North, plus terrible sans doute que le pire métal, condamné à dévorer les ombres de ses ennemis, leurs âmes d’obscurité, au service d’un tueur inanimé.

283. Vision De Nile En Séparation Vivante

Posted in demembrement, possession, reproduction with tags on décembre 7, 2009 by 1000morts

Vision dans les couloirs empeuplés, visions dans l’interstice des portes, dans l’azur ajouré des persiennes, dans le plexiglas bleuté et malade des bureaux, des casiers d’acier, la glace des ustensiles et des tables d’opération, il marche avec une démarche de gardien de phare, ou plutôt de commissaire d’exposition, avec l’air compassé de celui qui possède, à qui l’on a donné et qui, désormais, détient. Habite. Epouse. Divorce. Sécante. Eparpille. Ensemence.

197. Hexakosioihexekontahexaphobie

Posted in possession with tags on septembre 13, 2009 by 1000morts

Sa vie en peintures rupestres, chasses, dévorations, cultes du maudit et de la voie souterraine, le sabbat d’où l’on repart avec une âme qui n’est pas la sienne.

145. L’Ame Dans Le Vase D’Albâtre

Posted in possession with tags on juillet 23, 2009 by 1000morts

Un cutter. Un appareillage complexe, des fils soudés à des plaques sensibles, des aiguilles coudées sur des rouleaux de papier. La musique des cataclysmes sourd des haut-parleurs. Le Rouquin est rentré seul chez lui, pas comme à son habitude. De la colle, des morceaux de magazine, de journaux, des bandes magnétiques, vidéo et audio, des rouleaux de cinéma, certains complets, les autres où la bande-image est disjointe de la bande-son. La mémoire de Glass est un kaléidoscope mortel.

La flaque de sang, au pied du mur, a nettement coagulé. C’est un Rorschach, il évolue dans les strates du plancher, il a déjà fait un mètre et quelques centimètres vers la table ronde, et rouge, le formica du piège-lion dans le sable, l’entonnoir chasseur des cauchemars. Glass n’a pas avancé d’un pouce, lui. Et désespère de garder son âme captive dans le petit vase d’albâtre sur la coiffeuse de marbre, au premier étage de la maison aux lumières blanches. Blanches sauf une.