Archive for the mutilation Category

320. Retour De Messaline Au Waldorf Astoria Du Diable (1/6)

Posted in maladie, metamorphose, mutilation with tags , on janvier 13, 2010 by 1000morts

1er étage, des pièces sourdes, le plafond à quelques centimètres du crâne, l’impassible assentiment du lustre à hauteur des yeux. Des pièces sourdes, et c’est tout l’instrument du déclin qui susurre derrière les rideaux d’organza. C’est l’étage des échanges, des communications, de la magie blanche. Des vases de recueillement, du lilas et du lithium en cachet.

Celles et ceux qui échouaient ici avait la gorge enflammée. La peau gonflait. Ils finissaient par ressembler à des squales. Avec des hauts de forme et l’assurance d’être torturés dans leur chair. Certains lisaient. Les autres violaient une jeune chienne.

L’étage des assoupissements, du dross, des assassins.

Au bout du couloir, la ligne de vie fait un T, une bifurcation qui ressemble à un dernier baiser. Trois portes. Une seule mène au couloir suivant. Les tapisseries cachent des pièges à loup. Y passer la main, c’est désirer la vie de couple pour encore applaudir. A l’ombre des portraits qui bougent, des carrelages électriques, les frottis vaginaux tournent mal. Se dédoubler pour être enfin seul.

Le 1er étage s’espace, gagne en profondeur, réarrange ses épis, moissonne les nubiles, préfigure l’anéantissement dans un simulacre de coït.

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242. L’Allure Des Trépanés

Posted in mutilation, operation chirurgicale with tags , , on octobre 28, 2009 by 1000morts

– Monsieur ?

– La comtesse, quelle chambre ?

– Quelle comtesse, monsieur ? Nous avons cent dix-sept comtesses, trente-six princesses de sang, trois cent dix-huit duchesses, six cent soixante-et-une marquises, et un nombre incalculables de sangs-mêlés.

– Bathory.

– Mon Dieu. Vous vouliez dire, la comtesse ? Voilà une information que je ne puis malheureusement vous communiquer, monsieur. Ceci dit, si la noblesse d’empire intéresse monsieur, on peut toujours…

– Seule la Comtesse Rouge m’intéresse.

– Du regard de monsieur, je déduis qu’aucune proposition autre que son désir premier ne lui agréera. C’est bien dommage, monsieur, car, comme je vous l’ai dit, tel renseignement ne peut être obtenu. Si monsieur veut bien m’excuser.

Le robot-chair détourne les yeux un instants, cela suffit à North pour trépaner la bête en ranger son aiguillon dans sa manche dans le même mouvement. Le steward demeure figé, le regard vitreux, une larme noire affleure à la narine gauche et commence déjà à coaguler, s’écaille et tombe en microscopique pluie d’anicroche.

– La comtesse. Quelle chambre ?

– Chambre 213, monsieur. Deuxième étage, premier couloir sur votre droite, attention à l’éclairage, il peut être capricieux dans ces ailes de haute sécurité. Bien le bonjour, monsieur.

221. Le Conte Du Crochet

Posted in mutilation with tags on octobre 7, 2009 by 1000morts

Messaline en sa rotonde, dessine l’amère horreur des songes.

213. Le Basalte Et L’Asphalte

Posted in commerce, mutilation, reproduction with tags on septembre 29, 2009 by 1000morts

Son Jumeau en elle, Liz bat les cartes. Retourne le Bateleur, trafiquant d’organes, fait la retape à l’entrée du temple de toile, sur son estrade à l’abri de l’eau qui noie même la boue, hurle son boniment, vend son spectacle sacerdotal, égosille les noms et les actes, la parfaite teneur d’un enchantement progressif, de bas étage, sous le poids changeant de l’averse qui écrase le sons. Perdu dans la brume au-dessus de la ville, le Bateleur, baudruche d’atrocité, clignote du rouge au blanc et projette son ombre sur les plus hauts gratte-ciels. Liz, sorcière sur le chemin des cités vides, marche dans les rues que surplombent le basalte et l’asphalte des trottoirs éventrés.

191. Ce Que North Cache Dans Sa Poche Auriculaire

Posted in mutilation with tags on septembre 7, 2009 by 1000morts

Un homme suspendu entre deux rêves, a perdu son nom dans les couloirs abrupts du Canyon Bleu. North le considère, froid, suçotant sa phalange. Les sphères, pense-t-il, les sphères l’ont amené ici. La maison éventrée au bord de l’océan, roues dentelées stoppées dans l’horloge sans aiguilles, marquent l’infini au cadran du Diable. North, le Promeneur, plonge l’autre main dans la poche de son paletot et ce qu’il en sort fait frémir, sous la poussée de son vol de phalènes, la peau du Passager.

179. La Porte Au Bout Du Doigt

Posted in mutilation with tags on août 26, 2009 by 1000morts

La respiration sur sa nuque, North sent une présence.

Il lève la main jusqu’à ses yeux, considère la coupure au milieu de la dernière phalange de l’index gauche, rougie près de l’ongle, une partie n’a pas bougé, l’autre s’est redressée comme un morceau de moquette près de s’enrouler en dehors.

Cette porte ouverte, se dit-il. Ce passage vers mon moi le plus intime, plus intérieur que Dieu lui-même ; cette porte ouverte, pense-t-il, peut me mener dans les couloirs du Canyon Bleu. 

072. Je Suis De La Glaise Dont On Fait Les Piliers

Posted in mutilation with tags on mai 11, 2009 by 1000morts

«Je ne m’intéresse qu’aux gens ; je ne m’intéresse qu’aux architectures.» La dichotomie selon Henry North. Manière de mêler en jouant du sécateur.