Archive pour wier

436. Vision De Wier En Monarque Trompeur Des Vampires

Posted in metamorphose with tags on juin 18, 2012 by 1000morts

Wier, ses membres s’espacent, ses tics de langage dévorent son cuir chevelu, il se diffracte dans la pénombre. La fréquence de son corps se divise à l’endroit de l’âme, une glande inconnue lui pousse dans l’arrière-cerveau, son crâne s’ouvre comme un toit de télescope, et l’âme cancéreuse de Wier scrute le noir et la nuit et la chance constellée de hasard.

Wier tend les bras vers les murs boyaux. Ses doigts disparaissent, se font chevrons et poutrelles. Ses jambes s’évanouissent, fondations et piliers centraux, murs porteurs, canaux d’évacuation. La monarchie trompeuse des vampires.

L’incantation des mentats. La mélopée-viande. Wier devient maison hantée sous la poussée du cauchemar.

Et en goûte chaque instant d’éternité.

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421. L’Ame Faite Os De Johannes Wier

Posted in calcification with tags , , on novembre 5, 2011 by 1000morts

« Finalement, Messaline ne fait que réussir où Rossetti a échoué. » Wier cache le judas de sa paume – même lui n’ose pas scruter celle-ci, un rai de cécitante clarté lui baigne les pieds. « Destituer toute forme d’abîme et le remplacer par son propre horizon brûlé de soleil. » A travers sa peau irisée du néon total, on voit les os de Wier, son triple squelette en mouvance. Ses yeux sont hermétiquement clos, et malgré cela, malgré sa main, malgré sa paupière, son esprit s’opacifie, sa dernière calcification de la pensée. Son âme faite os.

399. Vision De North/Wier/Lodger En Triple Echo De Chair Etiolée

Posted in etouffement, maladie with tags , , on décembre 22, 2010 by 1000morts

Il lui fallait cela : faire un avec la surface après s’être uni au souterrain. Son oeuvre au rouge : Wier et lui, Lodger et lui, trois facettes de l’extrême-nord, unis dans la canicule alimentaire des corps qui dégoulinent et s’étiolent dans la maladie et l’étouffement des cellules.

397. Au Commencement Etait La Cellule Souche

Posted in demembrement with tags on décembre 17, 2010 by 1000morts

La suivante est vide. Son lit de fer, son tabouret, sa fenêtre grillagée, son ampoule nue tombant du ciel, comme une épeire de lumière recroquevillée.

L’ampoule oscille, les murs vacillent, coagulés, Wier regarde mieux et c’est un réseau d’intestins qui les tapissent, toute une flore en excroissance sur les parois, un jardin d’entrailles, les tubéreuses parcourues de frissons, lianes en reptation, amas de nymphéas qui déglutissent, le suc empoisonné des liserons, sphincters de pistils, Wier referme le judas sur une odeur douceâtre, légèrement émétique, d’un jardin trop longtemps enclos, visible seulement de la fenêtre secrète.

392. Sa Semence Comme Matière Même Du Cauchemar

Posted in devoration with tags on novembre 26, 2010 by 1000morts

Seconde cellule, parodie d’homme et d’animal, corps retourné avançant sur ses articulations, la partie avancée du membre dressée ou étalée sur le sol, cherchant, palpant sa poussière dans un enclos de trois mètres sur deux. On entend ses battements de coeur de derrière la porte, des coups portés sur les parois, rythmés par sa douleur. Wier s’en repaît, ses filaments rassemblés invisibles pénétrant dans la cellule par le judas, formant un cocon autour de la contrefaçon, aspirant ses saccades, suçant ses soubresauts, sa recherche de délivrance, la dernière naissance qui la laissera, enfin, disparaître dans un flash de magnésium. Wier inspire, inspire, ne laisse jamais le souffle le quitter ; Wier gonfle comme une tique ; troque sa semence de vide contre la matière même des cauchemars.

380. En Wier, Totem Des Désaxés

Posted in disparition, torture with tags on mars 5, 2010 by 1000morts

Ses doigts laissaient des traînées alcalines sur les accoudoirs. Puis Wier se leva en vision, ses fins tentacules oculaires frémissant, collés aux portes des cellules, aux judas goudronnés, tournée des grands ducs, succession des cercles, chenil et son odeur, celle des blessures, des entailles, des anicroches dans les couloirs, disparitions, trappes criminelles, comme un collet qui se referme sur sa volonté.

Wier succède aux grognements de la reproduction. En lui l’image du théologien emmuré. Celui qui a légué ses initiales aux corridors du monastère.

La première porte suinte, ses gonds déformés par la poussée interne de sa digestion ; son judas exsude une pâte noire qui s’agglutine au sol ; coulée de sève comme d’une cire de messe inverse. Wier totem des désaxés, procède par éliminations.

379. Monnaie Comme Cheveux Qui Feulent

Posted in commerce, possession with tags , on mars 4, 2010 by 1000morts

« Il est derrière moi, lui et sa fange. » Elle, son ombre s’étalait en effets de style, croissances, oripeaux des erreurs, cabinets de sa curiosité, une écriture malhabile dans la formation des échecs. Sa danse, cette danse-là, une tératogenèse. Messaline, son ombre, cette ombre virevolte, clignote ses doux bruits de cheveux qui feulent, le creux de sa hanche, délimite les fragments.

Elle se vide sur un soupçon, dans le secret des sucs digestifs : « Wier est partout, qui me possède, m’instruit, me dilapide. »

« Il frappe ma monnaie. »