Archive pour wier

506. Wier Coupé Lèche Son Poison À Même La Peau : Cercle Six

Posted in famine, maladie, poison with tags on décembre 25, 2019 by 1000morts

Noyau immobile.

Recroquevillé au centre de la chambre, Wier cache son visage. Dehors la lune de coupes, clarté du visage, ici l’envahissement des armées du levant, toutes ces écailles brillantes, ces facettes aux yeux multiples, ces corps fixés par le visage, la cécité des incendies volontaires, et là le ciel noir et la lune de lames, qui recueille et boit les liquidités amères, et recrache en l’intérieur le dross des dominations millénaires.

Wier tombé comme un météore. Une inflammation des muqueuses. L’allumette grattée au goût de soufre. La brume qui sourd des arbres abattus, la lune de veines auréolée d’éclaboussements de vert et de magenta.

Il sécrète son propre poison qu’il lèche à même la peau, luisante de rayonnements.

Derrière les murs les visions inconnues.

Ici la chaleur des dernières extrémités où tout s’éclaire de révélations bleutées de blanc. Ici où guettent les bêtes privées de tout. Enfants des famines, animaux de la peste, l’affûtage des crochets, lune d’argent ramassée sur un coin d’ongle, retombées en pluies chlorées, ici sous le toit qui ne protège pas, Johannes Wier invoque sans bouger la protection de ses dieux d’os.

Immobilité nucléaire.

500. Souvenir Calcifié Des Anéantissements : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière

Posted in immolation, irradiation, meurtre, poison with tags , , , , , , , , on décembre 19, 2019 by 1000morts

L’air est flammes, ici où les géants ont copulé sur les monticules. Lames de volcans. L’aveuglante nudité. Des œufs étranges sous le nid d’étoiles. Alors il n’y avait que du sang rouge dans les tranchées. Des visages interdits tendus vers la lune. Les reflets du poison sur leurs peaux d’écailles. Quelque chose dans la rythmique de leurs cris, la pulsation de leurs griffes, le chant de grillon parmi leurs étincelles internes. Tout près d’ici, le grésillement d’une chair en feu dans une carcasse de voiture. Les abords des ruisseaux nucléaires.

Chute de mondes.

Ici où les racines plongent, où les astres portent un nom, numérotés d’usage, endogames en leurs cryptographies du diable. Coupés des artères, dans l’arrière-boutique du corps, ces silhouettes cyclopéennes s’ébrouent en contrebas de la maison.

D’ores les coquillages s’amoncellent. Pétrole incandescent. Lui qui explose au bain amer. La colline comme un poing serré. Un œil ouvert sur la boîte. Ces fruits aux autres couleurs. Ici où les nouvelles créatures se serrent les unes contre les autres, pour s’échauffer. Sous les pluies acides. Les lignes de basse, réunies en un nuage, rubans de voix, visages qui hantent derrière le verre dépoli. Les enfants s’éveillent au bruit qui claque. Jouent à cache-cache avec le temps.

Et déjà les ossements s’entassent, allongés sur les civilisations pétrifiées, œil ouvert œil fermé, nettoyés à l’alcool. Strates après strates. La fortune des envieux.

Affamés, les seigneurs de la faim négocient leur passage dans un autre monde. Ici où les fenêtres oculaires grésillent au tison de l’appétit. Leurs doubles rangées de crocs saignent au délire de la peau. Caressent les contours d’une ombre. Et entendent les cycles de l’écho.

Ces animaux creusent les fondations, rabattent les monceaux de laitance, encerclent la suie dans les collines creuses, appréhendent les retours maudits, touchent du doigt le chambranle des portes définitivement closes.

Néons de couleur aux bordures.

Mâles déguisés en femelles près de la chandelle allumée.

Ici où tout est flammes.

On pose les bases d’un mensonge de stèle.

Papillons d’yeux sur les paumes de leurs mains.

Vapeur poreuse découpée en bloc.

D’un côté, les pierres s’élèvent ; de l’autre, la paroi s’éventre. Bientôt gagnée par l’herbe et l’ordure, les salamandres de l’autel, les sentiers qui perdent la vue. Falaises déchiquetées longent la voie ferrée. Ici où l’on dresse des fours comme totems des aliénistes.

Ici où mourir signifie retrouver la chaleur.

Par-dessus la colline noire, mil neuf cent vingt-sept, les pierres s’ajustent, les chairs brûlent, plan de travail, factures non payées, et ces hommes qui poussent, tirent et élèvent, barbouillés d’une suée blanche, pour le prix d’un exilé, un qui se multiplie comme un miracle. Eux triturent les viscères. Leurs corps dans la pierre. Leurs corps dans la pierre.

D’une façon ou d’une autre il y a eu pacte.

Portrait d’un crime, recouvert de ciment ; pas de reflet, jamais, de la maison dans le petit étang qui la polit comme un miroir. Rien ici ne se vit.

Buissons de noisetiers. Fosse septique où les enfants se perdent.

Trois générations pour jouer à la roulette russe. Point de guet pour l’entre-deux. Zones d’apitoiement des vents contraires. Quelque chose dans le ciel qui se déchire. Tenir tout au bout des doigts, le serpent luminescent, les regards en plongée, les iris découpés, l’avenue cachée sous les serres chaudes. Le goût du soufre ouvre des portes. Là, tout près de la caverne à la vierge. Planquée comme une chienne le long des marches. Tout ici a toujours été ici.

Et très vite les chambres à part. La séparation des dynasties qui se lèvent. Vue sur les najas. Vue sur la clôture épidermique. D’un étage l’autre, brume napalm du silence.

Ici où l’on bâtit une chapelle, ils atermoient sur leur âme lorsqu’il s’agit de se planter un couteau dans le cœur. Ils ont fait ces caves, ces tunnels aux murs de terre sèche, ces bifurcations, ces étouffements. Ils ont fait ces carreaux bleu et blanc, ces portes-fenêtres et ces pièces du sommeil, ces montées d’escalier de la morsure, ces paliers d’où l’on se jette, ces chambres de scission, et ces dernières marches vers le sommet. Balcon de verre sur la nuit, paratonnerre pour garde-fou, les larmes conductrices d’étincelles.

L’odeur du créosote et du cyanure. L’or blanc des maisons de passe. Toutes pareilles. Buissons desséchés, les hurlements des créatures, deux-façades de la misère, des histoires plein les commissariats, murmures aux veines blanches, ils ont monté des grilles et bâti des dépendances, hululement de l’alcool, fosse commune, l’odeur des bêtes et de la merde, quelqu’un à la fenêtre, dans la strangulation de son monde, un rideau de mains, briser le plomb d’une glace sans tain, et cet animal sans reflet, ses yeux d’images glacés de mauvaise nourriture, un chemin qui monte vers les nouvelles dépendances, et par-delà les grilles l’autre route, entre le grumeau d’une peau rouge et l’alignement pervers des excroissances, le tuyau d’eau glacée, les discussions à rebours, ne pas voir la folie, ne pas sentir l’odeur du cadavre, lui préférer le masque des iris coupés et le rictus des acouphènes.

Ici où l’on bâtit des lignes à haute tension, où les serpents emportent de pleines phalanges, où les murs de mues découpent les poèmes noirs en échardes.

La schizophrénie comme pratique moderne de l’échangisme individuel. Une chambre pour une autre ; passage des fluides corporels d’un étage à l’autre ; transfert des musiques du chambranle ; salles-mausolées aux sarcophages anéantis. Toutes les facettes d’un même diamant faux.

Alignement de pierres dressées ; livres debout dans les bibliothèques de la nuit toujours, face aux cités découpées de persiennes, les statuettes en morceaux, rocking-chair des femmes absentes, et toujours ce parfum, la fleur des respirations nocturnes. Dormir sans paupières. Branlettes sous les tapis de toilette. Spectacles permanents par-dessus les lavabos. Les cuisines mutent en salles de bains. Chambres d’amis où perdure la maladie. Mémoire d’artériosclérose latérale. Mémoire de chapelet. Mémoire du refus et du bannissement.

Faire attention aux pas, aux grincements. Ici où les bêtes viennent boire. Les monticules se font prison. En leur creux coulent les fluides de la viande.

Premières marches vers la porte définitive, l’antichambre des renoncements, goût de métal sous la langue.

Sous la lumière oblique des chambres qui n’existent pas. Boire l’oubli. L’angle précis sous lequel apparaissent les filaments d’aigue-marines. Exaltés par l’accroissement des montagnes oculaires. Comment cerner une maison qui s’échappe de partout ?

Fenêtres de bois vernis. Leurs mécanismes escamotés. Basés sur la domination. Visions du château-fort. Visions des distances. Accumuler les expériences. La sueur et le sang. Petite boîte encastrée à gauche de la grille. Des fleurs à séquestrer. Dormir dans la paille plutôt que rentrer chez soi. Subir les questionnements. Raconter les vies.

Sentir les tuiles sous la main. Des propositions d’effondrements. Être un nuage accroché aux anfractuosités. Et sa robe tachetée de trous noirs, devenir ce qu’on n’a jamais voulu qu’on soit. Deux impasses sur trois. Une chance sur neuf de trouver le sourire.

Elle partout dans les murs, sa disparition dans le monte-charge sur quatre étages, toutes ces morts évitées de justesse, tomber dans l’oublie, faire lire les lignes de la paume, les lambeaux à déchirer, quelque chose du sang qui perle, impossible tu comprends ? impossible mais tu sais ce qui se joue ici, ce qui doit se dire, ces jeux de hasard où l’on fait gagner l’autre, la perte du souvenir comme effacement de la pensée, musique atroce, identification des généalogies, elle donne naissance à son père, ici c’est elle.

Conte de fées de la pauvreté. La maison se bâtit d’elle-même, elle enfante ses coupe-gorges, tout le prix qu’elle y met concourt aux descendances ensanglantées. Elle enfant voit les pierres s’élever d’elles-mêmes, magie des transparences, des maisons identiques, des nourritures pour les porcs. Elle soulève la fonte et succombe aux atours de la dame en noir.

Aux appendices mutilés.

Courir les bras contre soi, contre la montre, vers la gauche contourner l’arbre et retour, s’arrêter avant les territoires interdits, les kiosques de caresses, les attouchements, les prairies gonflées d’étrons, les animaux pleins, les frontières de tous les territoires. Ricocher vers la maison et, devant son visage inverse, voir le fer planté dans la chair. Et les larmes métallurgiques étouffer les cris et les reconnaissances.

Ici où le verre égrène ses visages, constater la couleur, l’absence de lumière, la rambarde qui plante ses échardes sous les ongles, le puits peu profond, fenêtre vers un ciel de nuit, oubliette vers l’infini, quelqu’un s’appuie sur le bois, l’homme aux images, qui se noie dans un fleuve serpent, ici où les tatouages remontent le fil du temps, où les ongles grattent la fine couche d’étain, où les limites sont atteintes, il faut se réchauffer en brûlant les amoncellements.

Au ciel où butent les descendances, il s’offre. Sa tête dans la main. Oiseaux en cage. L’odeur des chiens. Retrouver la vie du ventre.

Elle pleut en nuit sur la verrière. Longue chevelure lactée par deux chiens couchés. Ici dessine les carreaux séparés du plomb des crucifixions. Ici la dame aux poisons ouvre ses chas et déverse les cascades sur les planchers disjoints.

Au plafond du premier, corridor murmurant des daguerréotypes, on épelle le nom et tout doit s’ouvrir, mais c’est la chair qui s’ouvre, c’est la chair qui s’ouvre, la chair sèche des tunnels du remembrement.

Ses mains plaquées contre le verre, marionnettes des territoires, l’épidémie des reconfigurations du souvenir. Ici où les spectres absorbent les débris de plusieurs vies. On n’a pas le droit de dévier de la ligne droite ; vers la chambre ou l’escalier, plongeon dans les puits de verre, les collines verticales, jusqu’au four à chaux, ici où les corps s’espacent dans un nuage de fumée. Cœur magique de vapeur d’eau. Soupirs d’osselets.

Et dans la chambre où la maison se trouve, quelque chose se cache derrière la façade. La prestidigitation de Liz. S’identifier aux bois du lit, de la table, de la coiffeuse, de la garde-robe. Trahir la transmission. Ne retenir que la nuit cloutée, la chambre télévisée, la salle-à-manger des générations successives, tout trahir, tout absorber, elle une amibe à taille humaine, réorganise son champ d’opération en énumérant les bordels militaires de campagne.

À la croisée des chemins, Liz prend des bains de jeunes vierges et refuse les dénégations.

Soupçons déversés par les douves.

Disparition de l’inconvenance. Ne pas pouvoir pardonner.

Ici où le gibet se dresse, il a la semblance d’une maison.

Son ombre jusqu’à l’école primaire. Pseudonyme des revendications. Savoir qu’on porte le nom du verre brisé. Des fantômes coulés dans les hauts-fourneaux. Ici où la chaleur à chaux. Ici où les corps renforcent les parois. Souvenir calcifié des anéantissements.

Souvenir calcifié des anéantissements.

494. Effondrement De Wier Comme Résolution Cryptée Des Codes Nucléaires

Posted in electrocution, irradiation with tags on décembre 13, 2019 by 1000morts

Éclairs du Wendigo.

Sur les toits de paratonnerre, Wier réinvente les activités du siècle de l’atome.

Être couteau, être coupé, être cet être qui devient deux et fout le feu à l’univers.

Il sent palpiter le piquet de fer ouvragé ; toutes ces initiales, comme résolution cryptée des codes nucléaires.

Ces initiales qui énumèrent les dyspraxies du diable.

Ajoutées de labradorites invocantes.

Les sept familles du marais infectieux.

Le tarot de l’horreur.

Debout sur son monde en biais, Johannes Wier et ses généalogies de gravures, dessinées sur sa peau dans une encre de disparition. Les tentacules sous l’épiderme. Sous sa longue robe de tourmaline. Une main au piquet de fer, une autre tendue vers le soleil noir en son ciel négatif. Celui qui tend ses pattes innombrables vers les montagnes oculaires.

Et au creux de ses bras, les mines de calcaire et d’or cyanosé.

Les grandes ailes ossifiées des anciens démons du monde.

Wier comme une ombre portée par la maison des angles perdus, qui s’échappe dans un claquement de fouet et le bruit mouillé d’une vieille chair qui s’effondre sur elle-même.

Wendigos de l’éclair.

489. Wier Sourit Au Surgissement Du Néant

Posted in electrocution with tags on décembre 8, 2019 by 1000morts

Soupirs du Wendigo.

Ellipse sur la ville.

Une traînée d’étoiles fugaces sous les pieds.

Et son manteau rouge, son manteau rouge de la nuit, ici vers l’Extrême-Nord.

Celui qui ment sur son âge et la longueur des précipices.

Survit aux abîmes.

Aux cathédrales qui surplombent les cités triangulaires, Wier répond par la nuée des mouches de la faim.

Porté par l’essaim, il pénètre aux cascades.

Et dans les miroirs atmosphériques, ceux où se reflète le visage de Byble, où tout paraît mener à cette heure de la nuit, où les constellations reçoivent de nouveaux noms, des configurations, les généalogies d’araignées géantes et de titans aveugles, ceux qui portent le monde et celles qui le transpercent, il entrevoit des éclairs.

La cavité sans égale.

Litanie des tatoués.

Wendigos du soupir.

484. Les Rangées D’Océans Qui Portent Les Pas De Wier

Posted in metamorphose, noyade with tags on décembre 3, 2019 by 1000morts

Ici les quais rejoignent les avancées du corail vivant.

En contre-haut des carrières fongiques. Toutes ces artères ondulantes, des ombres au fond de l’eau, cachées dans les soubresauts du soleil, les projecteurs des canots de sauvetage, toutes ces formes gonflées échouées sur la plage, prises dans les flotteurs bordant la piste, et ces lumières violettes aveuglantes, signal d’envol, chute toujours, aux pieds de Wier les boulevards de corps, son enchevêtrement incantation, portent ses pas et s’avance le héraut des ordalies noires.

Les épreuves à son sourire.

Johannes Wier, d’une dynastie d’éther. Marche sur l’eau vers la Maison.

Celle où tout converge en cette veille de scission.

À l’horizon, des champignons atomiques dessinent un chemin d’élévation.

Transfiguration du Christ inconscient de Byble.

Minéraux deviennent l’Océan.

Étoile tombée devient l’Océan.

Poison de lave devient l’Océan.

Pas sur le sable vitrifié. Non, pas sur les galets interminables.

Non. Vies de scorpions sous la cendre, non.

Palais de conques deviennent l’Océan.

Labyrinthes de cathédrales englouties deviennent l’Océan.

Ici la moindre goulée d’air devient l’Océan.

Ici les pas de Wier dessinent l’Océan, quand les étoiles de barbelés jettent des crépuscules sur les visages, tous les visages, des reflets dans les bassins des grands prédateurs, ceux où rôdent les pas de Wier aux doubles rangées de dents-rasoirs.

453. Johannes Wier Et Sa Tauromachie Des Êtres Convexes

Posted in consanguinité with tags on novembre 2, 2019 by 1000morts

Ici la rage du béton coulé sur les avancées du corail. Piste comme visage de Byble, mithridatisée de celluloïd, l’avancée dans la mer, cinquième branche qui complète toutes les autres, finit la silhouette à cornes, le cliché, Wier mains jointes devant lui, coudes pliés, visage caché dans la pénombre de son jardin interne, écoute les lamentations du mur où s’appuient, toutes de fibres et de frissons, feu sur les têtes soufrées, les mains qui poussent leurs racines et leurs pores au profond des mélopées.

Johannes Wier qui aux mains-serres allume l’emplumement des départs, formes noires dans les étages, tous ces gardes noirs de la tour-prison, fixées sur la glaise de la pellicule, le plus gros cerveau de la bande, chewing-gum sur la prébende des bijoux de famille, yeux rapprochés pas de menton la joie des mariages contre nature, appel et volonté : Johannes Wier sa tauromachie des êtres convexes, mots enchâssés en d’autres mots, jusqu’à l’étourdissement et l’abandon des vérités obscures.

447. Wier En Danse De Rage Comme Apostat Des Accouplés

Posted in immolation with tags on octobre 27, 2019 by 1000morts

Et sous sa peau d’obscur, l’homme aux grimoires de tout basalte, une moitié de visage offerte aux bâtiments immenses, ressac contre sa joue, cris de proie dans les rouleaux, écrasée sous la pression, éclairs traversent les parois d’eau et changent, passent par l’irisé et la contre-couleur, « Mon Œuvre Au Rouge », la peau déchire sous l’ongle palmé, autoroutes noyées par la mer, et son regret des batailles perdues, et sa haine des étoiles du matin abandonnées dans les opéras désaffectés.

Wier, ici officiant seul, autoportrait du robot, l’apostat des accouplés à l’ombre de l’océan, sous les gouttelettes qui fondent, acides, perméables, histoires menées jusqu’à l’extrême dans les cellules, et le cœur qui pompe, les poumons qui se gonflent, les cavernes sous-marines qui se chargent d’embruns et d’air, le trou noir sous la Ville, l’abysse vers l’espace, interzone des dédoublés.

L’angle des pénitences. Avancée sur la digue, piste d’atterrissage pour les symboles du jour et de la nuit. L’histoire duelle : Wier s’ébroue dans les foyers, enfante mille masques de la mort et la peste fait rage quand les organes s’inversent et rejouent le déluge aux dés d’os.

Wier, dressé dans sa rage, vertical au bord de l’aurore, face au soleil qui se couche au zénith, l’heure qui brûle au mois des songes, danse dans la chaleur montant des profondeurs. Et hurle sa rage aux échelles du Ponant.