Archive for the devoration Category

431. Messaline Elssler Comme Marée Mauvaise De La Nuit

Posted in devoration, fantôme with tags on juin 8, 2012 by 1000morts

Messie renaît à la semblance des maisons hantées.

La Créature Sans Nom vampirise ses habitants et fait preuve d’au moins deux visages.
Peuplée de fantômes, générateur de l’enfermement, elle est l’enterrement prématuré, la peur du noir, les portes entrouvertes sur le vide, les bruits de pas dans la cave oubliée.
Elle grandit ; elle palpite comme un couteau ; elle se consume.
Elle est intersection, est est l’Interzone, elle s’étend comme une marée mauvaise.
Et qui sait si les êtres qui la peuplent ne sont pas eux-mêmes des Créatures Sans Nom.

Au fil des dédales de l’organe, Messaline Elssler ravive la flamme qui vacille et ressuscite les lambris qui dévorent.

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415. Lodger > Poussée Des Cafards > Archanges De La Peste

Posted in devoration with tags on octobre 11, 2011 by 1000morts

La nuée des cafards dans la chambre immaculée. Lodger attaché mais libre, son esprit envolé dans une prestidigitation, chair à parasite, assis contre le mur rembourré, oeuvre aux mouchards, repas des blattes, l’importance du son, des disharmonies, des strates de murmures dans la boîte crânienne, des rires aussi, surtout les rires, qui ricochent, confinent aux gémissements, la chaleur est trop forte, Lodger se fendille sous la poussée des cafards, des cauchemars kératinisés, les archanges de la perte.

414. Un Visage De Chrome Qui S’Epuise

Posted in devoration with tags on septembre 30, 2011 by 1000morts

Il parvient au cube central. Les portes sont sorties des gonds, un maigre écho énergise encore les couloirs, juste un peu d’électricité statique dans ses cheveux. « Plutôt agréable, en fait », dit-il d’abord tout bas, puis répète de plus en plus fort. Mais la voix de Rossetti ne parvient jamais tout à fait à éteindre l’écho.

Alors il descend, emprunte les cages d’escalier, les corridors penchés, les chambranles inversés. Plus rien ne fonctionne, tout est dévasté, Rossetti avance, recule, se déplace latéralement, en biais, les yeux fermés, attend la vie des mécanismes, une vie qui ne vient plus.

Arrivé dans l’armurerie, il pose la main sur le corps encore chaud et la relève aussitôt. Il saigne. Porte le doigt à sa bouche. Sent le poison noyer ses fibres, et sourit.

Il ne jette qu’un semi-regard à la chaise roulante renversée dans son coin, passe les sas, les douches, toujours plus bas, à la poursuite d’une vibration chromatique qui ne cesse de s’atténuer, de mourir, un long filament sur le point de rompre, mais que Rossetti ne lâche pas, enroule autour de son bras tandis qu’il marche, décroche délicatement des anfractuosités, soulève des pierres, traverse les zones de massacre, parvient à la porte.

Le bruit d’un océan ; le parfum de l’appétit…

Rossetti saisit la poignée.

409. Artefact Quatre : L’Amertume Des Elements

Posted in devoration, poison with tags on avril 8, 2011 by 1000morts

Nous goûtons aux coeurs du singe, les fleurs rouges au jus chlorhydrique, l’amertume des serrures secrètes.

Notre approche était par trop directe, mastication des éléments air terre feu mer, absence de toutes fadeurs.

Nous nous sommes vendus pour une gâche à piège : Artefact Quatre.

392. Sa Semence Comme Matière Même Du Cauchemar

Posted in devoration with tags on novembre 26, 2010 by 1000morts

Seconde cellule, parodie d’homme et d’animal, corps retourné avançant sur ses articulations, la partie avancée du membre dressée ou étalée sur le sol, cherchant, palpant sa poussière dans un enclos de trois mètres sur deux. On entend ses battements de coeur de derrière la porte, des coups portés sur les parois, rythmés par sa douleur. Wier s’en repaît, ses filaments rassemblés invisibles pénétrant dans la cellule par le judas, formant un cocon autour de la contrefaçon, aspirant ses saccades, suçant ses soubresauts, sa recherche de délivrance, la dernière naissance qui la laissera, enfin, disparaître dans un flash de magnésium. Wier inspire, inspire, ne laisse jamais le souffle le quitter ; Wier gonfle comme une tique ; troque sa semence de vide contre la matière même des cauchemars.

389. Vision de North/Glass En Double Cascade Inversée

Posted in commerce, devoration with tags , on novembre 8, 2010 by 1000morts

Penché sur lui, il l’abreuve ; appuyé sur un vieux carton, il festoie. Troc des sécrétions et des dévorations dans les ruelles de la chair.

383. Règle N° 2 : La Foi Ne Protège Pas Contre Les Poisons

Posted in devoration, poison with tags on octobre 1, 2010 by 1000morts

Elle mime les serpents avec ses bras, une onde de longueurs, ses cheveux s’allongent en se doublant d’ombre, son corps est d’algues, de reflets incontrôlables, des pensées passent et la traversent sans la blesser, elle parle à sa silhouette, dialogue, hâte l’infusion, s’imprègne de la chaire, rehausse ses imprécations, conquiert, veinules dans l’assistance, des gemmes aux fronts, anneaux magiques, l’or dévorant, oeil allumé, chevelure en flamme, chacun s’immole en agneaux d’holocauste, Phylis descend dans la fosse et se laisser déchirer par flèches et portées, en elle les deux sexes, qui se déploient comme des ailes, et la rougeur de ses joues illumine un instant l’assistance, avant de la déglutir aux crochets venimeux.