Archive for the metamorphose Category

433. Danse Des Femmes Annelées En Couloirs De Peau Tendue

Posted in metamorphose with tags on juin 12, 2012 by 1000morts

Chrome franchit les pas et s’endort au point de l’aurore, à la lueur des chambranles organiques et à la semblance des maisons hantées.

Lui, sa forme intenable. Chrome en uniforme d’hésitation, dépouillé de ses oripeaux, abandonné des castes, expiré le Denier Souffle du Dernier Arbre, passe le seuil et s’absorbe dans sa contemplation.

La vision de la maison.

La vision de Chrome.

La montagne et le ciel se toisent au point précis du présent nocturne. Chrome, million de pignons brandis comme doigts grattant la croûte terrestre, fait jaillir le sang des plaies et sucer les blessures et cicatriser les meurtres locaux des épidermes. La danse des femmes nues.

La danse des femmes nues dans les couloirs de peau tendue. Les corridors de l’oblique. Leur goût amer. Le caillot dans la jambe fait exploser le cerveau. Et c’est oeil géant d’OgreChrome qui vous cloue depuis la fenêtre de la chambre-qui-n’existe-pas.

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413. Artefact Final : La Trahison Des Enchaînés

Posted in metamorphose with tags on juin 28, 2011 by 1000morts

Ils devinent ma volonté, ma présence ; prédisent tes échappées, ses entourloupes de faux voyant.

Leur diseuse de bonne aventure nous a hypnotisés. Leur liseuse des lignes de vos mains était une fraude.

Ils se sont enchaînés à l’ouverture, transformés en serrure pour, enfin, trahir le secret et le piège : Artefact Six.

395. Surveillance Aérienne De Tous Les Hurlements

Posted in metamorphose with tags , on décembre 13, 2010 by 1000morts

Les vibrations de briques prolongeant ses veines sans transition ; câbles d’acier enroulé autour de sa gorge et plongeant dans la carotide ; voies ferrées, souterrains, tunnels de la vie qui s’écoule ; la Nouvelle Byble vue du ciel : visage d’un North hurlant.

334. A L’Est, Monarchie Des Dissimulateurs

Posted in maladie, metamorphose with tags on janvier 27, 2010 by 1000morts

L’un est capture, l’autre est ailes. Le virus Wier se répand à nouveau dans les rues de Byble, pollinise ses bacilles, excrète bactéries et nodules, balance des rads par millions dans les replis, expectore sa suie sur les architectures, les maisons individuelles en bandeaux serrés, les immeubles de bureaux qui se succèdent, se font face, se défient, les tours et les formes, les quartiers de l’ouest réservés aux riches, la misère s’accumulant vers l’est, une progression du crime quand l’oeil se tourne vers la droite, Wier vit mieux, respire mieux au Levant. Sa peau s’affermit, ses pores s’entrouvrent comme portes du secret, ses cheveux repoussent après des siècles de confinement dans la terre, ses dents s’enchâssent, ses ongles transforment ses mains en serres, Wier souverain règne sur une monarchie de dissimulateurs.

320. Retour De Messaline Au Waldorf Astoria Du Diable (1/6)

Posted in maladie, metamorphose, mutilation with tags , on janvier 13, 2010 by 1000morts

1er étage, des pièces sourdes, le plafond à quelques centimètres du crâne, l’impassible assentiment du lustre à hauteur des yeux. Des pièces sourdes, et c’est tout l’instrument du déclin qui susurre derrière les rideaux d’organza. C’est l’étage des échanges, des communications, de la magie blanche. Des vases de recueillement, du lilas et du lithium en cachet.

Celles et ceux qui échouaient ici avait la gorge enflammée. La peau gonflait. Ils finissaient par ressembler à des squales. Avec des hauts de forme et l’assurance d’être torturés dans leur chair. Certains lisaient. Les autres violaient une jeune chienne.

L’étage des assoupissements, du dross, des assassins.

Au bout du couloir, la ligne de vie fait un T, une bifurcation qui ressemble à un dernier baiser. Trois portes. Une seule mène au couloir suivant. Les tapisseries cachent des pièges à loup. Y passer la main, c’est désirer la vie de couple pour encore applaudir. A l’ombre des portraits qui bougent, des carrelages électriques, les frottis vaginaux tournent mal. Se dédoubler pour être enfin seul.

Le 1er étage s’espace, gagne en profondeur, réarrange ses épis, moissonne les nubiles, préfigure l’anéantissement dans un simulacre de coït.

315. Questionnement Des Nappes Phréatiques

Posted in chasse, metamorphose, mort naturelle with tags on janvier 8, 2010 by 1000morts

Henry North a compris, ses excroissances interrogent les fondations, le béton armé comme le marbre, la terre, les lignes de cuivre et les salles blanches, les dispositifs de sécurité, les plans entreposés en sous-sol derrière de grandes baies vitrées, les parkings gardés ou pas, les nappes phréatiques de l’activité humaine. North a posé des questions qui ont trouvé leurs propres réponses, et ainsi de suite jusqu’à identifier, au bout d’un processus long comme les douze heures de la nuit, la localisation exacte de sa proie descendante.

182. L’Ombilic Des Ombres

Posted in metamorphose with tags on août 29, 2009 by 1000morts

Bruit de l’eau qui claque, l’écho des échos, stalactites rencontrent stalagmites, colonnes, jambes, troncs, favorisent les cavités oculaires. Bruit de l’eau qui explose, ses sphères fraîches, celles que catapulte à angle droit un plafond lointain. Eveil dans l’eau qui dégouline, transpire, émerge, gicle, barbouille. Eveil dans la boue de corail, il fait noir, Chrome produit son propre caisson sensoriel, son exosquelette d’aphasie, kératinise ses chakras et son aura. Métamorphe, l’agent s’enroule dans son cocon comme un foetus le long d’une colonne vertébrale.