Archive pour syphilis

501. Chute Des Roches Du Sacrifice : Cercle Un

Posted in sacrifice with tags on décembre 20, 2019 by 1000morts

Phyllis regarde la pièce à travers ses doigts. La chair presque orange éclairée par le brasier. Cinéma porno permanent des grandes cités lacustres du soleil.

D’ici elle ne peut voir la mare, velue d’herbe, fendue des âmes dorsales.

Elle a chaud où l’anneau l’enserre. Ce fer. La matière qui blesse. Le ciel au fourneau. Mais à travers ses doigts, c’est l’autre monde qui se révèle. Le matériau sonore des interstices. Elle sourit à la forme qui danse. La forme fine et maigre, la forme effacée qui s’étire, et se déplace quand elle bouge les mains, multipliée du songe, habillée de rouge, l’amour sanguinolent des transparences, ici dans la chambre, elle pourrait danser dans sa robe de nuit.

Encore engloutie de rêve.

Tout est calme.

Silence sur la fréquence vampire.

La lumière entre de deux côtés à la fois.

Cette odeur d’été, de ce côté de la maison, la fait trembler comme un oiseau aux aguets.

La montée aux tombes.

Cette odeur de grenier, dans le clapotis des vagues consanguines.

D’ici elle ne peut voir la verrière, ses diamants à six branches consumées de commerce, ses visages plats aux yeux rapprochés, leurs voix suraiguës, l’enchevêtrement des doigts du plomb, en pluie d’averse, contre le vent, essoufflée dans son souvenir, Phyllis frissonne, sa robe aux pans liquides pleut en averse sur le linoléum.

Par ici les maisons regardent les maisons. Vue sur les vallées peuplées de démons.

Chute des roches du sacrifice où la vie s’empoisonne.

Dans sa robe de nuit où les échos nourrissent les cercles concentriques.

500. Souvenir Calcifié Des Anéantissements : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière

Posted in immolation, irradiation, meurtre, poison with tags , , , , , , , , on décembre 19, 2019 by 1000morts

L’air est flammes, ici où les géants ont copulé sur les monticules. Lames de volcans. L’aveuglante nudité. Des œufs étranges sous le nid d’étoiles. Alors il n’y avait que du sang rouge dans les tranchées. Des visages interdits tendus vers la lune. Les reflets du poison sur leurs peaux d’écailles. Quelque chose dans la rythmique de leurs cris, la pulsation de leurs griffes, le chant de grillon parmi leurs étincelles internes. Tout près d’ici, le grésillement d’une chair en feu dans une carcasse de voiture. Les abords des ruisseaux nucléaires.

Chute de mondes.

Ici où les racines plongent, où les astres portent un nom, numérotés d’usage, endogames en leurs cryptographies du diable. Coupés des artères, dans l’arrière-boutique du corps, ces silhouettes cyclopéennes s’ébrouent en contrebas de la maison.

D’ores les coquillages s’amoncellent. Pétrole incandescent. Lui qui explose au bain amer. La colline comme un poing serré. Un œil ouvert sur la boîte. Ces fruits aux autres couleurs. Ici où les nouvelles créatures se serrent les unes contre les autres, pour s’échauffer. Sous les pluies acides. Les lignes de basse, réunies en un nuage, rubans de voix, visages qui hantent derrière le verre dépoli. Les enfants s’éveillent au bruit qui claque. Jouent à cache-cache avec le temps.

Et déjà les ossements s’entassent, allongés sur les civilisations pétrifiées, œil ouvert œil fermé, nettoyés à l’alcool. Strates après strates. La fortune des envieux.

Affamés, les seigneurs de la faim négocient leur passage dans un autre monde. Ici où les fenêtres oculaires grésillent au tison de l’appétit. Leurs doubles rangées de crocs saignent au délire de la peau. Caressent les contours d’une ombre. Et entendent les cycles de l’écho.

Ces animaux creusent les fondations, rabattent les monceaux de laitance, encerclent la suie dans les collines creuses, appréhendent les retours maudits, touchent du doigt le chambranle des portes définitivement closes.

Néons de couleur aux bordures.

Mâles déguisés en femelles près de la chandelle allumée.

Ici où tout est flammes.

On pose les bases d’un mensonge de stèle.

Papillons d’yeux sur les paumes de leurs mains.

Vapeur poreuse découpée en bloc.

D’un côté, les pierres s’élèvent ; de l’autre, la paroi s’éventre. Bientôt gagnée par l’herbe et l’ordure, les salamandres de l’autel, les sentiers qui perdent la vue. Falaises déchiquetées longent la voie ferrée. Ici où l’on dresse des fours comme totems des aliénistes.

Ici où mourir signifie retrouver la chaleur.

Par-dessus la colline noire, mil neuf cent vingt-sept, les pierres s’ajustent, les chairs brûlent, plan de travail, factures non payées, et ces hommes qui poussent, tirent et élèvent, barbouillés d’une suée blanche, pour le prix d’un exilé, un qui se multiplie comme un miracle. Eux triturent les viscères. Leurs corps dans la pierre. Leurs corps dans la pierre.

D’une façon ou d’une autre il y a eu pacte.

Portrait d’un crime, recouvert de ciment ; pas de reflet, jamais, de la maison dans le petit étang qui la polit comme un miroir. Rien ici ne se vit.

Buissons de noisetiers. Fosse septique où les enfants se perdent.

Trois générations pour jouer à la roulette russe. Point de guet pour l’entre-deux. Zones d’apitoiement des vents contraires. Quelque chose dans le ciel qui se déchire. Tenir tout au bout des doigts, le serpent luminescent, les regards en plongée, les iris découpés, l’avenue cachée sous les serres chaudes. Le goût du soufre ouvre des portes. Là, tout près de la caverne à la vierge. Planquée comme une chienne le long des marches. Tout ici a toujours été ici.

Et très vite les chambres à part. La séparation des dynasties qui se lèvent. Vue sur les najas. Vue sur la clôture épidermique. D’un étage l’autre, brume napalm du silence.

Ici où l’on bâtit une chapelle, ils atermoient sur leur âme lorsqu’il s’agit de se planter un couteau dans le cœur. Ils ont fait ces caves, ces tunnels aux murs de terre sèche, ces bifurcations, ces étouffements. Ils ont fait ces carreaux bleu et blanc, ces portes-fenêtres et ces pièces du sommeil, ces montées d’escalier de la morsure, ces paliers d’où l’on se jette, ces chambres de scission, et ces dernières marches vers le sommet. Balcon de verre sur la nuit, paratonnerre pour garde-fou, les larmes conductrices d’étincelles.

L’odeur du créosote et du cyanure. L’or blanc des maisons de passe. Toutes pareilles. Buissons desséchés, les hurlements des créatures, deux-façades de la misère, des histoires plein les commissariats, murmures aux veines blanches, ils ont monté des grilles et bâti des dépendances, hululement de l’alcool, fosse commune, l’odeur des bêtes et de la merde, quelqu’un à la fenêtre, dans la strangulation de son monde, un rideau de mains, briser le plomb d’une glace sans tain, et cet animal sans reflet, ses yeux d’images glacés de mauvaise nourriture, un chemin qui monte vers les nouvelles dépendances, et par-delà les grilles l’autre route, entre le grumeau d’une peau rouge et l’alignement pervers des excroissances, le tuyau d’eau glacée, les discussions à rebours, ne pas voir la folie, ne pas sentir l’odeur du cadavre, lui préférer le masque des iris coupés et le rictus des acouphènes.

Ici où l’on bâtit des lignes à haute tension, où les serpents emportent de pleines phalanges, où les murs de mues découpent les poèmes noirs en échardes.

La schizophrénie comme pratique moderne de l’échangisme individuel. Une chambre pour une autre ; passage des fluides corporels d’un étage à l’autre ; transfert des musiques du chambranle ; salles-mausolées aux sarcophages anéantis. Toutes les facettes d’un même diamant faux.

Alignement de pierres dressées ; livres debout dans les bibliothèques de la nuit toujours, face aux cités découpées de persiennes, les statuettes en morceaux, rocking-chair des femmes absentes, et toujours ce parfum, la fleur des respirations nocturnes. Dormir sans paupières. Branlettes sous les tapis de toilette. Spectacles permanents par-dessus les lavabos. Les cuisines mutent en salles de bains. Chambres d’amis où perdure la maladie. Mémoire d’artériosclérose latérale. Mémoire de chapelet. Mémoire du refus et du bannissement.

Faire attention aux pas, aux grincements. Ici où les bêtes viennent boire. Les monticules se font prison. En leur creux coulent les fluides de la viande.

Premières marches vers la porte définitive, l’antichambre des renoncements, goût de métal sous la langue.

Sous la lumière oblique des chambres qui n’existent pas. Boire l’oubli. L’angle précis sous lequel apparaissent les filaments d’aigue-marines. Exaltés par l’accroissement des montagnes oculaires. Comment cerner une maison qui s’échappe de partout ?

Fenêtres de bois vernis. Leurs mécanismes escamotés. Basés sur la domination. Visions du château-fort. Visions des distances. Accumuler les expériences. La sueur et le sang. Petite boîte encastrée à gauche de la grille. Des fleurs à séquestrer. Dormir dans la paille plutôt que rentrer chez soi. Subir les questionnements. Raconter les vies.

Sentir les tuiles sous la main. Des propositions d’effondrements. Être un nuage accroché aux anfractuosités. Et sa robe tachetée de trous noirs, devenir ce qu’on n’a jamais voulu qu’on soit. Deux impasses sur trois. Une chance sur neuf de trouver le sourire.

Elle partout dans les murs, sa disparition dans le monte-charge sur quatre étages, toutes ces morts évitées de justesse, tomber dans l’oublie, faire lire les lignes de la paume, les lambeaux à déchirer, quelque chose du sang qui perle, impossible tu comprends ? impossible mais tu sais ce qui se joue ici, ce qui doit se dire, ces jeux de hasard où l’on fait gagner l’autre, la perte du souvenir comme effacement de la pensée, musique atroce, identification des généalogies, elle donne naissance à son père, ici c’est elle.

Conte de fées de la pauvreté. La maison se bâtit d’elle-même, elle enfante ses coupe-gorges, tout le prix qu’elle y met concourt aux descendances ensanglantées. Elle enfant voit les pierres s’élever d’elles-mêmes, magie des transparences, des maisons identiques, des nourritures pour les porcs. Elle soulève la fonte et succombe aux atours de la dame en noir.

Aux appendices mutilés.

Courir les bras contre soi, contre la montre, vers la gauche contourner l’arbre et retour, s’arrêter avant les territoires interdits, les kiosques de caresses, les attouchements, les prairies gonflées d’étrons, les animaux pleins, les frontières de tous les territoires. Ricocher vers la maison et, devant son visage inverse, voir le fer planté dans la chair. Et les larmes métallurgiques étouffer les cris et les reconnaissances.

Ici où le verre égrène ses visages, constater la couleur, l’absence de lumière, la rambarde qui plante ses échardes sous les ongles, le puits peu profond, fenêtre vers un ciel de nuit, oubliette vers l’infini, quelqu’un s’appuie sur le bois, l’homme aux images, qui se noie dans un fleuve serpent, ici où les tatouages remontent le fil du temps, où les ongles grattent la fine couche d’étain, où les limites sont atteintes, il faut se réchauffer en brûlant les amoncellements.

Au ciel où butent les descendances, il s’offre. Sa tête dans la main. Oiseaux en cage. L’odeur des chiens. Retrouver la vie du ventre.

Elle pleut en nuit sur la verrière. Longue chevelure lactée par deux chiens couchés. Ici dessine les carreaux séparés du plomb des crucifixions. Ici la dame aux poisons ouvre ses chas et déverse les cascades sur les planchers disjoints.

Au plafond du premier, corridor murmurant des daguerréotypes, on épelle le nom et tout doit s’ouvrir, mais c’est la chair qui s’ouvre, c’est la chair qui s’ouvre, la chair sèche des tunnels du remembrement.

Ses mains plaquées contre le verre, marionnettes des territoires, l’épidémie des reconfigurations du souvenir. Ici où les spectres absorbent les débris de plusieurs vies. On n’a pas le droit de dévier de la ligne droite ; vers la chambre ou l’escalier, plongeon dans les puits de verre, les collines verticales, jusqu’au four à chaux, ici où les corps s’espacent dans un nuage de fumée. Cœur magique de vapeur d’eau. Soupirs d’osselets.

Et dans la chambre où la maison se trouve, quelque chose se cache derrière la façade. La prestidigitation de Liz. S’identifier aux bois du lit, de la table, de la coiffeuse, de la garde-robe. Trahir la transmission. Ne retenir que la nuit cloutée, la chambre télévisée, la salle-à-manger des générations successives, tout trahir, tout absorber, elle une amibe à taille humaine, réorganise son champ d’opération en énumérant les bordels militaires de campagne.

À la croisée des chemins, Liz prend des bains de jeunes vierges et refuse les dénégations.

Soupçons déversés par les douves.

Disparition de l’inconvenance. Ne pas pouvoir pardonner.

Ici où le gibet se dresse, il a la semblance d’une maison.

Son ombre jusqu’à l’école primaire. Pseudonyme des revendications. Savoir qu’on porte le nom du verre brisé. Des fantômes coulés dans les hauts-fourneaux. Ici où la chaleur à chaux. Ici où les corps renforcent les parois. Souvenir calcifié des anéantissements.

Souvenir calcifié des anéantissements.

499. Les Pommes D’Ornement Du Diable Et Le Venin Des Liserons : Syphilis Au Souterrain VI

Posted in mutilation, poison with tags on décembre 18, 2019 by 1000morts

Dans l’enchevêtrement des tunnels, elle pose ses regards sur les anfractuosités.

Les serpents qui dévorent.

Redescendre dans l’espace magique des cartes à jouer.

Les échelles qui propulsent.

Phyllis ici où coulent les ruisseaux souterrains, plus proche du sommet pourtant, du sommet de quelque chose, doublé de plomb et de pierres dressées, d’autels du sommeil.

Elle, en son bain de tristesse, emportée par les coulis, remonte les escaliers triples pour inspirer les verreries, les peaux de serpent illuminent son visage, tout n’est qu’un jeu dit-elle, et sous sa main les sphères, le bois pourri des rambardes, les bras et les jambes éclatés, la panoplie humaine enchevêtrée de ronces, et sur ses propres branches les pommes d’ornement du Diable et le venin des liserons.

Ici fleurissent les hécatombes.

485. Réunion Au Sommet Dans La Maison Des Antichambres : Syphilis Au Souterrain V

Posted in pourrissement with tags on décembre 4, 2019 by 1000morts

Ici l’on sent l’odeur des compositions.

Quelque part où mûrissent les pommes et l’alcool.

Elle hante les couloirs non tracés. Les roches où plongent les veines.

Le mica du pauvre. La brillance des plèvres.

Son nom l’atroce vérité, la parade des monstres, écho des déferlements.

Elle est ici, ses mains révulsées, elle bloque l’interrupteur et caresse les cheveux, les vies minuscules sous le plancher, au cœur du terreau, ses concavités aphones, son royaume d’échos.

Ici tout est vide, on voit la couleur du vide. La Perspective Phyllis, ces pièces sans air où l’on ne pose pas de question.

Ici d’où l’on vient. La maison tirée des antichambres.

Ici d’où l’on vient. Le soleil noir de la haine.

Ici par où les portes s’entrouvrent sur le vide.

481. Pour Celle Qui Se Nourrit De Tessons Nocturnes : Syphilis Au Souterrain V

Posted in enterrement with tags on novembre 30, 2019 by 1000morts

Dans les interstices du miroir, retour Rorschach vers l’assuétude des chiens fendus, leurs silhouettes-réponses, un écart entre la voix et l’œil, celui qui tombe et celle qui hante, barré de rouge et voile de soie translucide. Quelque chose de différent entre le cintre et la profondeur. Qui est qui sous le masque. Qui est le masque.

Les généalogies du meurtre.

Phyllis descendue aux tombeaux, ouverts dans les champs sous la lune, moirés de toisons luisantes, huilées aux fluides des chardons, la fleur qui égorge et le vent qui suinte, ici, sous ses coudes repliés, ses mains posées sur le haut des cuisses, la gisante aux canopes, ces familiers qui l’entourent, chacun raconte son histoire, et c’est une libation des mensonges qui s’enchaînent, dans la maison du mal, la perpétuelle musique de nuit.

Elle la voici, danseuse dans ses voiles, tourbillonnante couchée sur son lit de pierre, le monde qui tourne, pris dans sa glaise, son cyclone de boue, une allée entre deux rangées de chaise, et chacun y va de son refrain mortuaire.

Depuis les profondeurs, elle rend à ceux qui l’observent leur regard.

477. Chaque Parcelle D’Elle Comme Nébuleuse De L’Étouffement : Syphilis Au Souterrain IV

Posted in devoration, passage with tags on novembre 26, 2019 by 1000morts

Ici cache ton visage. Penché sur le lutrin. L’aigle désossé.

Homme livre ouvert, déplié sur la couverture, l’avenir dans une flaque huileuse, des cartes tatouées de viande, l’odeur des mouches, chambre avec vue, l’éclat des ossuaires, fenêtre sur passerelle, escalier de fer, elle descend aux voitures, tout descend, l’épanchement d’étoiles sous le rebord de sa robe, ses yeux inclinés dans l’axe d’un autre monde.

Visages multiples des morsures d’araignée.

Phyllis nimbée d’aurore pose le pied sur le premier pavé de crépuscule. Ici Tikal déroule lentement son parchemin de verre. Ici tu caches ton visage aux collines où tout s’arrête.

Le souffle et la fournaise.

L’architecture des embrasements.

Plans découpés dans des enchevêtrements de corps.

Et sa pulsation sous le tissu, gonflée pleine insérée dans la quête. Femme-sorcière pratiquant l’inceste et l’échangisme de soi.

Chaque parcelle d’elle comme nébuleuse de l’étouffement.

Sur le sentiers des sentiers, au naos peuplé de loups, creusée dans la terre où tu caches ton visage, elle prend pied et éjacule ses reflets dans les fentes du miroir sans tain.

471. Les Six Noms-Virus Du Grand Satan Hardcore : Syphilis Au Souterrain III

Posted in irradiation, possession with tags on novembre 20, 2019 by 1000morts

Ici ton visage au sol. La bouche pleine de terre. Expression directe des croyances articulaires. Cicatrice contre ta bouche, dialogue avec ta bouche. Écho dans les cavernes vides. Bruit sur l’eau. Ricochets de lumière.

La matière et l’esprit.

La matière et l’esprit.

Confusion des insectes.

Ta croyance à la commissure.

Section dans la chair.

À la jointure d’une lèvre et d’une lèvre.

Là où les baisers s’écartent sur autre chose.

Ligne plus longue que la précédente. Pour dire l’avenir.

Fourche, cartes du tarot, les créatures sans nom qui s’endorment dans les moulins enflammés.

Dévorés par la peur et les flashes bruyants.

La foule qui veut les piqûres.

Offre ses avant-bras à la marque du diable. Souille son sang.

Bois des insectes, puits de carbone. Bois des insectes.

Renifler du sang séché.

Téléphoner pour dire qu’on va bien.

Le langage simple des petites gens. Entre la déchirure et le dard du scorpion. Renifler de la morve séchée. Qui survit à une attaque nucléaire.

Ici ton visage, enfoncé dans la terre sale.

Piquée de pointes. Grêlée par la tempête. Par la fièvre. Aspirée par les concavités inverses de tes maladies. Qui survit à une explosion atomique.

Les démons invoqués par tes sourcils qui se rejoignent. Les six cents gestes pour faire surgir le Grand Satan Hardcore dans un salon. La femme connaît ton nom, Phyllis. Ton nom-virus sur les écrans blancs et les tours qui ouvrent le feu.

Les soixante gestes pour libérer le Double Satan quand les yeux refluent dans le feu.

Alignement des couleurs. L’impossible accueil du Core Motel, où trois hommes en un seul pour signer le registre, et une femme aux tentations tentaculaires pour déplier les pages d’un corps démultiplié. Six gestes pour rejoindre le présent quand les heures égrènent le nom de notre seigneur, non pas l’un des trois mais Syphilis à la fois.