Archive pour syphilis

432. Flash En Message Aérien Des Pôles Contraires

Posted in disparition with tags on juin 9, 2012 by 1000morts

Dans l’interstice, la jonction du lustre et de la fresque. Les dimensions se multiplient ; le ciel d’orage peint se transforme en bas-relief, les nuages s’animent, positif-négatif, la distance crée l’union et Syphilis disparaît dans un flash de manganèse.

Aspirée par le grenier au-dessus de la nuit.

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430. Le Démon Du Commerce : Syphilis Ourlée Dans Sa Doublure Interne

Posted in disparition with tags on décembre 19, 2011 by 1000morts

Voyez Syphilis, son ombre de jais peignée suspendue au grand lustre, tintinnabulant les perles de verre et les globes incandescents, ses deux mains arrachées aux éclats du grand miroir convexe du corps, et sa concavité peuplée de hantises. Les spectres faits matières, dans l’ordre de la charité.

Voyez Phylis, exposée à la lueur des famines, explosée incessante dans le rythme des danses macabres. Ourlée dans la doublure de son nom.

Silhouette comme balise jetée au lieu du temps. Flottante noyée dans les bras de verre. Le troc des indigènes contre martèlement de leur sang. Voyez, voyez Syphilis échangée pour elle-même, dans un commerce interne qui ne prend jamais fin.

429. Au Grand Entendement Des Paradis Embrasés

Posted in immolation with tags on novembre 17, 2011 by 1000morts

Sous les plafonds, la pluie s’infiltre comme une colère. Syphilis est seule avec le vent. La nuée d’épines et d’insectes tranchants. Les ombres sont sous elle, imprimées dans un tissu de fiction, ce qui reste à dire se déploie en bas-reliefs de charpie en surplomb, les mains tendues du plâtre gonflé d’eau et cette odeur d’essence quand le soleil embrase le dernier étage et souffle l’ombre qu’est Phylis dans une grande incandescence De La Destruction Pure.

427. Trois Cents Martyrs Aux Stigmates Sur Leurs Prie-Dieu Organiques

Posted in meurtre, operation chirurgicale with tags on novembre 13, 2011 by 1000morts

La pourpre violette du sang qui l’imprègne, mêle ses fibres liquéfiées à celles du tissu, l’harmonie des tons fait figure d’apocalypse du deuxième balcon. Tous les hommes d’Eglise s’effondrent et entraînent, en leur enfer refusé, les gitons masqués sous leurs bures. Phylis traverse les rangées d’hommes affalés sur leurs prie-Dieu organiques, et joignant ses gestes à leurs paroles, tranche la vermine du mensonge inconscient, pour virevolter, bondissante giclée de vent refroidi au scalpel, défenestrer en masse au Paradis.

426. Contemplation De L’Ombre Déchiquetante III

Posted in maladie with tags , on novembre 11, 2011 by 1000morts

Nile patauge dans les premiers rangs, obnubilés par l’ombre écarlate. Un fantôme gustatif, quelque chose comme un souvenir s’impose à lui, une brièveté d’une puissance inouïe, la diffusion, l’épuisement, la dilution, tout cela mène à aujourd’hui, à sa faiblesse, à son miroir noir de la jalousie, à sa fascination extrême, à son regard cloué, à l’ouïe des tréfonds, des instants, ses mains levées en signe de soumission, ventre offert, voix qui double, qui souffle, une tumeur en mouvement, la peste et la lèpre qui s’accouplent, et engendrent.

425. Un Jeu De Dominos Charnels Dans L’Abîme

Posted in effondrement with tags on novembre 10, 2011 by 1000morts

Livraison des aristocrates, engoncés dans leurs gaines, leurs pourpoints, leurs rituels. Les peaux tatouées en secret, tout est tenté pour retendre, hydrater, tromper, contourner, installer une neige, une glaciation des chairs. Ils se brisent en mille fragments de glace, se dit-elle, perçant les coques et répandant le pus des mariages consanguins. Tout ceci est trop facile. Bien trop facile, se dit-elle comme elle répand les petits cubes d’humeur sur le premier balcon. Les aristos jouent aux dominos, cryogénisés dans leur stupeur, effondrés l’un sur l’autre, s’entraînant dans l’abîme, dévissant de concert, comme il sied aux sangs purs. Phylis s’ennuie et se hâte vers le second balcon.

418. Contemplation De L’Ombre Déchiquetante II

Posted in maladie, meurtre with tags , on octobre 31, 2011 by 1000morts

Acte 2, l’apesanteur de l’abattoir, Rossetti accroupi au bord de la scène, défie les lampes à huile et à acétylène, apprécie la démonstration, applaudit par moment, ses lettres se reforment dans son esprit, celles de l’errance et des complications, des infections nosocomiales, du virus de la peste et de la lèpre mêlées, qui devant lui avait pris corps, une forme non préhensible mais déchirante, délabrant les rangées du fond avant de sauter jusqu’au premier balcon.