Archive pour messaline

431. Messaline Elssler Comme Marée Mauvaise De La Nuit

Posted in devoration, fantôme with tags on juin 8, 2012 by 1000morts

Messie renaît à la semblance des maisons hantées.

La Créature Sans Nom vampirise ses habitants et fait preuve d’au moins deux visages.
Peuplée de fantômes, générateur de l’enfermement, elle est l’enterrement prématuré, la peur du noir, les portes entrouvertes sur le vide, les bruits de pas dans la cave oubliée.
Elle grandit ; elle palpite comme un couteau ; elle se consume.
Elle est intersection, est est l’Interzone, elle s’étend comme une marée mauvaise.
Et qui sait si les êtres qui la peuplent ne sont pas eux-mêmes des Créatures Sans Nom.

Au fil des dédales de l’organe, Messaline Elssler ravive la flamme qui vacille et ressuscite les lambris qui dévorent.

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424. Dernier Souffle, Dernier Arbre, Comme Un Voile Violet Qui S’Envole

Posted in etouffement with tags on novembre 9, 2011 by 1000morts

Dans son brouillard, son embrasement des surfaces humides, des profondeurs, d’un océan de noir total, Messaline.

La vapeur, mystique des âges modernes, lui faisait une armure de gestes, une invocation dans le vent qui se lève, les rideaux tirés sur la lumière rouge, celle des convalescences, des visions au bord de l’eau, où elle s’enfonce, creusant son passage de brume, les contes pour enfants, elle à l’origine, sorcière des garde-robes, sait quand donner de la voix et quand murmurer sous les matelas, quand se révéler et quand il faut feindre l’inexistence, mortalité des mythes, l’équilibre sans cesse précaire des médications. Elle, superbe dans son évanouissement, yeux clos au centre d’un univers, enclose dans l’extrême-externe, ses articulations la font souffrir, son cancer de nuit, lampes aphones posées au bord des tables de chevet, dans l’hôpital, l’orphelinat, ses couloirs-duodénums, ses ascenseurs-œsophages, chœur des archanges de pores, toujours, les archanges de la perte, trous percés dans sa peau, milliards de vide parsemés.

Dans son brouillard, l’atténuation des nuées, fin de l’oxygène, dernier souffle du dernier arbre, comme un voile violet qui s’envole.

422. Cinquième Cercle De Résurrection

Posted in immolation, maladie with tags on novembre 6, 2011 by 1000morts

Elle déchire les membranes, son armée s’exfiltre dans les dimensions voisines d’abord, ses prophètes annoncent sa venue dans toutes les langues, gravent son image dans le sable et la glaise, les montagnes oculaires aveuglées par son incandescence. Electrifiées par l’immensité de sa peau. Dans les univers les plus lointains ensuite, déversés comme une gangrène, polluant les systèmes nerveux, une erreur devenue la norme devenue la loi, et l’impératrice des voies obscures impose à tous son monothéisme génétique, abattant le vertical, écrasant le dressé, scandant son ordre horizontal, ses dynasties du gisant.

421. L’Ame Faite Os De Johannes Wier

Posted in calcification with tags , , on novembre 5, 2011 by 1000morts

« Finalement, Messaline ne fait que réussir où Rossetti a échoué. » Wier cache le judas de sa paume – même lui n’ose pas scruter celle-ci, un rai de cécitante clarté lui baigne les pieds. « Destituer toute forme d’abîme et le remplacer par son propre horizon brûlé de soleil. » A travers sa peau irisée du néon total, on voit les os de Wier, son triple squelette en mouvance. Ses yeux sont hermétiquement clos, et malgré cela, malgré sa main, malgré sa paupière, son esprit s’opacifie, sa dernière calcification de la pensée. Son âme faite os.

420. Quatrième Cercle De Résurrection

Posted in immolation with tags on novembre 4, 2011 by 1000morts

L’image est floue, Messaline embrase tout, jusqu’aux confins.

408. A La Conquête Des Fleurs Du Stupre

Posted in sexe with tags , on avril 1, 2011 by 1000morts

La concupiscence des choses armées, fleurs du stupre, pénétration des lieux infertiles.

Deux échappées aux clavecins du secret, l’une curiosité, l’autre convoitise. Toutes deux enlacées quand intervient le criminel recherché, le visage sur les affiches.

Musique des recueillements. Il rend compte sur papier glacé.

Muqueuses, elle baise le pied, l’image au ralenti, l’image d’une double blondeur, scènes du sexe unique, puis l’accélération du souvenir, le compte rendu, bouclé, éperdu d’exactitude. Rien n’est caché ; tout est montré.

L’essence même du parfum : révéler en concentrant.

Tout peut rentrer dans tous, le fruits des perles, des blessures, des engoulevents. Les aspirants d’âmes, énumérés sur les toits à pignon, la galerie d’organes violés en batterie, dans les cellules sans consentement.

L’une est mangée, l’autre est goûtée. Décalages images/sons, le pouls ralentit, jusqu’à éjaculation des simulacres.

406. Troisième Cercle De Résurrection

Posted in meurtre, reproduction with tags on mars 25, 2011 by 1000morts

Messaline s’élevait depuis des siècles, verticale, les bras en croix, ses cheveux nocturnes agités de vagues comme d’une main qui les animerait. Elle s’élevait d’un pouce par siècle, luminescente, irisant son cosmos de franchise et d’acceptation, l’accueil des ratés, l’amour des échecs, tous étaient ses enfants, les bossus, les sadiques, les torturés, les maudits, tous étaient ses bienaimés, Messie rayonnante accélérait ses particules l’une après l’autre, jusqu’à recréer l’illusion des commencements, pour en finir une fois pour toutes, serrer la vie dans son poing jusqu’à ce qu’elle étouffe.