Archive for the fantôme Category

462. Souvenir Du Poème En Noir : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière V

Posted in calcification, fantôme, irradiation with tags , on novembre 11, 2019 by 1000morts

Ici la salle-à-manger du meurtre, ses deux portraits en surplomb, l’échange des sangs assemblés, l’ancêtre à la souvenance et l’autre qui calcifie sur sa chaise percée, l’organe a son absence d’os, lieu du chien et de la misère, cheminée sur du vide et bibliothèque qui s’escamote sur le mensonge, promesses sans merci, l’échappatoire des estropiées, un bureau près de la fenêtre par où l’on regarde la créature qui s’approche, le soir qui tombe, la grosseur derrière la mâchoire, ne plus tenir à rien quand les stores s’abaissent comme un train de marchandises. Et derrière les carreaux de verre, la contre-allée vers la falaise, le kiosque où se déclarent les flammes, les champs de moutons et les connexions siamoises, l’erreur et le doute et le troc du sang d’absence. Quand les visages se multiplient en un seul, ces deux portes dont une fausse ouvrent aux plaques de marbre et aux marteaux qui frappent la peau fine des tympans. Elle est miroir sur le manteau. Elle est buffet aux couteaux. Et sous le lustre qui fait pleuvoir la nuit, Liz accroche ses filaments d’hivers nucléaires aux démangeaisons du diable.

459. Voyage Au Cœur De La Colline Intérieure : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière IV

Posted in demembrement, fantôme with tags , on novembre 8, 2019 by 1000morts

Après elle, l’espace où tout finit. Monte-charge vers l’infini des enfants désossés, boire le verre au plus vite, cet état où le bois verni disparaît dans son ouverture, plateau articulé, corps qui se momifient dans la certitude, des raccourcis plein la bile, danse des cheveux dans un siphon de musique, ici les hommes se tordent en nuée, ici les femmes changent de nom, et d’ores c’est les carreaux qui déchirent la structure d’un étage en raz-de-marée, et déjà la musique estropiée des généalogies coagule sur une faïence amère. Ici apparaissent les contradictions qui étirent le sourire. Ci-gît l’attente aux cheveux gris. Images qui se tordent sur elles-mêmes, souvenirs d’une carrière gâchée, planisphère des familles du fer de la cordite et du calcaire. Odeur de quelque chose qui ressemble à un viol. Ici dans le carré des pierres arrachées aux bras des hommes, servitude volontaire d’un système perdu, pendu à ses lèvres, à elle qui hante les couloirs d’artères, son fantôme immense, ses yeux à la fenêtre qui n’existe pas, et toute une enfance gâchée dans un carré d’un mètre de côté. La fenêtre de bois. Montée écarlate vers des espaces, incertain, l’échappée aux chiens à crocs, pas ici au-delà de la porte et sur l’escalier des trouées dans la jambe, mais ici, au mètre carré, quelque chose comme l’écho des passages, savoir que tout le monde s’y retrouve, et que l’organisme général plonge ses racines dans la terre marneuse d’une colline intérieure.

454. Où La Faïence Sonne Le Glas De Toutes Les Fins : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière III

Posted in defenestration, fantôme, Uncategorized with tags , on novembre 3, 2019 by 1000morts

Vue des cuisines de l’intérieur.

Sous la peau des ongles, un placard aux ossatures, l’autre à l’évier et l’égout, les canalisations souterraines, tunnels vers les nouvelles créatures, jusqu’aux carrières de l’ombre et du schiste, la crayeuse clarté des cadavres. Tous esclaves du même visage. Figés dans la voussure des épaules, leurs bras comme prolongements des siens, leurs yeux ouverts sur son vide, leur souffle haletant dans sa bouche, leur sang pompé par son cœur de veines.

Deux hautes fenêtres sur le chemin des demi-tours.

Les carcasses du temps jadis. Ne plus savoir où était quoi. Tout tourne, le bois et le métal, la viande et les fragments de ceux qui portaient les pierres. Long ruban humain pétri par la boue et l’incandescence des défenestrations.

Cette pièce presque carrée. Encerclée de faïence. Carreaux bleus des cités bombardées.

Liz ne sent rien ici. Pas le parfum des vernis, bonnets de perles, plastrons de nacres, les armes météores, l’or et le bleu, les pommeau de roche, l’huile qui baigne et anéantit, elle ne sent rien. Ses mains ouvertes comme des antennes. Ses bras trop courts pour caresser les nuages.

Ses pieds trop ronds pour s’enfoncer jusqu’aux nouvelles créatures.

Et ressortir où l’on équarrit la pierre.

La vaisselle baignée de fantômes.

Cachettes de sucrerie. Mangeoire des enfants sans ouïes.

Premier niveau de l’enfer.

431. Messaline Elssler Comme Marée Mauvaise De La Nuit

Posted in devoration, fantôme with tags on juin 8, 2012 by 1000morts

Messie renaît à la semblance des maisons hantées.

La Créature Sans Nom vampirise ses habitants et fait preuve d’au moins deux visages.
Peuplée de fantômes, générateur de l’enfermement, elle est l’enterrement prématuré, la peur du noir, les portes entrouvertes sur le vide, les bruits de pas dans la cave oubliée.
Elle grandit ; elle palpite comme un couteau ; elle se consume.
Elle est intersection, est est l’Interzone, elle s’étend comme une marée mauvaise.
Et qui sait si les êtres qui la peuplent ne sont pas eux-mêmes des Créatures Sans Nom.

Au fil des dédales de l’organe, Messaline Elssler ravive la flamme qui vacille et ressuscite les lambris qui dévorent.

339. Vision De Glass Comme Reflet De La Vie En Creux

Posted in fantôme, meurtre, possession with tags , on février 1, 2010 by 1000morts

Il marche dans les couloirs sous la montagne mais ses pieds frappent ceux de l’autre à chaque pas. Attaché à un corps qui n’est pas le sien, Glass déambule, homme sans sommeil, voyant sans yeux propres, arme dans l’étui de North, plus terrible sans doute que le pire métal, condamné à dévorer les ombres de ses ennemis, leurs âmes d’obscurité, au service d’un tueur inanimé.

336. L’Epiphanie Des Humeurs Mauvaises

Posted in fantôme, maladie, operation chirurgicale with tags on janvier 29, 2010 by 1000morts

Le corps comme décor, colonne vertébrale en tourbillon de chute, gorge du silence, tessons découpés dans la matrice, ce qu’on enlève revient hanter, descend au même terminus et prélève à tout va, vision de derrière les yeux, prédictions des chairs tuméfiées, les membres fantômes, Lodger c’est cela : l’immanence du goître, le flanc percé pour inonder ses ouailles, l’humeur qui s’accumule en manière d’épiphanie, l’évanescence qui se déploie et retombe, retombe, creuse les sous-sols qu’elle transforme en ciels.

333. Vision De Nile Dans L’Interzone

Posted in fantôme, operation chirurgicale with tags , , on janvier 26, 2010 by 1000morts

L’horreur du chiffre, culte de la fenêtre rouge et de l’ascenseur qui ne remonte jamais, Rossetti s’endort hanté dans les couloirs de l’hôpital, jusqu’au jour où il trouve cet étage particulier, plutôt un entre-sol où se rejoignent deux anciens, très anciens bâtiments. L’un est le Waldorf Astoria ; l’autre mène au Lyceum réaffecté en asile psychiatrique. Prison des âmes, pénitencier des inanimés. Il demeure interdit devant cette parfaite forme du Y. Et siège en cette intersection telle, hystérique, une madone aux trépanés.