Archive for the fantôme Category

431. Messaline Elssler Comme Marée Mauvaise De La Nuit

Posted in devoration, fantôme with tags on juin 8, 2012 by 1000morts

Messie renaît à la semblance des maisons hantées.

La Créature Sans Nom vampirise ses habitants et fait preuve d’au moins deux visages.
Peuplée de fantômes, générateur de l’enfermement, elle est l’enterrement prématuré, la peur du noir, les portes entrouvertes sur le vide, les bruits de pas dans la cave oubliée.
Elle grandit ; elle palpite comme un couteau ; elle se consume.
Elle est intersection, est est l’Interzone, elle s’étend comme une marée mauvaise.
Et qui sait si les êtres qui la peuplent ne sont pas eux-mêmes des Créatures Sans Nom.

Au fil des dédales de l’organe, Messaline Elssler ravive la flamme qui vacille et ressuscite les lambris qui dévorent.

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339. Vision De Glass Comme Reflet De La Vie En Creux

Posted in fantôme, meurtre, possession with tags , on février 1, 2010 by 1000morts

Il marche dans les couloirs sous la montagne mais ses pieds frappent ceux de l’autre à chaque pas. Attaché à un corps qui n’est pas le sien, Glass déambule, homme sans sommeil, voyant sans yeux propres, arme dans l’étui de North, plus terrible sans doute que le pire métal, condamné à dévorer les ombres de ses ennemis, leurs âmes d’obscurité, au service d’un tueur inanimé.

336. L’Epiphanie Des Humeurs Mauvaises

Posted in fantôme, maladie, operation chirurgicale with tags on janvier 29, 2010 by 1000morts

Le corps comme décor, colonne vertébrale en tourbillon de chute, gorge du silence, tessons découpés dans la matrice, ce qu’on enlève revient hanter, descend au même terminus et prélève à tout va, vision de derrière les yeux, prédictions des chairs tuméfiées, les membres fantômes, Lodger c’est cela : l’immanence du goître, le flanc percé pour inonder ses ouailles, l’humeur qui s’accumule en manière d’épiphanie, l’évanescence qui se déploie et retombe, retombe, creuse les sous-sols qu’elle transforme en ciels.

333. Vision De Nile Dans L’Interzone

Posted in fantôme, operation chirurgicale with tags , , on janvier 26, 2010 by 1000morts

L’horreur du chiffre, culte de la fenêtre rouge et de l’ascenseur qui ne remonte jamais, Rossetti s’endort hanté dans les couloirs de l’hôpital, jusqu’au jour où il trouve cet étage particulier, plutôt un entre-sol où se rejoignent deux anciens, très anciens bâtiments. L’un est le Waldorf Astoria ; l’autre mène au Lyceum réaffecté en asile psychiatrique. Prison des âmes, pénitencier des inanimés. Il demeure interdit devant cette parfaite forme du Y. Et siège en cette intersection telle, hystérique, une madone aux trépanés.

330. Ciel Du Soleil D’Acier IV

Posted in fantôme with tags , , on janvier 23, 2010 by 1000morts

– Dans quelle fantasmagorie de l’ordure vis-tu ?

SteelSun parle à une silhouette en creux, dernière définition des spectres.

Messaline n’est plus.

Qu’un souffle d’air qui recule dans le patio ; qu’une histoire qu’on se raconte entre femmes de chambre ; qu’un pourboire laissé sur un lit au milieu des taches.

328. Eveil Des Races Obscures

Posted in demembrement, devoration, fantôme with tags , on janvier 21, 2010 by 1000morts

La congère lui transperce le foie. Cette somme d’incrédulité aspire la matière, la concentre en sa glace oculaire, tourbillonne entre deux monstres des fondations, les formidables gardiens du troupeau souterrain, toutes races obscures, celles qui traînent bordées de soie, celles qui perdent morceaux et lambeaux, celles qui ingèrent toujours et toujours meurent de faim, celles dont l’échine s’épanouit en éventails d’acier, celles qui s’enroulent sur un poing et s’endorment dans un océan de nuit, celles enfin qui hantent les cercles concentriques.

Le petit peuple pyramidal comme nation d’esclaves pour Glass, s’éveille au cri du maître.

Quand North plonge son poing dans le magma, son ombre ne lui appartient déjà plus.

319. La Merci De Johannes Wier

Posted in fantôme, immolation with tags , on janvier 12, 2010 by 1000morts

Et c’est de nouveau vers le bas, pense-t-il. Toujours plus bas, toujours. L’odeur des dîners, le bruit des foules, North laisse derrière lui l’existence à défaut de la vie. L’opium de la ville, le fuel des virées. Le vitriol dans les verres, qui allume la peau et explose neurone après neurone. Sa soirée dans les arrière-boutiques des vendeurs de dross l’ont laissé engourdi. North se sent vieillard. Il entend des cris continuels, qui s’auto-engendrent, quelque part dans son oreille interne, entre marteau et enclume. La foule égalisée. Les images courues. North marche mais c’est un autre qu’il voit à sa place, derrière lui, une ombre qui n’est pas celle de son soleil, ni même le double irisé qui poursuit ses cauchemars. Non, North ne reconnaît pas son image mais il sait, d’instinct, s’il est chasseur ou proie.

– Qui êtes-vous ?
– D’ailleurs.
– Que voulez-vous ?
– Remercier.

North sent la pression de deux lèvres sèches sur son cou et l’impression se dissipe. Un courant d’air lui a porté des paroles distantes. Mais son cou lui fait mal.

Là où le fantôme s’est inséré, la brûlure mime une bouche offerte.