Archive for the commerce Category

411. Artefact Cinq : L’Abandon Des Interzones

Posted in commerce with tags on mai 13, 2011 by 1000morts

Vous voyez sa forme recroquevillée, tubulaire des sentes, dessinant une boucle avec tige forée et ailettes indépendantes.

Votre carte vous a fourvoyés, abandonnés dans les volutes des interzones, jusqu’au déclic final, monnayé contre un déplacement instantané.

Vous vous êtes échangés contre vous-mêmes et, la somme pesant plus que les parties, voici le pêne : Artefact Cinq.

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389. Vision de North/Glass En Double Cascade Inversée

Posted in commerce, devoration with tags , on novembre 8, 2010 by 1000morts

Penché sur lui, il l’abreuve ; appuyé sur un vieux carton, il festoie. Troc des sécrétions et des dévorations dans les ruelles de la chair.

379. Monnaie Comme Cheveux Qui Feulent

Posted in commerce, possession with tags , on mars 4, 2010 by 1000morts

« Il est derrière moi, lui et sa fange. » Elle, son ombre s’étalait en effets de style, croissances, oripeaux des erreurs, cabinets de sa curiosité, une écriture malhabile dans la formation des échecs. Sa danse, cette danse-là, une tératogenèse. Messaline, son ombre, cette ombre virevolte, clignote ses doux bruits de cheveux qui feulent, le creux de sa hanche, délimite les fragments.

Elle se vide sur un soupçon, dans le secret des sucs digestifs : « Wier est partout, qui me possède, m’instruit, me dilapide. »

« Il frappe ma monnaie. »

311. Ciel Du Soleil D’Acier II

Posted in commerce with tags , on janvier 4, 2010 by 1000morts

– Et toi, tu es d’où ?
– Tu devrais plutôt demander : à qui es-tu ?
SteelSun l’observe intensément.
– Je suis marchandise. Je suis monnaie d’échange.
Il fait un geste de la main en direction du serveur, qui apporte deux verres pleins et fait disparaître les verres vides.
– Tu t’es vendue ?
– On m’a vendue.
– C’est ce que j’ai dit.
Cette fois, c’est Messaline qui appelle le garçon. Il y a un insecte dans son verre. Le serveur jette un oeil, repose le verre et s’éloigne à nouveau. Cela paraît beaucoup amuser SteelSun.
– Tu n’aurais pas dû. Tu l’as vexé. Et nous allons devoir partir.
– Vexé ?
– La tête de mante religieuse dans ton verre était un signe mais tu n’y as pas répondu favorablement. Toute la flicaillerie à la botte du patron va nous tomber sur le râble.
– Quel genre d’appel ?
– Une tractation, bien sûr. Allez viens. On file.

286. Vision De Messaline En Vénus Obscure

Posted in commerce, demembrement with tags on décembre 10, 2009 by 1000morts

Elle déplace sa statue affamée sur les docks. Là où les fauves tatoués vont boire à la source même de tout plaisir : celui de vendre et d’échanger, car on n’achète rien que soi-même, par petits bouts, jusqu’à l’ultime défragmentation des marins d’eau douce.

244. L’Adage Des Victimes

Posted in commerce with tags , , on octobre 29, 2009 by 1000morts

Que voulez-vous ? Mon dû. Je n’ai encore rien pour vous. Et tout ce papier noirci ? Des mots sans queue ni tête, rien de précis, des suppositions, de la mauvaise prose. Les bandes magnétiques ? Du bruit blanc, inutilisable : la matière première, je vous dis, n’était pas assez bonne ; or, un cut-up, c’est comme un ragoût, il vaut mieux de bons ingrédients si l’on ne veut pas rater le tout. Approche encore. OK ; j’ai froid. Rien n’est rien, ici : tu es à Byble, mon chou. Je suis à Byble, oui ; et alors ? Alors, si tu es seul à exiger quelque chose, c’est toi que tu mets dans la balance. Et si je m’en fous de me commercialiser ? Le vieil adage n’est bon que pour les victimes : on ne vend d’abord que ce à quoi l’on tient plus qu’à la mort, voilà la vérité. [Fin de la retransmission]

219. Le Commerce De L’Incandescence

Posted in commerce, marche d'enfer with tags on octobre 5, 2009 by 1000morts

Lodger ne voit pas. Les couleurs sous ses doigts sont indistinctes, tout va avec tout, la nuit bleutée des feuilles d’arbre sur la pellicule. Pourtant cette peau sous la pulpe, ces strates rainurées, rêches et soyeuses, leurs signatures intelligibles, cette peau qu’il pianote sans partition, se décline sous ses yeux et il peut la voir, incandescer là, dans la cellule vitale, son manchon d’aura dépouillé, la vérité sous le fard, la musique du masque. Et c’est en définitive lui qui offre plus que ce qu’on lui prête, dans l’espoir de se refaire et la certitude d’y laisser plus que de raison.