Archive for the operation chirurgicale Category

427. Trois Cents Martyrs Aux Stigmates Sur Leurs Prie-Dieu Organiques

Posted in meurtre, operation chirurgicale with tags on novembre 13, 2011 by 1000morts

La pourpre violette du sang qui l’imprègne, mêle ses fibres liquéfiées à celles du tissu, l’harmonie des tons fait figure d’apocalypse du deuxième balcon. Tous les hommes d’Eglise s’effondrent et entraînent, en leur enfer refusé, les gitons masqués sous leurs bures. Phylis traverse les rangées d’hommes affalés sur leurs prie-Dieu organiques, et joignant ses gestes à leurs paroles, tranche la vermine du mensonge inconscient, pour virevolter, bondissante giclée de vent refroidi au scalpel, défenestrer en masse au Paradis.

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388. Peut-On Souffrir D’Un Espace Qui N’Existe Pas ?

Posted in operation chirurgicale with tags on octobre 29, 2010 by 1000morts

SteelSun désarticulé cherche à couper ses fils dans cette chambre où personne ne gît dans l’autre lit.

Les infirmières font bien attention à ne pas regarder au-delà du rideau blanc qui l’en sépare.

A faire comme s’il s’agissait d’une chambre individuelle.

Cet espace n’existe pas.

Et lui, embaumé sur son plan de torture, ne peut que voir cette forme creusée dans les draps.

Et la suie d’un brun rouge qui en relève le contour.

341. Les Souffleries Vectorielles Du Chaos

Posted in operation chirurgicale with tags on février 3, 2010 by 1000morts

Ils appliqueraient un masque sur une moitié du visage, l’oxygène la comaterait radicalement, ils ouvriraient le champ, traceraient des pointillés sur la peau, sonderaient les constantes, injecteraient des liquides, en retireraient d’autres, sutures doublées, compresses gonflées comme des tampons, l’humour des terrain de golf, ils tremperaient des lames dans le fluide, vérifieraient des montres, des cadrans, des métronomes organiques, les souffleries vectorielles du chaos, l’infinitésimal et le cosmique rassemblés en un pixel ultime sur sa peau massacrée – car ils ne laisseraient rien que son ombre calquée sur la table d’inox.

336. L’Epiphanie Des Humeurs Mauvaises

Posted in fantôme, maladie, operation chirurgicale with tags on janvier 29, 2010 by 1000morts

Le corps comme décor, colonne vertébrale en tourbillon de chute, gorge du silence, tessons découpés dans la matrice, ce qu’on enlève revient hanter, descend au même terminus et prélève à tout va, vision de derrière les yeux, prédictions des chairs tuméfiées, les membres fantômes, Lodger c’est cela : l’immanence du goître, le flanc percé pour inonder ses ouailles, l’humeur qui s’accumule en manière d’épiphanie, l’évanescence qui se déploie et retombe, retombe, creuse les sous-sols qu’elle transforme en ciels.

333. Vision De Nile Dans L’Interzone

Posted in fantôme, operation chirurgicale with tags , , on janvier 26, 2010 by 1000morts

L’horreur du chiffre, culte de la fenêtre rouge et de l’ascenseur qui ne remonte jamais, Rossetti s’endort hanté dans les couloirs de l’hôpital, jusqu’au jour où il trouve cet étage particulier, plutôt un entre-sol où se rejoignent deux anciens, très anciens bâtiments. L’un est le Waldorf Astoria ; l’autre mène au Lyceum réaffecté en asile psychiatrique. Prison des âmes, pénitencier des inanimés. Il demeure interdit devant cette parfaite forme du Y. Et siège en cette intersection telle, hystérique, une madone aux trépanés.

331. Tesson Parmi Les Songes De Gaze

Posted in demence, operation chirurgicale with tags on janvier 24, 2010 by 1000morts

Il bute sur des portes ouvertes.

Ses mains sont éprises du coussin des murs.

Corps qui songe ; machine qui s’emballe.

La vue des lumières artificielles allume des cylindres mobiles derrière ses yeux. Projette les illusions de la sanité dans l’ourlet de ses paupières. Qui ploient sous le regard seringueux des hommes de science. Et s’effondrent en précipité dans un creuset d’alchimiste.

Lodger c’est cela : l’ignorance désormais de la normalité.

242. L’Allure Des Trépanés

Posted in mutilation, operation chirurgicale with tags , , on octobre 28, 2009 by 1000morts

– Monsieur ?

– La comtesse, quelle chambre ?

– Quelle comtesse, monsieur ? Nous avons cent dix-sept comtesses, trente-six princesses de sang, trois cent dix-huit duchesses, six cent soixante-et-une marquises, et un nombre incalculables de sangs-mêlés.

– Bathory.

– Mon Dieu. Vous vouliez dire, la comtesse ? Voilà une information que je ne puis malheureusement vous communiquer, monsieur. Ceci dit, si la noblesse d’empire intéresse monsieur, on peut toujours…

– Seule la Comtesse Rouge m’intéresse.

– Du regard de monsieur, je déduis qu’aucune proposition autre que son désir premier ne lui agréera. C’est bien dommage, monsieur, car, comme je vous l’ai dit, tel renseignement ne peut être obtenu. Si monsieur veut bien m’excuser.

Le robot-chair détourne les yeux un instants, cela suffit à North pour trépaner la bête en ranger son aiguillon dans sa manche dans le même mouvement. Le steward demeure figé, le regard vitreux, une larme noire affleure à la narine gauche et commence déjà à coaguler, s’écaille et tombe en microscopique pluie d’anicroche.

– La comtesse. Quelle chambre ?

– Chambre 213, monsieur. Deuxième étage, premier couloir sur votre droite, attention à l’éclairage, il peut être capricieux dans ces ailes de haute sécurité. Bien le bonjour, monsieur.