Archive for the destruction Category

314. Ciel Du Soleil D’Acier III

Posted in demembrement, destruction with tags , , , on janvier 7, 2010 by 1000morts

Messaline s’arrête pile. Leurs pas les ont portés loin des docks, loin des marchés noirs, jusqu’aux places du centre-ville. Les avenues y sont larges, les plans réguliers, l’architecture s’élance et s’entrechoque avec aisance, la lumière des néons n’a rien de sexuel, juste le talent des slogans et l’art des éclairages. Le quartier cardiaque de Byble, ses ventricules à fric, sa veine-cave diagonale qu’empruntent les voitures de luxe et les semi-tanks des transports de fonds, la vie à l’odeur de billets, l’âme qui troque son acier contre l’aluminium et le cuivre des courroies de transmission. Messie est en son territoire, reine absolue parmi les impératrices, la mère de toutes les perles, son destin lui est exposé en rouges et bleus clignotants. Jusqu’à ce qu’une silhouette massive, un gouffre s’élevant jusqu’au ciel inférieur, la cloue sur le bitume et déchiquète couche après couche de pensée. Et c’est dans une vape de courants descendants que Messaline pénètre, peut-être à nouveau, dans le Waldorf Astoria Du Diable.

Publicités

299. Le Sceau D’Un Univers En Feu

Posted in destruction with tags on décembre 23, 2009 by 1000morts

Choisir d’instinct les anciennes marches, partir dans l’erreur, faire de nouveaux pas, les murs suintent toujours plus spongieux de leur boue électrique, crépitements en arrière-fond, balafres lézardent les veines des contre-allées, ces couloirs de l’oubli de Byble.

Qui emboîte ses enjambées sur les siennes ? La pression irienne diminue.

Des cages d’escalier, ascenseurs bloqués, plans entiers éventrés, des niveaux qu’on ne soupçonne pas quand on a les yeux braqués sur le trottoir digital, sous les feux du soleil liquide. Les chutes gigantesques, au pied de l’univirtuel, se jettent dans rien. Juste une noyée de pixels qui se mêlent et s’estompent.

Chrome et son ombre damnée, assis au bord de l’abîme énucléen. A observer les vagues dévisser.

Chrome conserve ses yeux octuples braqués, mais son attention avatar compense ses propres gestes, et fout le feu à l’univers.

214. Cheveux Noirs, Chevaux Blancs

Posted in destruction, poison, sexe with tags , on septembre 30, 2009 by 1000morts

Liz/Messaline, deux expressions de la même existence femelle, les mots écrits pour l’une, le poison liquide, flottant au milieu de la bouteille pour l’autre, et cette indifférence mutuelle qui enserre le flacon jusqu’à l’abrutissement et l’implosion. Le jumeau s’auto-érotise dans sa sphère de verre. Et éjecte sa semence en manière de bulles d’air prises dans les parois vibrées.

210. Dans Un Million De Cages, Partie 6

Posted in destruction with tags on septembre 26, 2009 by 1000morts

Tout se résume à Byble ; les sirènes et les ambulances à tombeau ouvert ; la géographie mercuriale, les fondations qui n’en sont pas, mais qui ouvrent, certes, vers le Grand Ailleurs ; et le silence, sinon l’absence, de toute solidité véritable.

198. Quatre Cavaliers Font Un Duc : Guerre

Posted in destruction with tags on septembre 14, 2009 by 1000morts

Son épée au côté, Wier abreuve les vergers où craque le bois incendié. Les fleuves sifflent, s’encourbent les montagnes et les ravins, émondent son cor et boivent son sang d’innocent. Sur son cheval rouge, le Roi Lazard, tel qu’il est surnommé à l’endroit où la lumière se divise, projette son ombre sur la totalité de l’horizon.

193. Toutes Les Sphères Réagissent Par Frémissements

Posted in destruction with tags on septembre 9, 2009 by 1000morts

Les lunettes sur le nez, North voit rouge ; les verres convexes déplacent les abscisses et les ordonnées ; de longues tiges partant des branches dessinent des croisements contre nature ; les maisons cachent le point focal de destruction du monde ; et North de son pied immense enfonce le songe au plus profond de la moelle épinière.

Sans effet.

La sphère prolonge sa dérive dans le liquide laiteux.

189. A La Tête De L’Armée Des Cloportes II

Posted in destruction with tags on septembre 5, 2009 by 1000morts

A la tête de son armée des ombres, Syphilis remonte le champ de bataille du temps, un champ plat et carré, perdu au milieu de l’univers, ennuyeux comme une borne ; une colline creuse doublée velours, où les créatures ont peur de la vie et tremblent au son de la sève qui éclate, de l’osier qui grisonne à la manière de l’encens ; tout ça forme une masse congénitale de structures queues et têtes enchâssées, béquilles et grincements de dents, déjections réalimentées dans la machine, car tout ce que d’ores chie l’un est déjà nourriture pour l’autre ; l’autarcique armada des déjetés suit Phylis à la trace, dans un long bruit de corbeau cloué sur la porte de la grange.