Archive for the pourrissement Category

516. Trois Est Le Signe De L’Autre-Liz-Encore : Chute 1/2

Posted in pourrissement with tags , on janvier 4, 2020 by 1000morts

Liz se tient droite dans les bifurcations. Elle entend les sirènes. Les sons qui se répondent. Le bruit des incestes. Les balançoires du viol et des interpénétrations.

Elle échange de place avec Liz.

Elles se rejoignent au pli de l’épaule.

Liz et l’Autre-Liz, laquelle est laquelle ? Et je crie. Je suis debout. Traversée de tremblements, ici-bas près de la terre, Liz adresse parfois sa trinité païenne, elle prend sur elle, transporte les sentiments amoureux d’une décharge à l’autre, Liz et l’Autre-Liz et l’Autre-Liz-Encore.

Ce livre aperçu dans une vitrine. Il crie sa haine du soleil noir.

Liz porte le bois en elle et ploie sous le poids des vers qui la rongent.

510. Triste Vipère Enserrée Dans Son Gobelet D’Aurore

Posted in poison, pourrissement with tags on décembre 29, 2019 by 1000morts

Ses mains aux quatre doigts, son âme-sorcière, sa procession de flambeaux, sa colère-serpent, ses espaces atténués de bézoards, sa robe-acier, ses échanges contre nature, ses hume-pistil, et la cadence avec laquelle elle descend les échelons, marche après marche vers la cave et plus bas que la cave, les passages secrets, les découvertes escamotées du soufre, étage bleu des concaténations quand tout boursoufle au toucher, tout la démange et l’hémophile, dans la terre ancienne, l’heure sonne pour le troc et l’anéantissement, devant la grande baie vitrée donnant sur le sable et le calcaire ensanglanté, devant la foule, devant les formes attablées qui la pointent du doigt, les sourires aux langues fendues, sa toux sonore, baleines échouées, ses souvenirs comme coagulation fossile, l’œuvre avance des outils du diable, ici creusent les fantômes dans la glaise des corps, ici les tunnels et la vie dans étuis de cuir, marqués des chansons dénuées de sens, la chance en première base, pioches débusquées dès l’aurore, masquent discrètement les fauteurs de troubles, la mémoire émiettée sur la couverture de boue savante, gravée au front des symboles de mouvance, l’homme aux gants de peau, les secrets du dessous, éclairs assouvis de chair, dans la crasse et la lueur, la danse des effrayés au sommet des mâts, mais ici les montagnes abattues, condensées dans l’incandescence d’un ventre de colline.

Liz-sans-nom, seule de son espèce, silhouette centrifuge, couverture tannée de cervelle, expose ses antennes au soleil noir des abîmes. Ici où la colombe dévisse dans les lacs d’acier définitif. Bas-relief aux cris de serpent. Dans les creux et les concaves.

Elle parvient à une fourche où elle ne s’aventure pas. Dans les cavernes violettes des interzones, résumé des opérations, une fois dans l’année où les âmes sourdent, enivrées de rosée, humant l’air aux pistils d’aube, au nord des fleuves fendus, soulignent l’invasion des insectes, Liz pointant les étoiles dans les toitures, la fluorescence, la musique ténue des ponts d’Obéron, ces avancées rocheuses enjambant les aqueducs souterrains, où elle s’offre aux recommandations des conseils de l’inceste, amour du pourrissement, course contre la mort, elle ignore qui s’avance parmi elle, figure encapuchonnée, l’heure tourne, bruit de balancier, de métronome dans les couloirs interrompus, de sauvagerie dans les pièces verrouillées de l’intérieur, cerveau gommé de crocs de boucher, chambre des mauvaises chances, aux lieux des vieilles créatures, bouffies de sainteté, violées dans l’adolescence par les reflets de tristesse et de carreaux de poussière, doigts marqués dans la sauge, racines de pendus, racines qui hurlent, sirènes des sous-sols, plongent et remontent respirer les airs du poison.

Liz repose l’amour où elle l’a trouvé.

Triste vipère enserrée dans son gobelet d’étain.

Tatouée dans sa peau de chimère.

Échouée des falaises trouées, fabriquées de toutes pièces, parcourues de tunnels cicatriciels, du flanc tacheté des lamentations.

Liz-la-blanche se repent du malheur des autres dans les grandes cités vides sous la lune.

485. Réunion Au Sommet Dans La Maison Des Antichambres : Syphilis Au Souterrain V

Posted in pourrissement with tags on décembre 4, 2019 by 1000morts

Ici l’on sent l’odeur des compositions.

Quelque part où mûrissent les pommes et l’alcool.

Elle hante les couloirs non tracés. Les roches où plongent les veines.

Le mica du pauvre. La brillance des plèvres.

Son nom l’atroce vérité, la parade des monstres, écho des déferlements.

Elle est ici, ses mains révulsées, elle bloque l’interrupteur et caresse les cheveux, les vies minuscules sous le plancher, au cœur du terreau, ses concavités aphones, son royaume d’échos.

Ici tout est vide, on voit la couleur du vide. La Perspective Phyllis, ces pièces sans air où l’on ne pose pas de question.

Ici d’où l’on vient. La maison tirée des antichambres.

Ici d’où l’on vient. Le soleil noir de la haine.

Ici par où les portes s’entrouvrent sur le vide.

482. Sous La Verrière Des Jumeaux Du Diable : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière XII

Posted in pourrissement with tags , on décembre 1, 2019 by 1000morts

Aller aux verrières où guettent les jumeaux du diable. Hexagone allongé, double étoile sans pointe, huit rangées de carreaux colorés, portes dérobées vers le puits vertical, on dévisse vers le ciel, accélère jusqu’au flash, aux constellations irisées, négocier la courbe, la vie aux anneaux, sous les combles, par-dessus les caves et les souterrains de l’accouplement, ici où les fauves reposent, la question en forme de clé, translucide comme une goutte de rosée, suspendue aux lustres de la sueur.

Quelque chose de la lampe tempête.

Son bûcher des charmes. Voyage vicieux vers ses spirales de viande. Vol incendie dans un ciel de cartilage. Cantilène des morts lentes.

Ici on porte un masque d’oiseau. On parle un langage de pus. On monnaie les cadavres.

Au bon endroit, on entend la voix des ténèbres elle-même.

Des mèches de cheveux sous verre.

Meubles encastrés dans les membres.

Une cage reliée au cœur. Le chant d’acier des illusionnistes.

Le couloir s’en va vers les chambres où rien ne dort. Les balcons de ciment. Les couchers de soleil incessants. Vue sur l’escalier de bois tordu. Les Chiottes De La Branlette Compulsive. Départ stellaire pour les abrutissements. Au miroir, dit-il.

Au miroir les avancées de la contrefaçon.

Sous la verrière, plongé dans la lumière noire des nouvelles lunes, sa forme humanisée dans la refondation des alliances, lance plantée au fleuve de najas en furie, toutes ces visions lui traversent l’esprit sous la verrière, quand un souffle passe de la pierre au vitrail.

Fait trembler les voiles de veine.

Jette des ponts et abat des aqueducs.

Tous ces amas de muscles au service d’une ligne de code.

Avant la grande faillite des corps : une maison aux angles suraigus. Et à la fenêtre de cette pièce qui n’existe pas.

Un œil géant guette la peau sensible du visiteur.

470. Tour Du Guet Des Phéromones Du Silence : Extrême-Nord (7/4)

Posted in pendaison, pourrissement on novembre 19, 2019 by 1000morts

Dans les couloirs de rues noyées de bleu, la perspective des anéantissements le fait sourire. D’ici on voit des bâtiments qu’on ne devrait pas voir. Sous l’angle des mezzanines impossibles, tout un quartier se dévoile, découpé dans la viande, infesté d’insectes, dont se nourrissent les oiseaux, dont les chats se servent pour assouvir leurs bas instincts.

Quartier près des docks, l’odeur des salles où l’on se change, uniformes de marin, foulards noués à la gorge, sur la trace des cordages, l’impiété des balancements, des érections de tertre dans la peau de golem, le clou qui dépasse, sang qui défonce les frontières de l’interdit, pulse aux tempes dans l’odeur des pistes d’athlétisme ; celles qui courent le long des membres,  veines atrophiées, ou au contraire dessinant des tunnels à ciel ouvert ; Henry North en quête de hurlements, ceux des transformations dans les grandes cités vides sous la lune, des sifflements de bêtes hors du monde.

Toutes ces longues poétiques de la vie qui fuit, North les a écrites sur Tikal. Muscle qui se bande. Tenir la contraction, chercher le mot qui déverrouille, guetter les parfums d’entrejambe, les phéromones du silence, dans les artères où gonfle le sang et s’épanchent les confessions du crépuscule.

460. Pour Cécité Des Ombres Portées : Extrême-Nord (6/4)

Posted in passage, pourrissement with tags on novembre 9, 2019 by 1000morts

Sous son cadavre le vide. North pousse vers le bas la probabilité de trouver du son. Un siège pour sa cathèdre utérine. Sous ses mains l’attente, les miettes de corps, le compost du vivant, les vers qui s’entortillent contre ses yeux et l’ongle des pierres aiguisées comme des chardons.

Henry North passage vers le néant.

Une porte à sa silhouette. Creusée de veines à la forme de ses doigts.

Les baleines échouées, leurs formes énormes contre le ciel de la nuit, la nuit en volume, la nuit en creux, un son qui dit le passage, North au-delà s’enfonce de la terre sous les ongles, une terre qui ne vieillira pas. Boucan dans le vaisselier, il se bouche les oreilles, verres assiettes services brisés, et sous la lune de sang, North émerge à Tikal fredonnant aux esprits un air de flûte répétitif comme un corps enchaîné et la cécité des ombres portées.

449. Échappée Dans Les Robes De Clés Internes

Posted in pourrissement with tags on octobre 29, 2019 by 1000morts

Ici, tout s’espace.

La poussière, fragments de corps, tous les temps du corps rassemblés en l’espace clos, tous les espaces du corps réunis à l’instant T, dessus la fresque, dessus le lustre, au-delà du ciel, l’enfer qui surplombe, écrasé par la nuit, Phyllis accroupie sur les rouages, inspire longuement les particules.

Sa peau lavée de cierge. Passée aux flammes du grand lustre. Luisante de vide.

Passée par tous les stades du manque et la géométrie, l’algèbre du remembrement, elle, Phyllis, parcourue de frissons, fébrile en sa fin première, dansant immobile dans le vent faible, à peine les flammèches s’estompent avant de revenir, sous elle la catatonie massive, et au-dessus le tunnel vertical vers les trous noirs qui font le paradis.

Syphilis dansante aux bois de cerfs, l’un brisé et l’autre fier, pointe vers la craquelure dans le plâtre aux formes qui s’amorcent dans la pénombre de sa chair ouverte.

Ici est tout. Le reste est en bas. Tout en bas.

Elle demeure pour montrer la voie, pourrissante comme un cadeau, debout dans sa fange interne, cœur brisé offrant ses ventricules, et la viande noire grésillant dans les câbles électriques, sonne l’hallali quand elle referme sur elle les pans de sa robe de clés et de serrures organiques.

256. Liz Marche Dans La Magie Blanche

Posted in pourrissement, reproduction with tags on novembre 10, 2009 by 1000morts

La folie aux visages de la femme : Liz et sa gestation de bête, tout l’univers de ses mille morts qui gonfle comme chair chargée de gaz, remonte à la surface, joue au yo-yo avec le réel, et s’abaisse jusqu’à plonger ses chevilles dans la fange. Liz-la-Mariée, très Grand Siècle, approfondit sa connaissance des descendances. Et marche, continue de marcher dans les grandes cités vides sous la lune.