Archive for the pourrissement Category

460. Pour Cécité Des Ombres Portées : Extrême-Nord (6/4)

Posted in passage, pourrissement with tags on novembre 9, 2019 by 1000morts

Sous son cadavre le vide. North pousse vers le bas la probabilité de trouver du son. Un siège pour sa cathèdre utérine. Sous ses mains l’attente, les miettes de corps, le compost du vivant, les vers qui s’entortillent contre ses yeux et l’ongle des pierres aiguisées comme des chardons.

Henry North passage vers le néant.

Une porte à sa silhouette. Creusée de veines à la forme de ses doigts.

Les baleines échouées, leurs formes énormes contre le ciel de la nuit, la nuit en volume, la nuit en creux, un son qui dit le passage, North au-delà s’enfonce de la terre sous les ongles, une terre qui ne vieillira pas. Boucan dans le vaisselier, il se bouche les oreilles, verres assiettes services brisés, et sous la lune de sang, North émerge à Tikal fredonnant aux esprits un air de flûte répétitif comme un corps enchaîné et la cécité des ombres portées.

449. Échappée Dans Les Robes De Clés Internes

Posted in pourrissement with tags on octobre 29, 2019 by 1000morts

Ici, tout s’espace.

La poussière, fragments de corps, tous les temps du corps rassemblés en l’espace clos, tous les espaces du corps réunis à l’instant T, dessus la fresque, dessus le lustre, au-delà du ciel, l’enfer qui surplombe, écrasé par la nuit, Phyllis accroupie sur les rouages, inspire longuement les particules.

Sa peau lavée de cierge. Passée aux flammes du grand lustre. Luisante de vide.

Passée par tous les stades du manque et la géométrie, l’algèbre du remembrement, elle, Phyllis, parcourue de frissons, fébrile en sa fin première, dansant immobile dans le vent faible, à peine les flammèches s’estompent avant de revenir, sous elle la catatonie massive, et au-dessus le tunnel vertical vers les trous noirs qui font le paradis.

Syphilis dansante aux bois de cerfs, l’un brisé et l’autre fier, pointe vers la craquelure dans le plâtre aux formes qui s’amorcent dans la pénombre de sa chair ouverte.

Ici est tout. Le reste est en bas. Tout en bas.

Elle demeure pour montrer la voie, pourrissante comme un cadeau, debout dans sa fange interne, cœur brisé offrant ses ventricules, et la viande noire grésillant dans les câbles électriques, sonne l’hallali quand elle referme sur elle les pans de sa robe de clés et de serrures organiques.

256. Liz Marche Dans La Magie Blanche

Posted in pourrissement, reproduction with tags on novembre 10, 2009 by 1000morts

La folie aux visages de la femme : Liz et sa gestation de bête, tout l’univers de ses mille morts qui gonfle comme chair chargée de gaz, remonte à la surface, joue au yo-yo avec le réel, et s’abaisse jusqu’à plonger ses chevilles dans la fange. Liz-la-Mariée, très Grand Siècle, approfondit sa connaissance des descendances. Et marche, continue de marcher dans les grandes cités vides sous la lune.