Archive for the disparition Category

443. Sous L’Angle De La Maison-Sorcière I

Posted in disparition, Uncategorized with tags on octobre 25, 2017 by 1000morts

Matrice convexe, Liz expire son premier souffle derrière les plantations d’amanites et d’anémones. Là où les miroirs se craquèlent et explosent au ralenti sous le sabot des taureaux. Elle vêle son troupeau d’ombres en creux dans la cave de la Maison-Sorcière.

Là où les chiens se nourrissent dans des toiles de jute qui tremblent après leur passage.

Où d’ores les couleurs du nez qui saigne, et déjà le regard de craie noire ne suffisent plus à amadouer les rats et les artifices. Les murs murmurants des couloirs de poussière.

Elle s’y trouve des échos d’inceste. Des branches noueuses perçant la pierre. Des gouttelettes perlant aux pointes. Des humeurs collant aux bacs d’acide.

Et toute cette vie dégoulinante dans les étages intermédiaires. Ces mains qui s’égarent. Ces culs-de-sac qui mènent à tout. La mise en joue du corps. La mise en pièce des organes génitaux. L’éternelle reproduction du même, vision moderne de la parthénogénèse des monstres.

Etendue parmi les flaques sombres, Liz épouse la forme de son âme perdue dans les corridors murmurants de la Maison-Sorcière.

Aux avancées sur la peau, elle oppose la froideur du vin tourné.

Ecartelée, elle pique du nez dans les rangées de pommes véreuses.

La base du triangle se creuse en pointe de flèche.

Liz, sa forme se dilue dans les artéfacts industriels. La craie des carrières. Le poids de la misère en coulures de maisons à un étage, semblables à des dents cariées. Et lentement elle s’efface dans la moisissure de son premier souffle. Et épouse la forme de la Maison-Sorcière. Sa cave comme crypte. Ses celliers comme tentacules. Ses murs de roche comme cantique. Au retour de l’immondice, l’hymne reprend les décombres. Et son corps devient autel sous les collines creuses.

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432. Flash En Message Aérien Des Pôles Contraires

Posted in disparition with tags on juin 9, 2012 by 1000morts

Dans l’interstice, la jonction du lustre et de la fresque. Les dimensions se multiplient ; le ciel d’orage peint se transforme en bas-relief, les nuages s’animent, positif-négatif, la distance crée l’union et Syphilis disparaît dans un flash de manganèse.

Aspirée par le grenier au-dessus de la nuit.

430. Le Démon Du Commerce : Syphilis Ourlée Dans Sa Doublure Interne

Posted in disparition with tags on décembre 19, 2011 by 1000morts

Voyez Syphilis, son ombre de jais peignée suspendue au grand lustre, tintinnabulant les perles de verre et les globes incandescents, ses deux mains arrachées aux éclats du grand miroir convexe du corps, et sa concavité peuplée de hantises. Les spectres faits matières, dans l’ordre de la charité.

Voyez Phylis, exposée à la lueur des famines, explosée incessante dans le rythme des danses macabres. Ourlée dans la doublure de son nom.

Silhouette comme balise jetée au lieu du temps. Flottante noyée dans les bras de verre. Le troc des indigènes contre martèlement de leur sang. Voyez, voyez Syphilis échangée pour elle-même, dans un commerce interne qui ne prend jamais fin.

407. Artefact Trois : La Semblance Des Concavités

Posted in disparition with tags on mars 29, 2011 by 1000morts

Il touche l’étoffe, contact des tissus complexes, des parois utérines, des séparations vitales.

Sa vacance, coups de rein, sécrétions de concavités perdurent dans la semblance d’un plaisir volé.

Il s’est perdu pour emporter le panneton : Artefact Trois.

380. En Wier, Totem Des Désaxés

Posted in disparition, torture with tags on mars 5, 2010 by 1000morts

Ses doigts laissaient des traînées alcalines sur les accoudoirs. Puis Wier se leva en vision, ses fins tentacules oculaires frémissant, collés aux portes des cellules, aux judas goudronnés, tournée des grands ducs, succession des cercles, chenil et son odeur, celle des blessures, des entailles, des anicroches dans les couloirs, disparitions, trappes criminelles, comme un collet qui se referme sur sa volonté.

Wier succède aux grognements de la reproduction. En lui l’image du théologien emmuré. Celui qui a légué ses initiales aux corridors du monastère.

La première porte suinte, ses gonds déformés par la poussée interne de sa digestion ; son judas exsude une pâte noire qui s’agglutine au sol ; coulée de sève comme d’une cire de messe inverse. Wier totem des désaxés, procède par éliminations.

374. Rouge Sur Chrome, Le Soleil Des Désossés

Posted in disparition, Uncategorized with tags on février 27, 2010 by 1000morts

Sa silhouette parsemée de hérissures comme des clous. Vengeance du contre-champ, douce douleur petit à petit qui atteint les rétines.

Rouge sur Chrome, le soleil des désossés.

Il avance parmi les ronces, s’empiffre de lumière, laisse la lenteur mordre ses bras qui glissent parmi les ronces. « En ces nouveaux territoires je ne suis personne ; en ces nouvelles contrées je ne suis rien. » Les caches d’armes sur l’île Art déco, contrebande des goules, Chrome en manière de coup de soleil, de brûlure d’estomac, ouvre enfin les yeux.

Les vibrations des couleurs, la danse de chaleur qui parcourt les distance, au visage de l’éternel couchant.

L’océan derrière lui, qu’il sent sans se retourner ; devant, la jetée, le ponton, des barques plates, un bâtiment de bois brut en longueur, ensuite un chemin qui se perd en disparaissant derrière une avancée rocheuse, puis la falaise, droite comme un précipice supérieur.

Chrome prend conscience de son mouvement juste avant de s’ébranler. Il hésite à explorer le bâtiment de plain pied, il en subodore les cadavres, les crânes géants qui explosent en aboyant, les fusils planqués cependant, des fusibles d’énergie, assurances sur la mort, des rats infectés, l’expression du contrôle, musiques et cynclintros du blafard, la vermine grouillant dans la paille et les caisses de bois. Il entrevoit les pieds de biche, la gnôle et les antiquités égyptiennes, la volonté du triomphe, occultisme au rabais, spirites en solde.

Chrome prend ses jambes à son cou et s’effondre en un spasme.

368. Vision De Wier En Fourmi-Lion Du Désespoir

Posted in disparition, magie noire, Uncategorized with tags on février 21, 2010 by 1000morts

Toute sa monarchie réduite à cela : un réfectoire vide aspiré par une âme qui implose.