Archive for the irradiation Category

471. Les Six Noms-Virus Du Grand Satan Hardcore : Syphilis Au Souterrain III

Posted in irradiation, possession with tags on novembre 20, 2019 by 1000morts

Ici ton visage au sol. La bouche pleine de terre. Expression directe des croyances articulaires. Cicatrice contre ta bouche, dialogue avec ta bouche. Écho dans les cavernes vides. Bruit sur l’eau. Ricochets de lumière.

La matière et l’esprit.

La matière et l’esprit.

Confusion des insectes.

Ta croyance à la commissure.

Section dans la chair.

À la jointure d’une lèvre et d’une lèvre.

Là où les baisers s’écartent sur autre chose.

Ligne plus longue que la précédente. Pour dire l’avenir.

Fourche, cartes du tarot, les créatures sans nom qui s’endorment dans les moulins enflammés.

Dévorés par la peur et les flashes bruyants.

La foule qui veut les piqûres.

Offre ses avant-bras à la marque du diable. Souille son sang.

Bois des insectes, puits de carbone. Bois des insectes.

Renifler du sang séché.

Téléphoner pour dire qu’on va bien.

Le langage simple des petites gens. Entre la déchirure et le dard du scorpion. Renifler de la morve séchée. Qui survit à une attaque nucléaire.

Ici ton visage, enfoncé dans la terre sale.

Piquée de pointes. Grêlée par la tempête. Par la fièvre. Aspirée par les concavités inverses de tes maladies. Qui survit à une explosion atomique.

Les démons invoqués par tes sourcils qui se rejoignent. Les six cents gestes pour faire surgir le Grand Satan Hardcore dans un salon. La femme connaît ton nom, Phyllis. Ton nom-virus sur les écrans blancs et les tours qui ouvrent le feu.

Les soixante gestes pour libérer le Double Satan quand les yeux refluent dans le feu.

Alignement des couleurs. L’impossible accueil du Core Motel, où trois hommes en un seul pour signer le registre, et une femme aux tentations tentaculaires pour déplier les pages d’un corps démultiplié. Six gestes pour rejoindre le présent quand les heures égrènent le nom de notre seigneur, non pas l’un des trois mais Syphilis à la fois.

469. Ici Nous Sommes Cachés Dans La Maison De Chair : Double Abîme Scalpel Éternel VII

Posted in irradiation, toxicomanie with tags on novembre 18, 2019 by 1000morts

Savoir qu’il faut s’y mettre, clavier pour mains d’enfant, la musique sourde des touches ultramodernes. Comment couper quand les mots apparaissent sur un écran de la taille d’une enveloppe ? Quand ils sont fréquence hors de toute bande magnétique ?

Bond dans le temps. La machine hoquette. Régurgite sa grammaire ancienne. Les promesses des tempêtes. Liées aux espoirs des ossements. Liées aux lècheries de blessures sous les coups de tonnerre, jusqu’à l’amoindrissement, la perte et la magie, jusqu’aux répétitions des jeux d’étranglement, Tim S. Glass dans les vestiaires et les toilettes pour homme, échangeant ses faveurs contre de la monnaie de singe, recherchant ses brûlures de guerre, parmi les retombées, les gradins recouverts de peau adolescente, des blessures hormonales, des dénonciations au proviseur, Tim photographe des entités intérieures, la marginalisation des témoins, il imprime des torsions dans les muscles du réel, écrans de chair, quelque chose comme un gant d’espion au bout du bras, écoute des aspirations du fluide, pénétration des tuyaux secrets, mains plaquées sous le plafond de verre, quand l’homme étouffe dans sa rivière incroyable, après l’échange des quantités d’eau et d’atomes, Tim sa mémoire de plomb gravée des radiations nocturnes.

Il déploie la vie d’un autre, sons d’une autre pièce, gémissements et coups contre les parois, raclements, râles sourds, scènes d’un autre étage, au Core Motel il surprend des discussions sur l’atome, les mondes impersonnels, cette machine qui vous crée, les mondes de l’eau, les mondes derrière les chutes d’eau, ceux qui se creusent dans le pli du bras, dans la forme d’une personne, sculptée dans la glaise de chance, Tim ici s’insère, une bombe lâchée un jour de transfiguration avortée.

Bombe à fragmentation.

Plusieurs dialogues dans la maison de l’anneau.

Électrons qui s’entrechoquent dans un verre de bière.

Nous sommes cachés ici, au vu et au su. Maison de la chair. Fréquence interdite. Silence des projections. Cachés au jour. Les semblances d’ailes brisées. Moineau qui chante dans la nuit, son ombre creusée dans le bois, son chant gravé dans la voix.

Plusieurs morceaux de Tim tourne à contresens.

462. Souvenir Du Poème En Noir : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière V

Posted in calcification, fantôme, irradiation with tags , on novembre 11, 2019 by 1000morts

Ici la salle-à-manger du meurtre, ses deux portraits en surplomb, l’échange des sangs assemblés, l’ancêtre à la souvenance et l’autre qui calcifie sur sa chaise percée, l’organe a son absence d’os, lieu du chien et de la misère, cheminée sur du vide et bibliothèque qui s’escamote sur le mensonge, promesses sans merci, l’échappatoire des estropiées, un bureau près de la fenêtre par où l’on regarde la créature qui s’approche, le soir qui tombe, la grosseur derrière la mâchoire, ne plus tenir à rien quand les stores s’abaissent comme un train de marchandises. Et derrière les carreaux de verre, la contre-allée vers la falaise, le kiosque où se déclarent les flammes, les champs de moutons et les connexions siamoises, l’erreur et le doute et le troc du sang d’absence. Quand les visages se multiplient en un seul, ces deux portes dont une fausse ouvrent aux plaques de marbre et aux marteaux qui frappent la peau fine des tympans. Elle est miroir sur le manteau. Elle est buffet aux couteaux. Et sous le lustre qui fait pleuvoir la nuit, Liz accroche ses filaments d’hivers nucléaires aux démangeaisons du diable.