Archive pour lodger

415. Lodger > Poussée Des Cafards > Archanges De La Peste

Posted in devoration with tags on octobre 11, 2011 by 1000morts

La nuée des cafards dans la chambre immaculée. Lodger attaché mais libre, son esprit envolé dans une prestidigitation, chair à parasite, assis contre le mur rembourré, oeuvre aux mouchards, repas des blattes, l’importance du son, des disharmonies, des strates de murmures dans la boîte crânienne, des rires aussi, surtout les rires, qui ricochent, confinent aux gémissements, la chaleur est trop forte, Lodger se fendille sous la poussée des cafards, des cauchemars kératinisés, les archanges de la perte.

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401. Les Mille Plaies de Lodger Visitées Par Une Armée D’Incrédules

Posted in demembrement with tags on janvier 14, 2011 by 1000morts

Rien n’indique qu’ils n’aient pas survécu. Leur ombre, pourtant, est ici, dans le shéol. L’Antichambre Des Disparitions.

Des mantes religieuses géantes, il sent les raclements de l’autre côté de la porte.

Des léviathans ressuscités. Des moustiques de la taille d’un faucon, aimantés par sa luminosité intérieure.

Lodger n’est pas en sécurité dans sa chambre. Les autres ont revécu leurs traumas en boucle, n’y croient pas et refont le parcours, reviennent sur leurs pas et recommencent, rebroussent chemin et contre-vérifiient. Lodger est piétiné par leur incrédulité, pendant que les insectes prennent le pouvoir et assèchent l’univers au niveau subatomique, transformant les terres fertiles du Ponant en déserts de rocailles, et tout en souvenir, tout en souvenir.

399. Vision De North/Wier/Lodger En Triple Echo De Chair Etiolée

Posted in etouffement, maladie with tags , , on décembre 22, 2010 by 1000morts

Il lui fallait cela : faire un avec la surface après s’être uni au souterrain. Son oeuvre au rouge : Wier et lui, Lodger et lui, trois facettes de l’extrême-nord, unis dans la canicule alimentaire des corps qui dégoulinent et s’étiolent dans la maladie et l’étouffement des cellules.

386. Chambres Corporelles Avec Vue Sur Un Autre Plan

Posted in mort-vivant with tags on octobre 21, 2010 by 1000morts

Sa tête dans une bassine, la bassine dans ses mains, Lodger ne sait plus où donner de la tête.

Le raccourci l’a laissé sans souffle. Même l’ascenseur lui paraît menaçant. Plein de cadavres hypnotisés par la drogue.

Trop de naissances laissent des blancs dans la tête, des zones de crépuscule, des angles morts. C’est là mais ce n’est pas vu.

Lodger doit pencher légèrement la bassine pour que ses yeux voient plus loin que le bord d’aluminium.

Le prosaïsme de la situation lui échappe légèrement ; il a perdu au change. Mais les corps nus sont bien là, étalés sur leurs tables de fer, accrochés aux sommiers continus. Certains se meuvent doucement ; la plupart sont inertes. Les yeux, cependant : tous les yeux sont écarquillés. Attachés à une réalité qui n’est pas celle-ci.

Leurs matières composent une chambre avec vue sur un autre Plan. Un hôtel étrange à l’échelle d’un crématorium, dont Lodger est désormais le gérant.

Et l’unique locataire.

384. Lodger Retrouvé Noyé Dans Une Flaque De Temps

Posted in calcification with tags on octobre 19, 2010 by 1000morts

Le vieillard attend l’injection jaune fluo, pour revivre encore et surtout perdre la mémoire.

Ces images qui déchiquètent son regard intérieur. Les scènes qu’il ne peut plus regarder en face ; même leur reflet le pétrifie.

Lui qui ordonnait aux nuées, subit une gravité décuplée ; avance par reptation quand il marchait sur le vent.

Debout au sommet du monde ; il contemple désormais les cafards en contre-plongée.

366. Au Diable De La Vie En Creux

Posted in demence, Uncategorized with tags on février 19, 2010 by 1000morts

Son double dans la croisée de ses bras devant le ventre.

Le maître déchu dans l’entonnoir de sa folie.

Lodger bave du ciment sur les capitons qui l’étouffent. Parfait sa mue mais reste prisonnier de la chrysalide. « A quoi bon ? », se dit-il.

A quoi bon gagner en puissance quand on ne peut même briser un lien de cuir.

336. L’Epiphanie Des Humeurs Mauvaises

Posted in fantôme, maladie, operation chirurgicale with tags on janvier 29, 2010 by 1000morts

Le corps comme décor, colonne vertébrale en tourbillon de chute, gorge du silence, tessons découpés dans la matrice, ce qu’on enlève revient hanter, descend au même terminus et prélève à tout va, vision de derrière les yeux, prédictions des chairs tuméfiées, les membres fantômes, Lodger c’est cela : l’immanence du goître, le flanc percé pour inonder ses ouailles, l’humeur qui s’accumule en manière d’épiphanie, l’évanescence qui se déploie et retombe, retombe, creuse les sous-sols qu’elle transforme en ciels.