Archive pour glass

458. Enfers Portatifs Dans L’Eau Des Miroirs : Double Abîme Scalpel Éternel IV

Posted in etouffement with tags on novembre 7, 2019 by 1000morts

Le voici dans la rue, le massicot d’ombre, attachée à la femme, sous la pourpre cardinalice. Le voici qui s’avance à reculons, qui s’estompe en se précisant, les cris sous la chair, au marché noir des mégots de cigarettes, tout ce qui se vend se consomme – c’est l’algèbre du silence. Le voici en son manteau, mystère du champ magnétique, la robotique des assoupissements. Un souffle tué pour une louve, derrière la femme qui arpente, parmi les colonnes et la vapeur dans les murs, un bruit de rats qui grincent et grignotent la cervelle. Déchiquettent le chemin descendant.

La magie sur son bras, au creux du coude un cercle noir, typographies du sens, la magie noire des encres contre nature, dirigée vers soi, opposée au monde. Son octogramme portatif.

Le voici qui cale ses pas sur ceux de l’autre.

Qui emboîte son petit enfer dans un cube en papier d’Arménie, joue de face en face, déplace les morcellements, le voici qui s’espace en se rassemblant, concentrant la lumière d’un chas d’aiguille pour y faire passer l’univers.

La Grande Fission fissure le plâtre de sa paume. Enveloppé du bruit des nuées, Tim Glass file et défait l’attente de sa danse de pluie.

Jusqu’à ce qu’elle se retourne et lève une main aux doigts trop longs, déchire le textile de la nuit et dans son calicot de corps nu, son ver nu d’une blancheur affreuse, la peau nue de ses doigts trop longs plonge dans l’eau des miroirs et serre la vie dans son poing jusqu’à ce qu’elle étouffe.

455. Hémisphères Éclatants De La Vérité-Radium : Double Abîme Scalpel Éternel III

Posted in toxicomanie with tags on novembre 4, 2019 by 1000morts

Le voici las, en morceaux, en son territoire secret, parmi le radium et les ciseaux, les bandes aimantées et les anneaux magnétiques, la machinerie obscure qui l’électrise, celle qui hante ses rêveries, Glass face à l’écran immense, encore fasciné de tentacules quand sa cliente a passé. Ces excroissances, chant d’alcool, manteaux de profondeur, les deux pans d’une même tenture, sur la coursive les dieux du mal, sous la poursuite sa forme de l’attente, jeu de massacre, Glass et les ombres qui ne se dissipent pas au soleil.

Les heures défilent mais les circonvolutions serpentes se tordent toujours sur la toile tendue.

Les machines chauffent.

L’huile baigne l’air d’une semblance de poison.

Ses poings serrés sur ses tempes.

L’écartèlement du divertissement.

D’un pore à l’autre les hémisphères s’écartent.

Glass devant le spectacle des révélations, sentant sa fin dernière, déjà mort quand la vie commence, accepte l’affaire et signe le chèque, appuie sur l’œuf pour craqueler la coquille et libérer l’âme des prophètes, première repousse, premier rejet, extinction des ombres projetées, dans l’enveloppe de papier brun, la bouteille et le cliché, déchirer le polaroïd et boire l’alcool bleu, l’alcool des tourbes, l’alcool et la vérité inscrite dans la viande de ses tempes, serrées de poings, usées de radium, un viol long et raisonné, l’œuvre au blanc de Tim S. Glass, appesantie de sagesse, pas de livre ici, que des bandes magnétiques et la certitude, l’infinie certitude que tout ça finira mal.

448. Glass En Son Cocon Gastrique : Double Abîme Scalpel Éternel II

Posted in famine with tags on octobre 28, 2019 by 1000morts

Ses visions de soi, toile articulée, une viande proche de la sienne, crocs de la faim, trop de pattes, trop d’abdomens en dehors, des choses qui pendent au plafond, dans les angles absolus d’une pièce qui n’existe pas dans ce monde.

444. Ses Yeux, Ses Yeux, Ses Yeux : Le Double Abîme Du Scalpel Éternel I

Posted in torture with tags on novembre 5, 2017 by 1000morts

Et cette cliente habillée de noir. Celle de l’absorption. Des infrasons.

Des heures qu’elle attend sur son fauteuil. Glass l’épie à travers le tableau noir, flashback dans les modes d’emploi de la nutrition déficiente. Celle qui exige des crocs au lieu des dents, et la famine éthylique à la place du sommeil.

Les adages défilent dans son esprit ; aucun ne s’adapte, aucun ne l’abreuve en sa nuit de pleine lune, aucun ne répond à la situation. Ses doigts courent sur le clavier. Les fréquences se succèdent. Se multiplient comme rats pris dans les vibrations d’un roseau, comme les enfants du paiement de la dette. La mythologie du commerce : tu me prends, je te donne ; tout le monde perd. L’épiphanie des sabots fendus.

La course en esprit de Glass : deux jambes amputées, balancements sur ses gros orteils, ses oreilles percées, les sons en sourdine, le monde qui s’efface en coulisse, le rideau s’abaisse, l’inconscience baigne son cerveau quand la cliente se lève, s’approche du bureau, le contourne, s’approche du tableau noir derrière, son visage à quelques centimètres, sa voilette frôlant la surface irradiée, et ses yeux, ses yeux, ses yeux-vortex chantent des libations aux dieux à tentacules, honorés d’une lueur rougeâtre qui fait glisser de la sueur dans le dos de Glass, qui le pique dans la nuque et le transforme.

– Herr Glass, la multitude…

La voix fait vibrer ses os des échos du scaphisme.

– … vous appelle dans la nuée du double abîme.

Glass, sa chair démultipliée se découpe dans l’immobilité éternelle du scalpel.

437. Où Glass Entrevoit Les Octosquelettes

Posted in metamorphose with tags on juin 24, 2012 by 1000morts

Cessation de l’arrêt, quand l’éternité s’enfourche comme un cheval de famine.

Son toit d’ardoises rousses. Ses jambes croisées prodromes d’éclairs.

Les bandes magnétiques défilent, sont stockées dans les arrière-boutiques doublées de plomb.

Glass épie ses clients aux rayons X. Entrevoit les octosquelettes, les tentacules raffinés, les yeux multiples fardés en pupilles fendues des veuves.

Maison du devin, demeure des océans, asile des réfractions. Où les échos des pas se répondent à eux-mêmes, dans le silence et l’épiphanie païenne des métaux lourds.

423. Vision De Glass En Tisserand D’Ombre

Posted in decorporation with tags on novembre 8, 2011 by 1000morts

Assis en tailleur, le Rouquin respire. Simplement. Il est nu. Voyez sa nudité. Le froid de l’asphalte. Ce vieux carton sur lequel il était appuyé il n’y a pas si longtemps. Et le bruit, soudain, le bruit d’un magnétophone dont on a pressé la touche [STOP].

Glass s’effondre.

389. Vision de North/Glass En Double Cascade Inversée

Posted in commerce, devoration with tags , on novembre 8, 2010 by 1000morts

Penché sur lui, il l’abreuve ; appuyé sur un vieux carton, il festoie. Troc des sécrétions et des dévorations dans les ruelles de la chair.