472. Regard Baissé Sur Les Hommes Sans Sourire : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière VIII

Ici le goût amer des nœuds gordiens.

Si chaque nation échoue, elles échoueront ici.

Statuettes d’électricité.

Meuble à dossiers, les générations d’hier gardées par des serrures d’étain. Des visages impassibles. Coups de couteau sur la surface du sous-main. Des chars solaires fixés sur le cuir et le bois des membres. Ici le bureau des harmonies et du chant loup-garou.

Qui peut dire qui se cache. Traduire la bible de la boue.

Au croisement des générations, hernie des sentes, vision-hexagone sur la ville en contrebas, en son marais de conjonctions.

Lumière tinte derrière l’horloge sans bruit.

Derrière le bureau un corps sec qui tourne sur lui-même.

Ampoule percutée.

Dessine des ombres mouvantes dans une pièce où rien ne bouge.

Les phalanges du désespoir se mettent en branle.

Aspirent les espoirs des générations successives.

Et cet homme, en sa nuit, trou noir de doigts manquants, mensonges des fusils braqués sur la tempe, la peur la peur, chemins retraversés dans les larmes, comprendre les drames lisses et les mains sans phalanges, murs baignés des traductions du désespoir, l’alignement de ses cachotteries dressées contre un mur sombre, lui spectre contre lui-même, hantise des retours, des retours, des retours, des retours, des retours.

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