320. Retour De Messaline Au Waldorf Astoria Du Diable (1/6)
1er étage, des pièces sourdes, le plafond à quelques centimètres du crâne, l’impassible assentiment du lustre à hauteur des yeux. Des pièces sourdes, et c’est tout l’instrument du déclin qui susurre derrière les rideaux d’organza. C’est l’étage des échanges, des communications, de la magie blanche. Des vases de recueillement, du lilas et du lithium en cachet.
Celles et ceux qui échouaient ici avait la gorge enflammée. La peau gonflait. Ils finissaient par ressembler à des squales. Avec des hauts de forme et l’assurance d’être torturés dans leur chair. Certains lisaient. Les autres violaient une jeune chienne.
L’étage des assoupissements, du dross, des assassins.
Au bout du couloir, la ligne de vie fait un T, une bifurcation qui ressemble à un dernier baiser. Trois portes. Une seule mène au couloir suivant. Les tapisseries cachent des pièges à loup. Y passer la main, c’est désirer la vie de couple pour encore applaudir. A l’ombre des portraits qui bougent, des carrelages électriques, les frottis vaginaux tournent mal. Se dédoubler pour être enfin seul.
Le 1er étage s’espace, gagne en profondeur, réarrange ses épis, moissonne les nubiles, préfigure l’anéantissement dans un simulacre de coït.
This entry was posted on janvier 13, 2010 at 3:18 and is filed under maladie, metamorphose, mutilation with tags messaline, waldorf astoria. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.
Votre commentaire