493. Chrome Aux Chants Irradiés D’Aurore

Sous les regards d’œil unique, Chrome sur la seconde marche.

Ils sont loin, ces escaliers de métal menant aux légendes de l’ordure.

Ces animaux à têtes. Cette porte qui ressemble à de la viande.

S’anime devant lui comme une veine au garrot.

Il sent les piqûres sur sa langue. Ses muqueuses en répulsion.

Chrome sécrète son antipoison dans une arrière-chambre du palais.

Et la main tendue, son costume comme une mue par-dessus la mue, comme un salut vers les anéantissements à rebours, vers le vent inverse des grands champs de pavots, des territoires qui penchent, des boissons désaxées dans la bouche, des morceaux de verre dans la nourriture, il sent les vibrations du prédateur qui calcule. Des plumes qui s’ébrouent dans l’air froid de la nuit. Et des chants irradiés de l’aurore qui recousent les scarifications au petit bonheur la chance.

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