492. Les Étoiles Clouées Au Plafond Des Villas Paranoïaques

Sur ses yeux les plaques de liège rosi d’aube.

Glass ne veut rien que disparaître dans les interstices. Les villes d’entre les veines du bois.

Sous la protection des dynasties végétales.

Ici a éclaté une bombe nucléaire. Ici dansent les copeaux de peaux irradiées.

Debout il touche presque le plafond du bout des doigts. Dans certains angles, la courbure du temps le replie comme un cadenas. Les ombres y sont plus fortes, plus soutenues.

La lumière du vide par les carreaux qui songent.

Ici les retombées du feu, ici les brûlures de guerre.

Un rêve qui pense qu’il est un rêve. Glass entre deux eaux. Le saphir d’alcool et la mue complète des sauriens. Vitrifié par le sommeil, il plonge au plancher.

Ici le chambranle et les portes sans serrure. Ici le temps ossifié s’effiloche comme une méduse dans son bassin de lumière.

Glass rampe, un chat vaincu, pupilles déchirées dans la longueur, rampe vers la porte au verrou, les artefacts de ses vies antérieures, une gorgée d’alcool qui ne passe pas incendie sa gorge et dessine des nappes phréatiques.

Il se retourne sur le dos. Un os iliaque pointé vers le plafond où creusent les étoiles.

Le plafond des villas paranoïaques.

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