467. L’Air Brûle Au Souffle Du Néant : Extrême-Nord (7/4)

Il en parcourt les rues comme un rêve.

Une cécité progressive. Celle qui pousse à écarquiller les yeux contre les fenêtres familières, pour ne voir que des cadavres vivants, des onomatopées, des symphonies de corps qui bougent, dansent dans les rayons de poussière, et son obstination à tout montrer, son obsession du dedans. Les donuts recouverts de cafards ; les chambres aux salles de bain communes. Sa petite musique de l’attente et du recouvrement. Elle le fixe, dans les couloirs d’hôpital, rames de métro murmurantes, vers les plages d’infection, rouge fourmi, entraîné vers le fond des entonnoirs, une langue qu’il ne parle pas, un pays trop lointain, un pays bleu comme il n’en existe pas.

Il en voit les rues comme des alignements de droites.

L’air ne circule pas.

L’air brûle aux incendies.

La marque à huit pointes. Dessin sur sa peau quand il passe le point de contrôle ; la vie en suspens quelques secondes ; sa vie secondaire, orphelin des joueurs, errent dans les rues de Tikal comme monnaies du commerce.

Et les sorcières commandent aux armées.

Volant au ciel bleu sur leurs tiges de pistils.

Leurs fauves féroces commandant aux nuées.

À l’assaut des espaces confinés.

Henry North, ici comme ailleurs. Seul dans les foules du soir écrasées de soleil, partage ses secrets dans le souffle du néant.

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