468. Les Yeux Jusqu’Au Sang Dans Les Pièces Du Sommeil : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière VII

Et quand les battements s’accélèrent, passage-éclair dans les mouroirs de la viande, jusqu’aux lieux où tout s’éteint.

Ici, deux fauteuils, un canapé, vitrine d’objets divers, et dans l’angle quelque chose qu’on ne distingue pas. Vue sur le jardin. Les pendus, le sentier où l’on court, les chiens s’accumulent, déchirent des gorges, les enfants courent vers les kiosques de la perpétuation. Et pourquoi, demandent-ils. Pourquoi faudrait-il toujours tout recommencer ?

Il y a quelque chose dans la ponctuation, répond-elle. Quelque chose qui me pousse à continuer.

Les mots qui changent. Les mutations. Tout cela n’est pas grave, ici tout est possible, les hommes qui se jettent des murs, ceux qui se tirent une balle, écrasent des serpents, jouxtent les mausolées mais pas encore, juste les clichés d’un passé d’ailleurs.

Écriture liquide.

Fleuve du poison.

Joute électrique des informations qu’on refuse.

Ici on dort, on fait des cauchemars, on oublie qu’on existe, on vit une autre vie, on lie d’autres liens, on noue des nœuds dans une existence de mouchoir.

Et à l’autre bout de l’ossuaire, les photographies des origines. La dévastation d’un passé potentiel.

Ici on termine ce qu’on n’a jamais commencé. Et l’on se frotte les yeux jusqu’au sang.

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