Archive pour wier

379. Monnaie Comme Cheveux Qui Feulent

Posted in commerce, possession with tags , on mars 4, 2010 by 1000morts

« Il est derrière moi, lui et sa fange. » Elle, son ombre s’étalait en effets de style, croissances, oripeaux des erreurs, cabinets de sa curiosité, une écriture malhabile dans la formation des échecs. Sa danse, cette danse-là, une tératogenèse. Messaline, son ombre, cette ombre virevolte, clignote ses doux bruits de cheveux qui feulent, le creux de sa hanche, délimite les fragments.

Elle se vide sur un soupçon, dans le secret des sucs digestifs : « Wier est partout, qui me possède, m’instruit, me dilapide. »

« Il frappe ma monnaie. »

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378. Enumération Des Symptômes De La Peste

Posted in maladie, Uncategorized with tags on mars 3, 2010 by 1000morts

Dans le vide aspirant de l’âme qui implose, Wier pense. Les soutanes défilent par vagues, dévoilent leurs ustensiles, les outils du remembrement, les cellules s’organisent en lettres. « Déjà tombés aux vers », articule-t-il dans un piaillement de sexe infantile. Wier sent les odeurs du marais, ses ouailles des roseaux de fonte, qui coulent. Effondrent leurs dynasties du poison. Amassent leurs particules de feu. Et dans la pénombre, c’est la pseudomonarchie de Wier qui énumère ses symptômes de la peste.

368. Vision De Wier En Fourmi-Lion Du Désespoir

Posted in disparition, magie noire, Uncategorized with tags on février 21, 2010 by 1000morts

Toute sa monarchie réduite à cela : un réfectoire vide aspiré par une âme qui implose.

365. Règle N° 1 : Ce Qui N’Est Pas Eclairé Est Déchiqueté

Posted in demembrement, maladie, Uncategorized with tags , on février 18, 2010 by 1000morts

Sans lumière, elle change de monstre.

Des morceaux de peau traînent encore çà et là.

Scansion obsédante de la vérole.

Applaudissements dans les coulisses ; Phylis déboule sur le devant de la scène, les bras levés en quinquonce avec la tête de travers et les jambes qui s’affollent.

Elle ne joue pas le jeu comme il faut.

Elle s’effiloche dans la poursuite qui la perd.

Ce qui n’est pas éclairé est déchiqueté ; Phylis ne dure guère au jeu cruel des épidémies.

Elle est pourtant centrale, celle qui refuse d’obéir aux didascalies.

Syphilis récrit les données, la distribution, dessine ses propres décors – cependant que l’ombre de Wier demeure en creux sur chacune de ses répliques.

350. En Majesté Des Sécrétions Etouffantes

Posted in etouffement with tags on février 12, 2010 by 1000morts

Wier revenu d’entre les terres, gravit la route de ciment qui mène au monastère. Il sent l’énergie de ses membres, la soif dans ses doigts de serre, l’appétence pour le concave, tous ses possibles en tumescence deviennent concrétion, le vieillard de puissance accélère sensiblement le pas, il aime le contact du ciment, cette sécrétion moderne qui bâillonne la terre, une bave étouffante qu’il verrait bien recouvrir chaque pouce carré de surface. Mais la porte est là, l’imposant huis aux grilles closes, qu’il traverse en protoplasme de fureur. Wier reprend sa place au trône du monde et c’est la totalité du réel qui se pousse pour la lui rendre, lui tendre son sceptre et courber l’échine au regard de son seul vrai maître.

342. Vision De Wier En Jeune Chienne Noire

Posted in devoration with tags on février 4, 2010 by 1000morts

Wier n’est plus la terre mais quel est-il ? Dévoration des apostats.

338. Une Fille Au Visage De Mouches Et De Scalpels

Posted in catastrophe naturelle with tags , , , on janvier 31, 2010 by 1000morts

Accoudé au bar, il boit des oreilles la soupe qui sourd du semi-piano dans l’ombre. Les tables sont à peu près pleines, elles lui semblent des canots de sauvetage où les naufragés trinqueraient à la santé du capitaine. Mentir ; se soulager. Tout brûler à la lueur de l’alcool. Noyer tout et son contraire. Entreprendre, sauter, oublier. Permettre à la moelle épinière de faire un tour, s’aérer sur les docks, tracer des rails de chance en élévation. Des vibrations sous ses pieds ; il n’y a pas de métro à Byble. SteelSun ne sait plus qui il est, jusqu’à ce que cette fille l’accoste franco :
– Vous êtes libre ?
– Je suis quoi, pour vous, un gigolo ?
– Vous prenez quoi ?
Le sol commence tout doucement à bouger ; le reste de liquide dans son verre balbutie son Coriolis inversé.
– La même chose. Dégagez.
– J’étais sur un coup, il est parti en fumée entre ici et la porte d’entrée.
– La même chose. Dégagez.
La fille en noir s’assied malgré tout, l’air d’être en paix avec le monde entier, ce qui a le don de le mettre en rogne. Les bonnes intentions, ça sert juste à justifier les pires saloperies, selon lui. Il s’en sort mieux avec une belle gueule qu’avec l’air paisible. Il sent sa chaise se soulever très, très légèrement au rythme des tremblements qui s’intensifient ; la sauce monte de plus en plus, ça lui file un mal de mer terrible. Il angoisse ; la nuit en finira-t-elle jamais avec lui ?
– Vous entendez ça ?
Le grondement ; il n’y avait pas prêté attention.
– On dirait un tsunami dans les fondations de la ville : je gagne quoi ?
– Le maître arrive.
SteelSun la regarde pour la première fois, et le visage de Phylis, extatique, transfiguré, semble habité par les mouches et des pointes de scalpel.