Archive pour lodger

291. Vision De Chrome Sous La Pulpe De Lodger

Posted in torture with tags , on décembre 15, 2009 by 1000morts

Lui est lyre entre ses mains, vibre au son de ses phalanges, la pulpe atone de ses doigts d’aveugle. Chrome connecté sur la menace, la grande promesse qui sourd de l’Ecole Mécanique De L’Armée.

287. Dans L’Antre-Miroir De Lodger

Posted in torture with tags , , on décembre 11, 2009 by 1000morts

Les fluides s’échappent du bout de ses doigts, dessinent des manucures dans la matière du vent, et sous le soleil statufié lance ses échauffourées et l’anathème de sa nuit, perclus d’endormissement. Lodger en appelle, pour la seconde fois, aux triomphes de Syphilis. Ses dons cachés sous les ongles, révélés dans l’Ecole Mécanique De L’Armée. Phylis aux tatouages mouvants, comme le sable qui avale. Lodger, son araignée prostrée dans une toile à la semblance de casernes, fait vibrer la toile et rameute ses charognards réunis en un seul corps. Une femme laiteuse et noire, qui n’est que mouvement – souvent à travers la trame des corps même – et images qui défilent, l’illusion du mensonge, la certitude du faux-semblant.

285. L’acier Viral Du Nom De Chrome

Posted in demembrement, passage with tags , on décembre 9, 2009 by 1000morts

Son visage d’émacié sent l’aiguille des sueurs, les prodromes de la colère, Lodger droit comme un phare de haute mer, brave, contrecarre. Ses yeux sont vides mais il se fait une idée imparfaite des couleurs ; il mélange ça avec de la musique. Il vibre excepté des mains, reprend son souffle pour le perdre aussitôt, sa fréquence est celle des corps, décidément, sans forcément le vouloir.

Sa descendance s’active en flots écumeux. Certains de ses fils baignent çà et là ; d’autres rassemblent, empilent ; d’autres se recueillent ; d’autres encore lavent les murs, noient les sols, grattent, épongent, redressent, réorganisent la colonie. Renouent les connexions. Raniment les terminaisons. Et au coeur de la termitière, Lodger, comme un passager, un hôte, dressé telle une stèle, imagine ses anathèmes, ses tortures de l’oreille interne, énumère ses ustensiles.

Il s’est passé quelque chose, un détail lui a échappé, sa litanie s’est interrompue et des corps ont explosé. Le réfectoire comme partition inachevée. Des notes de sang littérales ponctuent les murs. Une image s’impose, celle d’un visage très pâle, un homme, cheveux noirs, les yeux brillants de celui qui est déjà tellement mort, tellement souvent, et cette tonalité hagarde dans le mouvement de son aura/métal.

273. Vision De Lodger En Satan Lapidé

Posted in meurtre with tags on novembre 27, 2009 by 1000morts

Arrivée dans le réfectoire. Cette tache en forme d’élan, cette tête et ses deux envolées, rouges, au mur, les frères qui épongent au sol, d’autres assis bien droit sur des chaises, le regard dans rien, les yeux plus clairs que l’eau qui purifie, et Lodger, Lodger au centre de la pièce cathédrale, sa pourpre grise à la lueur de néon, dressé cardinalice et tel un phare au milieu des tempêtes, donne ses ordres pour creuser le sillon et organise la lapidation des stèles de Satan.

270. La Sainte Trinité Des Bandes-Sons De La Cécité

Posted in enterrement with tags on novembre 24, 2009 by 1000morts

L’aveugle se relève, énonce des oracles, dans la fumée des noix de muscade et les volutes du volcan souterrain. Il sort de la cellule, s’appuyant lourdement sur son bâton et pourtant marchant d’un bon pas, engendrant l’écho dans les couloirs déserts. Une lente et lourde marche, ses trois jambes contre la pierre, l’assurance de la cohérence. Toutes les partitions défilent derrière ses yeux, déconstruites et rapiécées à la va-vite ; portées issues des songes, clés des chants organiques, silences nourris des cliquètements, la sainte trinité des bandes-sons de la cécité.

Lodger, le visage relevé dans sa ténèbre, évolue parmi les brouillards colorés de son enterrement permanent.

267. Une Longue Nuit De Passages Répétés Jusqu’Au Creux Même De Khalaï

Posted in maladie with tags on novembre 21, 2009 by 1000morts

Où est-elle passée. Où est cette fille, ses cheveux presque blancs, le grain de sa peau, la viande sous mes doigts. Sa chair feuilletée. Ses mille-pattes internes, la fertile variété de ses devenirs, sa glace aux légions de reflets, son diamant de facettes. Où s’est close cette marche. L’exploration. Fourrailler dans ses conduits. Malaxer les parois, les interstices, les lieux permanents du Passage. Qui me l’a enlevée, celui-là sera traqué, retrouvé.

Jusqu’à l’hallali des ongles retournés et de la bile qui s’épanche.

Celui-là seul connaîtra mon visage avant d’en emporter la fixation sous mes propres doigts.

Une longue nuit de passages répétés jusqu’au creux même de Khalaï.

265. Les Mains Au Collet, La Tête Dans Les Flammes

Posted in munchhausen with tags on novembre 19, 2009 by 1000morts

Les mains de Lodger se sont détachées du corps disparu, électrifiées par la discontinuité du toucher. Le Marcheur lui-même a les yeux qui bavent et ses bras tremblent, toute bouche de son corps commence à exsuder, sa température interne monte en flèche, Lodger bouillonne et son sang et son eau et toutes formes liquides de son esprit ; Lodger, pris dans le jeu d’une marche interrompue, a la vision d’un oiseau qui s’enfuit d’un collet en abandonnant sa tête derrière lui.

258. Sous Dix Tonnes De Nuages Pétrifiés

Posted in etouffement with tags on novembre 12, 2009 by 1000morts

Comme une Lhassa dressée contre les flots de fréquences sauvages, le monastère. Cette ancienne caserne, une armée troquée pour une autre, montagne peuplée, des foumis-lions le long des jambes, et les sincères, définitives et parfaites occasions de s’enterrer à ciel ouvert, sous dix tonnes de nuages pétrifiés.

255. Forteresse De La Foi Aux Veines Etranges

Posted in calcification with tags on novembre 9, 2009 by 1000morts

Lodger dans sa tourmente. Tandis que le reste du monastère où clapotent les eaux, s’affaire selon les heures, passe du réfectoire en demi-cercle complété d’une droite, et des assiettes retournées sur les tables, aux couloirs en arc-de-cercle, superposés. Pas de cage d’escalier, non : des passages d’un niveau à l’autre, via des cellules, parfois en sautant un ou deux étages, étrangement. Les frères vaquent, lunatiques, s’enclaquent les corvées comme le jour aligne sa rosée à l’orée de cette forteresse dressée contre l’océan. Pendant ce temps, Lodger, ses muscles atrophiés, devient excroissance…

243. Vision De Lodger En Cygne Pris Dans La Glace

Posted in calcification with tags on octobre 29, 2009 by 1000morts

Sa fugue entamée mais jamais close, les mains découpant l’air et traçant le néant, la paire d’yeux extatiques de l’aveugle, blanc sur blanc, ses deux gouttes de lait au giron des fréquences, sa vibration érectile, trois jambes, une peau blanche et noire, des défenses et le bois précieux, tous ces ongles noirs dans la pensée du chat, Lodger pris au piège d’une incantation diabolique, prend, lui, acte du crépuscule et fige le mouvement dans un déni perpétuel.