Archive pour liz

271. Quatre Points Noirs Sur La Peau De Liz III

Posted in demembrement with tags on novembre 25, 2009 by 1000morts

Seule entre ses parois, Liz, démembrée par l’écartement, ouvre la voie, laisse place, libère l’espace, et quatre forts chevaux n’ont pas assez d’une éternité pour en fixer l’envergure.

Publicités

269. Quatre Points Noirs Sur La Peau De Liz II

Posted in reproduction with tags on novembre 23, 2009 by 1000morts

Sa mort naturelle se fraie un passage, et c’est toute l’horreur de l’expulsion quand elle transmute la délivrance, fixe l’hébétude et précipite dans un brouet d’origyne.

264. Quatre Points Noirs Sur La Peau De Liz I

Posted in mort naturelle with tags on novembre 18, 2009 by 1000morts

Le terme s’approche et c’est la fin qui paraît reculer.

256. Liz Marche Dans La Magie Blanche

Posted in pourrissement, reproduction with tags on novembre 10, 2009 by 1000morts

La folie aux visages de la femme : Liz et sa gestation de bête, tout l’univers de ses mille morts qui gonfle comme chair chargée de gaz, remonte à la surface, joue au yo-yo avec le réel, et s’abaisse jusqu’à plonger ses chevilles dans la fange. Liz-la-Mariée, très Grand Siècle, approfondit sa connaissance des descendances. Et marche, continue de marcher dans les grandes cités vides sous la lune.

244. L’Adage Des Victimes

Posted in commerce with tags , , on octobre 29, 2009 by 1000morts

Que voulez-vous ? Mon dû. Je n’ai encore rien pour vous. Et tout ce papier noirci ? Des mots sans queue ni tête, rien de précis, des suppositions, de la mauvaise prose. Les bandes magnétiques ? Du bruit blanc, inutilisable : la matière première, je vous dis, n’était pas assez bonne ; or, un cut-up, c’est comme un ragoût, il vaut mieux de bons ingrédients si l’on ne veut pas rater le tout. Approche encore. OK ; j’ai froid. Rien n’est rien, ici : tu es à Byble, mon chou. Je suis à Byble, oui ; et alors ? Alors, si tu es seul à exiger quelque chose, c’est toi que tu mets dans la balance. Et si je m’en fous de me commercialiser ? Le vieil adage n’est bon que pour les victimes : on ne vend d’abord que ce à quoi l’on tient plus qu’à la mort, voilà la vérité. [Fin de la retransmission]

240. Glass Et Le Fantôme Félin De La Fille En Noir

Posted in suicide with tags , on octobre 26, 2009 by 1000morts

Glass claque la porte de sa chambre, emprunte l’escalier qui descend puis, se ravisant, opère un militaire demi-tour et monte jusqu’au toit. De là, la vue imprenable sur rien, le brouillard et la nuit. « Comme un promeneur solitaire au sommet de la montagne », se dit-il. Sauf qu’il n’est pas seul, que la montagne est en béton même pas armé, et que ses poches à lui aussi sont vides. Qu’opposer à ces deux yeux vides qui scintillent au bord du vide ? « Approche. »

La voix lui rappelle quelque chose, un goût métallique, une table ronde qui pue la sueur plus chère que l’alcool, des chaises en bois, un long miroir derrière le comptoir, des habitués surtout, et cette fille face à lui qui hurle à l’intérieur. « Approche, tu ne risques rien à faire le premier pas. »

C’est ce qu’on dit, qu’il pense, avant de marcher lentement. Un écho parcourt l’univers du vent, une silhouette qui marche sur le tonnerre, la vieille arcane du pendu retourné comme un Pierre aux regards d’énucléé, la main dans la clarté difforme. Glass a des envies de branlette soudain, de perte de soi, de jouissance dans l’éparpillement sous forme de gouttelettes, la nuit la plus longue, les couteaux qui se dressent et s’enchâssent dans la chair. « Tu sais ce qu’il te faut. Je sais ce que tu sais. »

Le chat qui jappe dans le noir perd la boule et saute dans le vide, au moment précis où Glass est à portée de griffes.

233. Sur Le Damier D’Un Mirage Viral

Posted in maladie with tags on octobre 19, 2009 by 1000morts

Dans ses derniers mots, Celui-Qui-Prend reçoit, efface, se tapit de la manière du mal, du saisissement. Sorcière-Aux-Tendons, elle ressent en son giron, ses terminaisons nerveuses composent un cocon pour la bête, une chrysalide pour la larve. Un berceau de ramifications. Un Berceau-Qui-Sent. La sainte famille de la prolongation de la douleur et de l’affection. Liz se cache des mélanges griffes & crocs, avance masquée, son visage à la semblance d’une paroi abdominale infectée. En sa cité rouge, descend les escaliers de pierre et s’appuie aux balustrades éventrées. Epie les baleines échouées. Contemple son propre échec. Et déplace son pion interne sur le damier d’un mirage viral.