Archive for the reproduction Category

327. L’Engendrement Mutuel Du Sud Extrême Et Du Nord Interne

Posted in immolation, maladie, reproduction with tags , on janvier 20, 2010 by 1000morts

Aux accumulations de l’extrême-sud répondent les frissons de l’ultra-nord. L’un perché sur le promontoire, l’autre étendu en lac de fusion ; le noir laiteux, suspendu entre cavité et dome, le rouge aveuglant, disperé en sa masse ; North surplombant Glass, un duel sans contact, une escarmouche de cécité.

Le premier au-dessus de sa mer de nuages, le second ce même océan intérieur, qui engendre la multiplication, scandant ses origines, déplorant la maternité et l’engeance, les cabinets de curiosités, les collectionneurs sans âme.

Mendiant aux mains vides quand il faudrait vendre, Glass aiguise ses armes du vitriol.

A l’inverse, North dégoupille l’incroyance et enfonce son poing dans le ressac.

Perpétue le son d’antimatière, perfore la poche amniotique, injecte la semence de vide et referme la plaie des laves.

Le temps à rebrousse-poil s’enroule jusqu’au pixel originel.

Et explose en infinies myriades.

Qui pleuvent leurs grèles, leurs affections, sur son visage à la peau blanche.

Trop blanche pour ne pas être mutagène.

310. Vision De Liz/Phylis : Les Deux Faces Du Gant Retourné

Posted in demembrement, reproduction, Uncategorized with tags , on janvier 3, 2010 by 1000morts

En naissant à Byble, Liz a engendré Phylis. Et sa cohorte des démembrés se déverse – invisible à l’oeil – sur la ville, tandis que Liz agonise dans la parfaite assurance d’avoir donné vie à la mort en elle-même.

288. Les Membres De Liz Repoussent Sur Une Autre

Posted in demembrement, reproduction with tags on décembre 12, 2009 by 1000morts

Liz-la-Tendresse, l’étouffante, la touffue, ses pistils de viande, qui enserrent, le bruit dans les étages inférieurs, la somnolence, le vagissement du bas du ventre.

Epanouie et fanée.

Terrible aube et agencement du terreau nocturne.

Un nid en manière de piège-à-loup. Berceau des civilisations.

Le refus du chiffre six. La matière des indifférents.

Incohérence n’est pas chaos se dit Liz. Simple n’est pas facile.

Elle énumère et disperse ses pollens.

Dans la grande soupe populaire des civilisations.

Anémiée.

Perdue pour la souffrance et l’autoérotisme. Juste cette panse éventrée abandonnée à la lumière rouge d’une fleur noyée de rosée.

Gorgée du suc des dimensions.

Rapportée en graine dans un bagage et plantée, comme par mégarde, dans la moisissure.

Poussée végétale.

Répulsive.

L’assuétude des trépanés.

Liz voit ses membres repousser, mais non, c’est L’Autre.

284. De Traces Que Sa Neige D’Entrailles

Posted in disparition, reproduction with tags on décembre 8, 2009 by 1000morts

Comme un gant retourné, son vagin inversé, l’autre Liz qui était sa peau interne, sa peau s’inverse, comme un plâtre en caoutchouc se redresse, prend pied là où Liz a perdu, perdu la partie, perdu la raison, l’autre Liz qu’était sa Terre creuse, sa planète concave, tapissée d’organes, dense en globules, sa musique des sphères gravée en un long sillon le long des bras, des jambes, jusque dans la fente palatine, ses tuyaux qui évacuent, se désengorgent, la sorcière aux mille chevraux, aux cent mille morts, l’accumulation de ses sécrétions aide Liz à engendrer sa semblance. A la prendre dans ses bras. A se redresser dans la lumière du Ponant. A retomber dans sa torpeur de muscade. A se dissiper, rêve mauvais. A ne laisser de traces que sa neige d’entrailles.

283. Vision De Nile En Séparation Vivante

Posted in demembrement, possession, reproduction with tags on décembre 7, 2009 by 1000morts

Vision dans les couloirs empeuplés, visions dans l’interstice des portes, dans l’azur ajouré des persiennes, dans le plexiglas bleuté et malade des bureaux, des casiers d’acier, la glace des ustensiles et des tables d’opération, il marche avec une démarche de gardien de phare, ou plutôt de commissaire d’exposition, avec l’air compassé de celui qui possède, à qui l’on a donné et qui, désormais, détient. Habite. Epouse. Divorce. Sécante. Eparpille. Ensemence.

280. Quatre Points Noirs Sur La Peau De Liz IV

Posted in demembrement, reproduction with tags on décembre 4, 2009 by 1000morts

Expulsion de la gangrène, extraction du Levant : Liz est plusieurs, deux font une foule, une marée qui, au contact de la cité, se teinte de la pourpre cardinalice qui fait la teneur du haut mal, nue, nuée, énucléée de sa propre entraille, abstraite de sa projection de soleil sous la poussée des meurtrières. Liz en sa cloison, déviée, la lie au fond du verre, derrière la vitre du son.

269. Quatre Points Noirs Sur La Peau De Liz II

Posted in reproduction with tags on novembre 23, 2009 by 1000morts

Sa mort naturelle se fraie un passage, et c’est toute l’horreur de l’expulsion quand elle transmute la délivrance, fixe l’hébétude et précipite dans un brouet d’origyne.

262. Les Deux Iris Qui Mènent A La Nuit

Posted in marche d'enfer, reproduction with tags , on novembre 16, 2009 by 1000morts

Ils sentent la peau qui s’espace et tout à coup fusionne dans une même ligne de fuite. Elle, l’invisibilité du fantôme, rose éclose au coeur du jardin-labyrinthe, baignée de lumière ultraviolette et des lampes à acétylène ; lui, l’imperméabilité du plomb, pièce d’échec qui se déplace de son propre chef, au gré des stratégies et de l’amour du chaos. Unis dans le mouvement, images qui bougent, machinisme de la magie noire et blanche, oeuvre au pourpre, Messaline et Chrome paumes contre paumes et le double tunnel de leurs visions du Grand Autre, achèvent leur marche d’Enfer au creux d’un ventre.

256. Liz Marche Dans La Magie Blanche

Posted in pourrissement, reproduction with tags on novembre 10, 2009 by 1000morts

La folie aux visages de la femme : Liz et sa gestation de bête, tout l’univers de ses mille morts qui gonfle comme chair chargée de gaz, remonte à la surface, joue au yo-yo avec le réel, et s’abaisse jusqu’à plonger ses chevilles dans la fange. Liz-la-Mariée, très Grand Siècle, approfondit sa connaissance des descendances. Et marche, continue de marcher dans les grandes cités vides sous la lune.

245. Les Chants Des Engoulevents

Posted in reproduction with tags on octobre 30, 2009 by 1000morts

Nile et ses Dynasties parthénogénétiques, l’appareil digestif du Parti, cyanure imbibé, la cartographie de ses déviances dessinait des continents du meurtre. Se développaient comme un papier buvant l’eau rougie, un Rorschach s’extirpant de sa chrysalide de chiffon, l’âme du défunt revenue d’entre les morts pour être bouffée par le premier engoulevent venu, l’enviol des oiseaux affamés sur les toits à pignons, attendent leur heure car elle vient toujours.

Nile et ses Dynasties protoplasmiques, partent du monocellulaire pour atteindre à la perfection minérale, la pureté du sang, les mariages à l’intérieur du giron, de la meute, la descendance qui, effectivement, descend. Chute dans les escaliers. Et perd tout son fluide dans les cataractes des cathédrales consanguines.