Archive for the meurtre Category

405. Artefact Deux : L’Incandescence Des Trompes

Posted in meurtre with tags on mars 4, 2011 by 1000morts

Tu sens le parfum des armées, humes l’incandescence des trompes, les huit yeux des marguerites.

Tes silhouettes dansent aux projections des lampes à acide.

Tu as jeté les dés d’os et gagné la tige : Artefact Deux.

402. Au Mépris De La Lie Entière

Posted in meurtre with tags on janvier 25, 2011 by 1000morts

Syphilis attaque alors les premières rangées, le paradis du pauvre, des siècles de nutriments déficients ont créé une espèce extraordinaire, leurs doigts s’entrecroisent, leurs aiguillettes sont ligaturées, leurs langues bifides sectionnées à la naissance, leur poids n’est pas proportionnel à leur masse, d’où leurs souliers empesés, aux semelles de cailloux et recouverts de boue, leur langage même transpire la dégénérescence, les mariages consanguins, l’amour des comédies sentimentales, les vagissements et les mots sales et poulpeux de la dernière populace.

393. … Lune Gobée Par Une Ville D’Impasses

Posted in meurtre with tags , on décembre 7, 2010 by 1000morts

Il lui a fallu dégainer et se frayer un passage façon rasoir, un littéral bain de sang, vomi dans la rue lorsqu’il a ouvert la porte, détalant de nuit poisseux vers les ruelles, avant de réaliser qu’il n’y avait plus, pour North, que des impasses d’une ville se refermant sur lui lentement.

385. North Se Perd Au Jeu Sanguin Des Miroirs

Posted in maladie, meurtre with tags , on octobre 20, 2010 by 1000morts

North a l’impression de cet autre avant de réaliser sa présence.

Un instant, le siège à côté de lui était vide ; le suivant, on lui parle semble-t-il depuis des heures, à en juger par son propre épuisement. Le déferlement d’informations noie ses récepteurs, court-circuite ses terminaisons. Pourtant, le rythme du discours est incompatible avec le sien, il le sait. Pas tant sa vitesse, non, bien qu’elle soit d’une faiblesse quasiment insoutenable.

La tonalité adoptée lui fait mal, un mal profond.

Lui fouraille le ventre.

Il reconnaît cette voix mais elle est par trop déformée.

Un enregistrement passé au ralenti.

Un ralenti extrême.

Une voix qui lui dit quelque chose.

Une voix qui est la sienne.

Lui dit des mots qu’il n’a pas encore prononcés.

Le prévient d’atrocités qu’il n’a pas encore commises.

Lui détaille les coulées et les sections.

Lui dessine dans l’air ses massacres complexes.

Il réalise alors que l’autre c’est lui, son image projetée à ses côtés par un jeu complexe de miroirs, ricochets sur des bouteilles et des ampoules, des tissus luisants, les peaux en sueur et les muqueuses, des illusions en fragments recomposant son futur.

North se courbe alors en avant et vomit du sang dans ses mains, et tandis que la lame dans son fourreau pousse un cri de colère, clopine vers la sortie pour lui donner ce qu’elle désire le plus au monde.

369. Comment Le Rouquin Trouve Désormais Son Plaisir Dans La Famine Et Le Fouet

Posted in devoration, meurtre, Uncategorized with tags , on février 22, 2010 by 1000morts

Ca tintinnabule dans le fourreau de North. « Elle a faim. »

Le Dévoreur grince des dents, bave du sang, du feu, du pus, du foutre, en vain. « Tu n’auras pas ton meurtre. Pas maintenant. »

North sait patienter. Comment dresser les pur-sangs, leur inculquer le goût de l’holocauste plutôt que du massacre, le sens du cannibalisme enseigné aux omnivores. « La décision et l’offre me reviennent. »

Il sent la lame crisser contre le cuir bouilli, cela tient tant du regret que du plaisir, celui d’être fouetté par plus affamé que soi.

367. Passager (8/10)

Posted in meurtre, passage, Uncategorized with tags on février 20, 2010 by 1000morts

Et c’est une course-poursuite. L’homme sort une arme à feu de la doublure de sa veste, un objet improbable, chimère de pistolet à amadou, de colt et de visée à infrarouges. Seule l’arme les sauve pendant un temps, des ombres qui glapissent à leur odeur, des mâchoires qui arrachent le vide, de ces espèces de visages qui ne ressemblent à rien. Un moment, le Passager se retrouve à terre, des griffes plantées dans l’épaule, un souffle sur son oreille, et sert déjà son goût de peau sur un plateau d’argent.

Un nouveau coup de feu, l’un des derniers, dégage son prédateur dans un éclair de fumée, d’autres accourent pour leur part du gâteau, et tous deux reprennent leur marathon. Le cimetière défile, arbres, arbustes, buissons tordus par le feu, des flaques nauséabondes reliant les autels, le soleil fléchit, ralentit comme ils détalent encore, évitant des massifs de crocs pour tomber dans un traquenard, des toiles tendues se révèlent vêtements en loques, et toujours le second Passeur entraîne son client, déboîte presque son bras meurtri qu’il ne lâche pas, son silence ne répond qu’aux hurlements de l’autre, une main en avant pointant son tube d’acier, et les grilles s’approchent, reculent, jouent une valse étrange au fil du sentier qu’ils ne peuvent quitter, au risque de se retrouver l’un d’eux.

Le Passager commence à penser qu’il ne doit plus guère rester de balles, et pourtant son guide n’a pas rechargé. Les éclairs jaillissent encore, faisant plier les échines ou déchirant les toisons.

A quelques mètres de la grille, ils sont encerclés.

348. Glass, Une Lame D’Ombre Qui Chemine

Posted in devoration, meurtre with tags , on février 10, 2010 by 1000morts

Sa nouvelle ombre marche au pas, North reprend la route du Là-Haut. Retraverse les strates meurtrières des fondations de toute ville, prête l’oreille aux petits gémissements dans les anfractuosités, aux pirouettes des bifurcations, s’interroge : que faire d’un Dévoreur ? Et surtout : le Rouquin était-il destiné à cela ?

Cela peut paraître une question bien futile, une fois le sacre accompli. Mais tout dépend de cela, martèle-t-il en battant les pavés. Glass était-il prêt à être forgé ?

339. Vision De Glass Comme Reflet De La Vie En Creux

Posted in fantôme, meurtre, possession with tags , on février 1, 2010 by 1000morts

Il marche dans les couloirs sous la montagne mais ses pieds frappent ceux de l’autre à chaque pas. Attaché à un corps qui n’est pas le sien, Glass déambule, homme sans sommeil, voyant sans yeux propres, arme dans l’étui de North, plus terrible sans doute que le pire métal, condamné à dévorer les ombres de ses ennemis, leurs âmes d’obscurité, au service d’un tueur inanimé.

325. Vision De Syphilis En Pietà Des Greffés

Posted in meurtre with tags on janvier 18, 2010 by 1000morts

L’onde est terrible, c’est un tremblement de tous les membres, tous ses milliers millions de membres qui vibrent à l’unisson dans la parfaite incompréhensible partition de la colère et des meurtres avortés.

305. Ciel Du Soleil D’Acier I

Posted in disparition, meurtre with tags , on décembre 29, 2009 by 1000morts

«… La seringue pénétra l’avant-bras et BLAMBLAMBLAM tête explosée contre le mur de briques rouges. Moralité : le Plan Byble tourne sur un axe-soleil. Les districts étalent leurs avenues à partir d’un centre unique aux nombreuses lignes de fuite : treize, pour un noyau simple de cinq terres. La race des deux-foix-nés est restreinte à quelques rares unités, et s’érige en véritable caste dans des cités-bunkers, endormie au creux des montagnes de l’Extrême-Nord. Les glissements de terrain de 1949 ont fait basculer les continents dans des plans différents. Skylight Republic, par exemple, nourrit ses monstres, cachés sous les croûtes de ses plaies de guerre. Le temps incarne ces changements de Nature, mais il n’est qu’un facteur ridiculement secondaire.»

Il lui sort son baratin tout en s’extrayant de la pièce sombre, envapée des lueurs débiles scène plongée dans le rouge profond, une tombe dans le soupir du son ; bruits de baleine, déboule sur la piste, trémousse ses courbes sur les planches, sous une rangée de lampes à pétrole brisées, jeu de miroir fait croire à un fantôme derrière elle mais SOUS la scène se déroulent des exactions pour les communs mortels en nourritures ; Messie tord son corps bras levés cassés, longs gants de soie noir, robe sans manches de velours pourpre, vague de corbeau ambre sur les épaules bouche et langue mouillée (on devine) ; tout s’éteint dans la lumière. Passe dans le sas du dehors.

SteelSun époussète son costume sombre légèrement atteint par les orgones mortes qui tapissaient les couloirs d’aluminium des mines d’alcool, ascenseur vers le haut à l’inverse, ressort dans un monde différent, indifférent. Le train arrive, se retrouve sans plan dans la ville dorée, immenses immeubles brillants, prend une ville au hasard, se perd, se retrouve, se rencontre, perd la mémoire en chemin vers les grands abattoirs de destins.

Tout se souvient du rien quand Messaline lui adresse enfin la parole.