Archive for the immolation Category

420. Quatrième Cercle De Résurrection

Posted in immolation with tags on novembre 4, 2011 by 1000morts

L’image est floue, Messaline embrase tout, jusqu’aux confins.

373. Passager (10/10)

Posted in immolation, possession, Uncategorized with tags on février 26, 2010 by 1000morts

Le soleil au zénith trouve le Passeur sous un orme, un arbre étrange qui ne pousse plus ici. Un pot de terre cuite est posé à ses côtés, il est assis à l’ombre, appliquant l’onguent sur ses cicatrices. Des lignes rouges sur ses bras et ses jambes, et labourant son torse nu dans la lumière vibrante. Ses cheveux noircissent légèrement sous le poids de l’ombre bleutée.

Encore une chaleur à vitrifier l’asphalte.

Un peu plus loin, les vagues accordent aux engoulevents un autre jour de répit. Une tache rousse s’approche de l’arbre, trottine au milieu des herbes rares, dodeline de la tête, avise une poussée de fraîcheur sous une branche avancée, pas trop proche du Passeur, et s’assied. La chose arrondie se lèche tranquillement les pattes.

327. L’Engendrement Mutuel Du Sud Extrême Et Du Nord Interne

Posted in immolation, maladie, reproduction with tags , on janvier 20, 2010 by 1000morts

Aux accumulations de l’extrême-sud répondent les frissons de l’ultra-nord. L’un perché sur le promontoire, l’autre étendu en lac de fusion ; le noir laiteux, suspendu entre cavité et dome, le rouge aveuglant, disperé en sa masse ; North surplombant Glass, un duel sans contact, une escarmouche de cécité.

Le premier au-dessus de sa mer de nuages, le second ce même océan intérieur, qui engendre la multiplication, scandant ses origines, déplorant la maternité et l’engeance, les cabinets de curiosités, les collectionneurs sans âme.

Mendiant aux mains vides quand il faudrait vendre, Glass aiguise ses armes du vitriol.

A l’inverse, North dégoupille l’incroyance et enfonce son poing dans le ressac.

Perpétue le son d’antimatière, perfore la poche amniotique, injecte la semence de vide et referme la plaie des laves.

Le temps à rebrousse-poil s’enroule jusqu’au pixel originel.

Et explose en infinies myriades.

Qui pleuvent leurs grèles, leurs affections, sur son visage à la peau blanche.

Trop blanche pour ne pas être mutagène.

322. Autolame Aux Strates Ocres De North

Posted in immolation with tags on janvier 15, 2010 by 1000morts

Arrivée aux souterrains, au dessous des tables en pierre. Les labyrinthes de l’organe. Les circumnavigations et les volutes, la compilation de ses névroses, de ses pertes, lui faisaient craindre le pire. North en son anonymat, le nom d’un lieu, sa mutation sur la route, un sentier creusé par soi, en autolame.

La perforation des parois du rêve.

North sanguin, entame la descente aux espaces du chaud, du safran, des strates ocres, des repentirs, récollection des nécroses, la dernière porte avant l’humide abandon aux pièces sans buée.

321. Comme Une Chair Absorbée In Utero

Posted in devoration, disparition, immolation, noyade with tags on janvier 14, 2010 by 1000morts

Ses os calcinés, Glass prend un instant conscience de sa position centrale dans l’univers. Glass est cavité dans la lave. Puis il est noyé, à nouveau. Et son fantôme règne sur des cascades. L’hypotisme de ses yeux. La rapide agonie de ses hyènes en troupeau. La naissance remplacée. Les bras percés de barrières et l’attaque des chiens. La chance dans les oreilles hors l’église où elle n’est pas. Le sens du tragique, politique de la main tendue, torture électrique, Glass tourne en rond et se retourne et se retourne. Mais son ombre reste gravée en lui comme une chair absorbée in utero.

319. La Merci De Johannes Wier

Posted in fantôme, immolation with tags , on janvier 12, 2010 by 1000morts

Et c’est de nouveau vers le bas, pense-t-il. Toujours plus bas, toujours. L’odeur des dîners, le bruit des foules, North laisse derrière lui l’existence à défaut de la vie. L’opium de la ville, le fuel des virées. Le vitriol dans les verres, qui allume la peau et explose neurone après neurone. Sa soirée dans les arrière-boutiques des vendeurs de dross l’ont laissé engourdi. North se sent vieillard. Il entend des cris continuels, qui s’auto-engendrent, quelque part dans son oreille interne, entre marteau et enclume. La foule égalisée. Les images courues. North marche mais c’est un autre qu’il voit à sa place, derrière lui, une ombre qui n’est pas celle de son soleil, ni même le double irisé qui poursuit ses cauchemars. Non, North ne reconnaît pas son image mais il sait, d’instinct, s’il est chasseur ou proie.

– Qui êtes-vous ?
– D’ailleurs.
– Que voulez-vous ?
– Remercier.

North sent la pression de deux lèvres sèches sur son cou et l’impression se dissipe. Un courant d’air lui a porté des paroles distantes. Mais son cou lui fait mal.

Là où le fantôme s’est inséré, la brûlure mime une bouche offerte.

318. Glass En Son Petit Théâtre Du Maelström

Posted in immolation with tags , on janvier 11, 2010 by 1000morts

Byble sous la neige et pourtant Glass brûle de mille feux, qui sont chacun mille légions de mille démons attachés à sa liquéfaction.

Et le Rouquin a ses visions, des fragments d’écrans vidéo accouplés à des bouts de bandes magnétiques découpés-recollés. Son petit théâtre du maelström.

Sa danse-de-vision se passe mal, il trébuche, éclabousse ses yeux de lave, consume ses cheveux dans le magma, il étend ses bras mais n’en sent plus les limites, Glass, perdu dans son lac de furie, attire les serpents et les mantes venimeuses, tourne sur lui-même en cherchant les enchaînements, son double en creux dans les profondeurs de chaleur, les petites chansons emmurées, les portes dérobées mais encloses livrent passage à sens unique.

Le détective cut-up échoue dans l’étuve à surprendre ses nouveaux amants.