Archive for the immolation Category

447. Wier En Danse De Rage Comme Apostat Des Accouplés

Posted in immolation with tags on octobre 27, 2019 by 1000morts

Et sous sa peau d’obscur, l’homme aux grimoires de tout basalte, une moitié de visage offerte aux bâtiments immenses, ressac contre sa joue, cris de proie dans les rouleaux, écrasée sous la pression, éclairs traversent les parois d’eau et changent, passent par l’irisé et la contre-couleur, « Mon Œuvre Au Rouge », la peau déchire sous l’ongle palmé, autoroutes noyées par la mer, et son regret des batailles perdues, et sa haine des étoiles du matin abandonnées dans les opéras désaffectés.

Wier, ici officiant seul, autoportrait du robot, l’apostat des accouplés à l’ombre de l’océan, sous les gouttelettes qui fondent, acides, perméables, histoires menées jusqu’à l’extrême dans les cellules, et le cœur qui pompe, les poumons qui se gonflent, les cavernes sous-marines qui se chargent d’embruns et d’air, le trou noir sous la Ville, l’abysse vers l’espace, interzone des dédoublés.

L’angle des pénitences. Avancée sur la digue, piste d’atterrissage pour les symboles du jour et de la nuit. L’histoire duelle : Wier s’ébroue dans les foyers, enfante mille masques de la mort et la peste fait rage quand les organes s’inversent et rejouent le déluge aux dés d’os.

Wier, dressé dans sa rage, vertical au bord de l’aurore, face au soleil qui se couche au zénith, l’heure qui brûle au mois des songes, danse dans la chaleur montant des profondeurs. Et hurle sa rage aux échelles du Ponant.

429. Au Grand Entendement Des Paradis Embrasés

Posted in immolation with tags on novembre 17, 2011 by 1000morts

Sous les plafonds, la pluie s’infiltre comme une colère. Syphilis est seule avec le vent. La nuée d’épines et d’insectes tranchants. Les ombres sont sous elle, imprimées dans un tissu de fiction, ce qui reste à dire se déploie en bas-reliefs de charpie en surplomb, les mains tendues du plâtre gonflé d’eau et cette odeur d’essence quand le soleil embrase le dernier étage et souffle l’ombre qu’est Phylis dans une grande incandescence De La Destruction Pure.

422. Cinquième Cercle De Résurrection

Posted in immolation, maladie with tags on novembre 6, 2011 by 1000morts

Elle déchire les membranes, son armée s’exfiltre dans les dimensions voisines d’abord, ses prophètes annoncent sa venue dans toutes les langues, gravent son image dans le sable et la glaise, les montagnes oculaires aveuglées par son incandescence. Electrifiées par l’immensité de sa peau. Dans les univers les plus lointains ensuite, déversés comme une gangrène, polluant les systèmes nerveux, une erreur devenue la norme devenue la loi, et l’impératrice des voies obscures impose à tous son monothéisme génétique, abattant le vertical, écrasant le dressé, scandant son ordre horizontal, ses dynasties du gisant.

420. Quatrième Cercle De Résurrection

Posted in immolation with tags on novembre 4, 2011 by 1000morts

L’image est floue, Messaline embrase tout, jusqu’aux confins.

373. Passager (10/10)

Posted in immolation, possession, Uncategorized with tags on février 26, 2010 by 1000morts

Le soleil au zénith trouve le Passeur sous un orme, un arbre étrange qui ne pousse plus ici. Un pot de terre cuite est posé à ses côtés, il est assis à l’ombre, appliquant l’onguent sur ses cicatrices. Des lignes rouges sur ses bras et ses jambes, et labourant son torse nu dans la lumière vibrante. Ses cheveux noircissent légèrement sous le poids de l’ombre bleutée.

Encore une chaleur à vitrifier l’asphalte.

Un peu plus loin, les vagues accordent aux engoulevents un autre jour de répit. Une tache rousse s’approche de l’arbre, trottine au milieu des herbes rares, dodeline de la tête, avise une poussée de fraîcheur sous une branche avancée, pas trop proche du Passeur, et s’assied. La chose arrondie se lèche tranquillement les pattes.

327. L’Engendrement Mutuel Du Sud Extrême Et Du Nord Interne

Posted in immolation, maladie, reproduction with tags , on janvier 20, 2010 by 1000morts

Aux accumulations de l’extrême-sud répondent les frissons de l’ultra-nord. L’un perché sur le promontoire, l’autre étendu en lac de fusion ; le noir laiteux, suspendu entre cavité et dome, le rouge aveuglant, disperé en sa masse ; North surplombant Glass, un duel sans contact, une escarmouche de cécité.

Le premier au-dessus de sa mer de nuages, le second ce même océan intérieur, qui engendre la multiplication, scandant ses origines, déplorant la maternité et l’engeance, les cabinets de curiosités, les collectionneurs sans âme.

Mendiant aux mains vides quand il faudrait vendre, Glass aiguise ses armes du vitriol.

A l’inverse, North dégoupille l’incroyance et enfonce son poing dans le ressac.

Perpétue le son d’antimatière, perfore la poche amniotique, injecte la semence de vide et referme la plaie des laves.

Le temps à rebrousse-poil s’enroule jusqu’au pixel originel.

Et explose en infinies myriades.

Qui pleuvent leurs grèles, leurs affections, sur son visage à la peau blanche.

Trop blanche pour ne pas être mutagène.

322. Autolame Aux Strates Ocres De North

Posted in immolation with tags on janvier 15, 2010 by 1000morts

Arrivée aux souterrains, au dessous des tables en pierre. Les labyrinthes de l’organe. Les circumnavigations et les volutes, la compilation de ses névroses, de ses pertes, lui faisaient craindre le pire. North en son anonymat, le nom d’un lieu, sa mutation sur la route, un sentier creusé par soi, en autolame.

La perforation des parois du rêve.

North sanguin, entame la descente aux espaces du chaud, du safran, des strates ocres, des repentirs, récollection des nécroses, la dernière porte avant l’humide abandon aux pièces sans buée.

321. Comme Une Chair Absorbée In Utero

Posted in devoration, disparition, immolation, noyade with tags on janvier 14, 2010 by 1000morts

Ses os calcinés, Glass prend un instant conscience de sa position centrale dans l’univers. Glass est cavité dans la lave. Puis il est noyé, à nouveau. Et son fantôme règne sur des cascades. L’hypotisme de ses yeux. La rapide agonie de ses hyènes en troupeau. La naissance remplacée. Les bras percés de barrières et l’attaque des chiens. La chance dans les oreilles hors l’église où elle n’est pas. Le sens du tragique, politique de la main tendue, torture électrique, Glass tourne en rond et se retourne et se retourne. Mais son ombre reste gravée en lui comme une chair absorbée in utero.

319. La Merci De Johannes Wier

Posted in fantôme, immolation with tags , on janvier 12, 2010 by 1000morts

Et c’est de nouveau vers le bas, pense-t-il. Toujours plus bas, toujours. L’odeur des dîners, le bruit des foules, North laisse derrière lui l’existence à défaut de la vie. L’opium de la ville, le fuel des virées. Le vitriol dans les verres, qui allume la peau et explose neurone après neurone. Sa soirée dans les arrière-boutiques des vendeurs de dross l’ont laissé engourdi. North se sent vieillard. Il entend des cris continuels, qui s’auto-engendrent, quelque part dans son oreille interne, entre marteau et enclume. La foule égalisée. Les images courues. North marche mais c’est un autre qu’il voit à sa place, derrière lui, une ombre qui n’est pas celle de son soleil, ni même le double irisé qui poursuit ses cauchemars. Non, North ne reconnaît pas son image mais il sait, d’instinct, s’il est chasseur ou proie.

– Qui êtes-vous ?
– D’ailleurs.
– Que voulez-vous ?
– Remercier.

North sent la pression de deux lèvres sèches sur son cou et l’impression se dissipe. Un courant d’air lui a porté des paroles distantes. Mais son cou lui fait mal.

Là où le fantôme s’est inséré, la brûlure mime une bouche offerte.

318. Glass En Son Petit Théâtre Du Maelström

Posted in immolation with tags , on janvier 11, 2010 by 1000morts

Byble sous la neige et pourtant Glass brûle de mille feux, qui sont chacun mille légions de mille démons attachés à sa liquéfaction.

Et le Rouquin a ses visions, des fragments d’écrans vidéo accouplés à des bouts de bandes magnétiques découpés-recollés. Son petit théâtre du maelström.

Sa danse-de-vision se passe mal, il trébuche, éclabousse ses yeux de lave, consume ses cheveux dans le magma, il étend ses bras mais n’en sent plus les limites, Glass, perdu dans son lac de furie, attire les serpents et les mantes venimeuses, tourne sur lui-même en cherchant les enchaînements, son double en creux dans les profondeurs de chaleur, les petites chansons emmurées, les portes dérobées mais encloses livrent passage à sens unique.

Le détective cut-up échoue dans l’étuve à surprendre ses nouveaux amants.