536. Les Corps Électriques Clignotent Et Remontent Le Temps : Détachement 1/2

Son corps froid tourné dans l’angle des fœtus. Partout le visage des anges enlacés, amoindris par le manque d’oxygène.

Ce tunnel sous l’océan, braqué comme un flingue sur sa tempe.

Elle revient aux retours. Son nom sur la fissure, comme un pansement aux anéantissements.

Paupières entrouvertes sur les congélations.

Tout s’arrête.

Les visages tournés vers elle, dans l’admiration de l’abandon.

Les bras tendus vers les fixations du soleil levant. Les attaches apparentes, effets spéciaux transparents, les cordages et les poulies, la poussière blanche descendant des paradis du feu, toiles peintes, le grand passe-temps des bateleurs, tentes entrouvertes vers les gueules et les galaxies.

Le tissu du réel dessine des silhouettes amusantes, des sotties, des ombres animées d’intentions.

Le soleil descend vers la terre.

La pluie tombe sur les brasiers.

Les étoiles dévissent sur les yeux qui les fixent.

Danse du tissu sur les visages du néant. Les têtes tournées vers un point unique de concentration.

Plusieurs corps se succèdent aux coordonnées identiques.

Les corps électriques clignotent et remontent le temps.

S’effondrent au spectacle des désirs enfuis.

S’alourdissent de pensées obscures, de la boue de l’homme-sang.

Du regard.

Du détachement.

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