535. Elle Voit Les Visages De La Rage : Abandon 2/2

Le silence d’un instant.

Ce fantôme.

Range sa vie dans un tiroir de fleurs.

Ses larmes éclatent en champignons nucléaires, dilatant le sable et l’eau.

Sous la grève les voix annulées ; sous la terre, les femmes aux talons blessés. À travers l’eau, vers les journées de transfiguration, les nefs tranquilles.

Ballottée par le vent des soirs, Liz compte les générations du néant.

Énumère ses accomplissements sur les doigts d’une main.

Joue au hasard des articulations.

Les prisonniers de la terre, délivrés pour le prix du pain et d’un peu d’eau.

Son cœur ralentit.

S’effiloche dans l’ouragan.

Elle voit les visages de la rage.

Se souvient des chansons.

Puis tout est parti pour toujours.

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