514. Montée De Liz Aux Peaux Veinées De La Colline Intérieure : Charge 1/2

J’aimerais être un fantôme, dit-elle. Dans ces veines entaillées de bois sombre. Dans la couronne de roses sur son front. Et sur son épaule, une bifurcation.

Un croisement de regards murmurés dans l’obscurité.

Rester tranquille. Dans la quiétude d’un ordre. Le souffle de l’appartenance qui fait trembler les feuilles de cerisier.

Ici les enfants n’ont pas à se baisser pour les ramasser.

J’attrape tes yeux dans l’éclair de l’écho.

Cette voix qu’elle attend.

Ses mots suspendus comme des jardins où elle dévisse.

Elle aimerait être vôtre.

Sa forme blanche dans un verre d’eau. Montée aux boisseaux de douleur. Elle agite les bras et les jambes, dessine des chimères dans l’air du matin qui vient.

Mais dans les tunnels sous Byble, le soleil est une pierre autour du cou.

Sur le tranchant d’un matin qui ne vient pas.

Liz pose les paumes sur la peau verticale. Elle attrape les regards dans la chaleur de leurs yeux. La fiévreuse beauté doublée de hurlements. Son abîme dérisoire. Son autre abîme de fourrure charnue. Sa perte entre les ventres et les reventes. Les visages qui lui font face font leur marché ; entament la part qui leur revient ; du temps où l’ours était le lion, aux arènes où la mène sa mère d’intranquillité.

Elle monte aux bois qui recouvrent la colline de l’intérieur.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :