495. Miroir Sans Tain, Parfum Des Élancements Dérisoires : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière XIV

Une épaisseur de bois, une épaisseur de chair, plongée seule sous les draps d’un lit de vigueur. Maison de poupées où s’échouent les renoncements, s’accrochent les filaments de quelque chose qui ressemble au passé. Coiffeuse au verre sans tain. Cette longue table face aux fenêtres, face à Byble lovée contre sa colline, cette flaque de ville informe acculée au désert.

Et ce lit double aux formes uniques.

Porte-fenêtre vers les balcons de béton armé.

Leur lune en bouche de colère.

Leur ciel de nuée, d’un gris rose, une pierre précieuse explosée, étalée sur le monde au doigt gras, avancer ici comme cela, avancer dans la chambre, vers les parfums, les odeurs violettes, les morceaux de verre qui ne reflètent rien, ce parfum de trottoir au soleil, le bruit métallique des livraisons de gaz, l’appel aux consommations.

Avancer ici aux balcons des pièges-à-loup.

Porte ouverte sur un monde en cul-de-sac.

Tomber dans le ciel ; en définitive, avancer dans cette antichambre de l’horreur comme une errance en eaux calmes.

Se jeter plutôt que chuter.

Et offrir aux mains tendues autre chose qu’une gorgée d’alcool échangée contre un aller simple au sommet des grues du levant.

L’image des élancements dérisoires et définitifs.

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