481. Pour Celle Qui Se Nourrit De Tessons Nocturnes : Syphilis Au Souterrain V

Dans les interstices du miroir, retour Rorschach vers l’assuétude des chiens fendus, leurs silhouettes-réponses, un écart entre la voix et l’œil, celui qui tombe et celle qui hante, barré de rouge et voile de soie translucide. Quelque chose de différent entre le cintre et la profondeur. Qui est qui sous le masque. Qui est le masque.

Les généalogies du meurtre.

Phyllis descendue aux tombeaux, ouverts dans les champs sous la lune, moirés de toisons luisantes, huilées aux fluides des chardons, la fleur qui égorge et le vent qui suinte, ici, sous ses coudes repliés, ses mains posées sur le haut des cuisses, la gisante aux canopes, ces familiers qui l’entourent, chacun raconte son histoire, et c’est une libation des mensonges qui s’enchaînent, dans la maison du mal, la perpétuelle musique de nuit.

Elle la voici, danseuse dans ses voiles, tourbillonnante couchée sur son lit de pierre, le monde qui tourne, pris dans sa glaise, son cyclone de boue, une allée entre deux rangées de chaise, et chacun y va de son refrain mortuaire.

Depuis les profondeurs, elle rend à ceux qui l’observent leur regard.

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