480. Des Tigres Cachés Dans La Doublure De La Chair : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière XI

Les marches d’escalier, celles où mordent les chiens.

Les crocs du silence dans l’allée oblique où les tapis étouffent les pas. Où la viande étouffe du silence. Piquée des dents de sabre, alignée dans ses épaisseurs successives, pointée au tournevis caché dans la doublure de la chair. Ici Soient Les Tigres.

Les trains de nuit. Serpent de lumière dévorant le ciel des villes écarlates. Ici on monte vers la raréfaction de l’air.

Glisser sur la rampe ; glisser vers l’échafaud. Et quelque part à mi-chemin, la boîte blanche où dorment les lamproies.

Le balcon de béton. Où les morsures dépassent du revers. Où les bêtes attendent derrière les portes entrouvertes sur le vide.

Courir vers le haut ; exciter les chasseurs. La détonation d’une canine. Les déflagrations du cri. Et ce doute qui plaque au sol, vissé dans la fréquence, dans la lumière grisée d’une fin d’après-midi, celle où l’on condamne sans preuve, où des poisons entrent dans les veines, où les garçons dévalent des échelles de serpents pour tacher de rouge leurs jambes de pantalon.

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