479. Sa Mue Aux Marées Gonflées Du Ponant

Et sur les toits de pignons, démence de la tristesse, la silhouette ébréchée, pendue par les pieds dans un silence de plomb, ses plaies ouvertes aux bras en croix, bénit le monde inverse. Le vent dans ses poumons joue des grandes orgues avec les bronches, les alvéoles des chœurs antiques disent la vérité quand le monde ment. Quelque chose coule depuis ses jambes.

S’égoutte sur l’arête du toit. La rivière infime des recommencements.

Quelque chose du monde se forme ici. Enchâssé dans sa croix du corps. Sa serrure aux clés. La beauté des lucioles quand l’oxygène vient à manquer.

Entre deux eaux, son éclat du soleil levant énumère les facettes d’une étoile de matin, elle qui indique l’extrême-centre piqueté d’acide. Enduit comme d’une résine, la chaleur d’un cadavre qui s’égoutte sur l’arête du toit, déchiquette amoureusement les six cents pignons qui ondulent comme un dragon volant.

Luisent des alcôves brisées, des éclats d’avenues rauques, des assemblages de tessons comme une seconde peau déchirante. Glass, sa mue l’emporte aux marées de narvals, gonfle au poison des lotus, et prend peur dans les ventres gonflés des rangées de crocs du ponant.

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