465. Sur Tous Les Envers De L’Horizon : Syphilis Au Souterrain II

Ici la danseuse, celle aux couteaux.

Jeu d’ombres sur la toile de peau. L’odeur de renfermé, de vieux bois, de poussière, l’odeur du bruit du vent dans les feuilles, des branches de peuplier qui ploient comme un ver, l’odeur du son des moteurs qui découpent l’horizon, suivent à la trace les spectateurs du divin, les amateurs de paumes de la main, l’escamotage dans les boîtes verticales, voyage au royaume des morts, qui peut dire ce qui passe et ce qui demeure ?

Phyllis comme terreau de terreur.

Énumère ses orifices.

Se creuse la cervelle, métonymie du vent et de la sciure, des vieux papiers-peints, de la colle au plomb, des artifices du silence. Elle s’éprend de l’horizon et se penche sur lui ; soleil noir de la haine ; ciel du soleil d’acier. Elle lit sur sa peau les anciennes écritures, les parchemins épars, les sentiers qui mènent à la lune. Vision des lumières obliques. Expression des zigzags jusqu’aux surfaces rondes.

Pression du soleil sur les lieux inféconds. Leurs coupes stériles pour l’œuvre au blanc ; passage parmi les foules, un corps alerte, cathédrale d’allumettes toutes enflammées, dessinent une silhouette entravée dans la chaleur et l’odeur d’essence. Baignée dans le parfum des disparitions. Et le sortilège des mains sans articulation.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :