454. Où La Faïence Sonne Le Glas De Toutes Les Fins : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière III

Vue des cuisines de l’intérieur.

Sous la peau des ongles, un placard aux ossatures, l’autre à l’évier et l’égout, les canalisations souterraines, tunnels vers les nouvelles créatures, jusqu’aux carrières de l’ombre et du schiste, la crayeuse clarté des cadavres. Tous esclaves du même visage. Figés dans la voussure des épaules, leurs bras comme prolongements des siens, leurs yeux ouverts sur son vide, leur souffle haletant dans sa bouche, leur sang pompé par son cœur de veines.

Deux hautes fenêtres sur le chemin des demi-tours.

Les carcasses du temps jadis. Ne plus savoir où était quoi. Tout tourne, le bois et le métal, la viande et les fragments de ceux qui portaient les pierres. Long ruban humain pétri par la boue et l’incandescence des défenestrations.

Cette pièce presque carrée. Encerclée de faïence. Carreaux bleus des cités bombardées.

Liz ne sent rien ici. Pas le parfum des vernis, bonnets de perles, plastrons de nacres, les armes météores, l’or et le bleu, les pommeau de roche, l’huile qui baigne et anéantit, elle ne sent rien. Ses mains ouvertes comme des antennes. Ses bras trop courts pour caresser les nuages.

Ses pieds trop ronds pour s’enfoncer jusqu’aux nouvelles créatures.

Et ressortir où l’on équarrit la pierre.

La vaisselle baignée de fantômes.

Cachettes de sucrerie. Mangeoire des enfants sans ouïes.

Premier niveau de l’enfer.

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