449. Échappée Dans Les Robes De Clés Internes

Ici, tout s’espace.

La poussière, fragments de corps, tous les temps du corps rassemblés en l’espace clos, tous les espaces du corps réunis à l’instant T, dessus la fresque, dessus le lustre, au-delà du ciel, l’enfer qui surplombe, écrasé par la nuit, Phyllis accroupie sur les rouages, inspire longuement les particules.

Sa peau lavée de cierge. Passée aux flammes du grand lustre. Luisante de vide.

Passée par tous les stades du manque et la géométrie, l’algèbre du remembrement, elle, Phyllis, parcourue de frissons, fébrile en sa fin première, dansant immobile dans le vent faible, à peine les flammèches s’estompent avant de revenir, sous elle la catatonie massive, et au-dessus le tunnel vertical vers les trous noirs qui font le paradis.

Syphilis dansante aux bois de cerfs, l’un brisé et l’autre fier, pointe vers la craquelure dans le plâtre aux formes qui s’amorcent dans la pénombre de sa chair ouverte.

Ici est tout. Le reste est en bas. Tout en bas.

Elle demeure pour montrer la voie, pourrissante comme un cadeau, debout dans sa fange interne, cœur brisé offrant ses ventricules, et la viande noire grésillant dans les câbles électriques, sonne l’hallali quand elle referme sur elle les pans de sa robe de clés et de serrures organiques.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :