446. L’Arthrose Au Puits De La Nuit : Sous L’Angle De La Maison-Sorcière II

Liz plonge en montant l’escalier, tourne dans l’éther figé, la glace du souffle, silhouette du troisième frère coupée en deux, l’un la plante dans le sol et récolte le désert, l’autre ente son âme en tube.acier dans les rangées de fruits et dégorge sa splendeur de dieu.

Sur les marches de pierre Liz bâtit son église. Un échafaud d’hommes et de robes. Enfant escamoté dans les placards magiques. Quêtes et troncs, la forêt cachée des soutanes, Liz se souvient et entrouvre la porte, sans jamais savoir si elle mène à l’escalier ou à l’enfer.

Au premier hall, fenêtre sur arbres, vent dans les feuilles, et le bois fixé sur les parois, le carrelage, les peaux d’animaux tendues d’un mur à l’autre.

Liz sent l’odeur des caillots.

Les écluses qui rompent. Jonction des deux fleuves en contrebas. Ses artères qui s’entrelacent.

Ses fibres qui claquent.

Liz frôle de la main les parois du songe. L’ampoule brûle lentement dans son cocon verre et cuivre. Jette des frelons sur ses bras, son visage, l’eau mouvante coulée par la lumière, comme bassin vitriol des dernières sorcières.

Peau du cou découpée par la lumière. Alterne pulsations et silence, pulsations et silence, dans la jonction muette de la main et du chambranle. De la main qui d’ores tranche son arthrose au pli organique de la nuit ; du chambranle qui déjà pousse sa sève d’os dans les veines gainées de xylophène.

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