392. Sa Semence Comme Matière Même Du Cauchemar

Seconde cellule, parodie d’homme et d’animal, corps retourné avançant sur ses articulations, la partie avancée du membre dressée ou étalée sur le sol, cherchant, palpant sa poussière dans un enclos de trois mètres sur deux. On entend ses battements de coeur de derrière la porte, des coups portés sur les parois, rythmés par sa douleur. Wier s’en repaît, ses filaments rassemblés invisibles pénétrant dans la cellule par le judas, formant un cocon autour de la contrefaçon, aspirant ses saccades, suçant ses soubresauts, sa recherche de délivrance, la dernière naissance qui la laissera, enfin, disparaître dans un flash de magnésium. Wier inspire, inspire, ne laisse jamais le souffle le quitter ; Wier gonfle comme une tique ; troque sa semence de vide contre la matière même des cauchemars.

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