371. Au Décalage Des Beautés Mécaniques

SteelSun n’est plus seul dans son corps, debout parmi les immeubles d’une cité-dortoir, au nord de Byble. Il est en phase de descente et quel est son copilote ?

Le hasard ou la chance ; il place ses doigts sur les commandes, se dit qu’avec un décalage d’un simple centimètre, il peut tout foutre en l’air, bouter le feu à son réel et dire adieu à ses mythologies. Il ne le prend pas mal, sans ignorer qu’un tel décalage, un petit centimètre, peut correspondre à cet autre qu’il ressent, qui le pousse du creux de sa peau, cet indéfini qu’il n’est pas encore. Il a l’odeur du brûlé déjà dans les narines, l’essence, le caoutchouc qui sent la peau humaine qui sent le porc, le bois qui se craquèle, éclate dans l’âtre des séances, la neige tombe dans les bocaux hermétiques et SteelSun, décontenancé, réalise qu’il se tient debout sur le garde-fou.

Un petit décalage, un simple centimètre et c’est l’envol vertical vers l’encastrement.

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