297. Ascendant

Montée en haut de la tour, Chrome énumère son colimaçon, la froideur de ses extrémités. Son mal de mer initié en vase clos. Les meurtrières fermées de verre, il jette un oeil, face à l’océan étale, le marais à perte de vue, les plages sourdantes, le sable traître, un étage plus haut ne donne vue que sur plus de marigots encore, plus il monte et plus le mensonge est dévorant, abrutissant, il se déroute, perd le fil, le froid l’imprègne, l’humide le confond, Chrome transpire mais c’est l’eau qui rentre sous sa peau, court en dédoublant ses veines, lance des connexions nouvelles, des ligatures accélérées, la suture profonde de Chrome craque aux entournures et lorsqu’il parvient au sommet, il n’est plus que l’ombre projetée sur la quasi-totalité de la Ville.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :