Archive pour novembre, 2009

266. Arrivée De ChromEssaline A Byble

Posted in marche d'enfer, passage with tags , , on novembre 20, 2009 by 1000morts

Les dialogues s’enchaînent, se nouent de telle manière qu’il n’est pas permis d’exprimer ici. C’est un alcool indigeste qui s’insinue dans leurs gorges. La complétude comme forme dernière de la satiété. Ils s’achètent mutuellement pour s’échanger à nouveau. Troquent leurs défroques pour une nouvelle mue. Et, sans bouger, accomplissent le chemin du retour, par les couloirs et les boyaux, les artères dépeuplées, les cages, toute l’aménorrhée mentale de Chrome mêlée des sacerdoces de Messie, sa danse, le flot des acteurs comme boucles noires dans ses cheveux.

Ils remontent la pente, Messaline ouvrant la marche sans un regard en arrière, les paupières closes d’ailleurs, et s’efforçant, l’air de rien, de mettre bas un second fragment de son miroir brisé reflétant Chrome sur ses talons.

Le cône de lumière apparaît enfin, ce tunnel de gaz carbonique où flottent les papillons éthérés. Messie a percé l’enveloppe qui lui ressemble pour repasser sur un Plan inconnu. Au pied d’une haute tour dominant l’océan.

Les dialogues s’enchaînent, se nouent de telle manière qu’il n’est pas permis d’exprimer ici. C’est un alcool indigeste qui s’insinue dans leurs gorges. La complétude comme forme dernière de la satiété. Ils s’achètent mutuellement pour s’échanger à nouveau. Troquent leurs défroques pour une nouvelle mue. Et, sans bouger, accomplissent le chemin du retour, par les couloirs et les boyaux, les artères dépeuplées, les cages, toute l’aménorrhée mentale de Chrome mêlée des sacerdoces de Messie, sa danse, le flot des acteurs comme boucles noires dans ses cheveux.
Ils remontent la pente, Messaline ouvrant la marche sans un regard en arrière, les paupières closes d’ailleurs, et s’efforçant, l’air de rien, de mettre bas un second fragment de son miroir brisé reflétant Chrome sur ses talons.
Le cône de lumière apparaît enfin, ce tunnel de gaz carbonique où flottent les papillons éthérés. Messie a percé l’enveloppe qui lui ressemble pour repasser sur un Plan inconnu. Au pied d’une haute tour dominant l’océan.Les dialogues s’enchaînent, se nouent de telle manière qu’il n’est pas permis d’exprimer ici. C’est un alcool indigeste qui s’insinue dans leurs gorges. La complétude comme forme dernière de la satiété. Ils s’achètent mutuellement pour s’échanger à nouveau. Troquent leurs défroques pour une nouvelle mue. Et, sans bouger, accomplissent le chemin du retour, par les couloirs et les boyaux, les artères dépeuplées, les cages, toute l’aménorrhée mentale de Chrome mêlée des sacerdoces de Messie, sa danse, le flot des acteurs comme boucles noires dans ses cheveux.

Ils remontent la pente, Messaline ouvrant la marche sans un regard en arrière, les paupières closes d’ailleurs, et s’efforçant, l’air de rien, de mettre bas un second fragment de son miroir brisé reflétant Chrome sur ses talons.

Le cône de lumière apparaît enfin, ce tunnel de gaz carbonique où flottent les papillons éthérés. Messie a percé l’enveloppe qui lui ressemble pour repasser sur un Plan inconnu. Au pied d’une haute tour dominant l’océan.

265. Les Mains Au Collet, La Tête Dans Les Flammes

Posted in munchhausen with tags on novembre 19, 2009 by 1000morts

Les mains de Lodger se sont détachées du corps disparu, électrifiées par la discontinuité du toucher. Le Marcheur lui-même a les yeux qui bavent et ses bras tremblent, toute bouche de son corps commence à exsuder, sa température interne monte en flèche, Lodger bouillonne et son sang et son eau et toutes formes liquides de son esprit ; Lodger, pris dans le jeu d’une marche interrompue, a la vision d’un oiseau qui s’enfuit d’un collet en abandonnant sa tête derrière lui.

264. Quatre Points Noirs Sur La Peau De Liz I

Posted in mort naturelle with tags on novembre 18, 2009 by 1000morts

Le terme s’approche et c’est la fin qui paraît reculer.

263. Vision De Glass/North Comme Accros Dans La Trame

Posted in calcification, maladie with tags , on novembre 17, 2009 by 1000morts

Deux hommes fixés sur leur sort, l’un au couperet de la tangente nosocomiale, l’autre amplifié de vibrations lithiques. Un cocktail de mousses et et sécrétions ; rien qui meurt jamais vraiment, rien qui cesse tout à fait. Ces deux hommes, plongés dans l’effroi d’une descente en rappels.

262. Les Deux Iris Qui Mènent A La Nuit

Posted in marche d'enfer, reproduction with tags , on novembre 16, 2009 by 1000morts

Ils sentent la peau qui s’espace et tout à coup fusionne dans une même ligne de fuite. Elle, l’invisibilité du fantôme, rose éclose au coeur du jardin-labyrinthe, baignée de lumière ultraviolette et des lampes à acétylène ; lui, l’imperméabilité du plomb, pièce d’échec qui se déplace de son propre chef, au gré des stratégies et de l’amour du chaos. Unis dans le mouvement, images qui bougent, machinisme de la magie noire et blanche, oeuvre au pourpre, Messaline et Chrome paumes contre paumes et le double tunnel de leurs visions du Grand Autre, achèvent leur marche d’Enfer au creux d’un ventre.

261. Un Grotesque Absolu – Troisième Type

Posted in calcification with tags , on novembre 15, 2009 by 1000morts

Nile sort de sous son lit, le mec toujours planté là au bord, saisi dans sa courbure de douleur. Il vaudrait mieux, se dit-il. Il vaudrait mieux filer maintenant.

Pourtant, Nile demeure interdit dans sa cité de lits mouillés, la senteur de la moisissure, l’enceinte de la délivrance, les spasmes du Passage à l’ère industrielle.

La boussole interne de Rossetti jeune s’affolle. Il a senti les bruits d’une chaise qui racle le sol, du nuage qui s’étire jusqu’à l’éclatement dans un ciel de veine, il mange du regard la totale hébétude qui lui fait face.

La permanence du vivant mène au gel, au minéral.

Nile contourne lentement l’obstacle et colle son visage juste sous celui de l’homme. Renifle la presqu’absence de souffle. Et grave sa grimace grotesque dans la rétine, dans sa masse, dans l’épaisseur de sa fiction personnelle.

Car si le passé est fiction, le mensonge devient la meilleure preuve d’absolu.

260. Parthénogénèse De La Ténèbre

Posted in fantôme with tags on novembre 14, 2009 by 1000morts

Il y a des morts dans les cages d’escalier, des corps qui encombrent, des robes vides qui néanmoins se déplacent, des bouquets d’ortie qui caressent la chair en des mouvements semi-circulaires, des pièces négligées qui sentent la sueur, des portes dérobées qui s’escamotent à l’approche du vivant, murmurent les corridors, l’ombre sur la ville provient de la capitainerie, mais c’est le monastère qui l’engendre en sa parthénogénèse de ténèbre.

259. Le Syndrome D’Euryale III

Posted in disparition with tags , on novembre 13, 2009 by 1000morts

La statue d’un homme assis sur un banc de pierre, en trompe-l’oeil, à côté de laquelle on peut s’asseoir pour la photo-souvenir, on ignore s’il s’agit d’une de ces stupides statues humaines ou d’un bloc de grès sculpté par un hasard tourbillonnant et abrasif, et peu importe le flacon, Glass attend son ivresse dans une descente, ses battements de coeur s’estompent dans les profondeurs, les strates, et quelque part dans sa grotte de Tikal interne, Glass est là, et chante, comme un dieu oublié, sa mélopée du renoncement.

258. Sous Dix Tonnes De Nuages Pétrifiés

Posted in etouffement with tags on novembre 12, 2009 by 1000morts

Comme une Lhassa dressée contre les flots de fréquences sauvages, le monastère. Cette ancienne caserne, une armée troquée pour une autre, montagne peuplée, des foumis-lions le long des jambes, et les sincères, définitives et parfaites occasions de s’enterrer à ciel ouvert, sous dix tonnes de nuages pétrifiés.

257. Vision D’Euryale : Et C’Est Toujours La Mère

Posted in poison with tags on novembre 11, 2009 by 1000morts

Sa chevelure d’eau à laquelle pendent des grelots, et des sifflements lorsqu’elle l’agite dans le vent qui ne souffle que sur elle, répand le cyanure quand elle-même s’est mithridatisée contre ses propres crochets.