226. Le Waldorf Astoria Du Diable (4/7)

L’Astoria donnait le tempo. Tous lui obéissaient, des petites gens à ses pieds aux grosses légumes à sa tête. Certains dominaient le monde en empruntant la baie vitrée d’un étage supérieur. D’autres se contentaient de détailler ses veines incolores à sa base. Ce n’étaient pas les moins heureux, ils avaient accès à ce qui fait la vie de la chair, la pourriture du vivant, l’atteinte à la personne. Les huiles essentielles. La graisse grésillante sur le bûcher où s’efface, latéralement, l’existence.

Les matières fécales nous composaient. On était comme des enfants pétris dans la boue. Fuyants. Amnésiques. Et l’incandescence nous attrapait par la peau du cou et nous ramenait toujours. Dans ses couloirs étouffés. A traînailler comme des bandits manchots.

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