212. Le Troisième Satyre De La Colère-Serpent

Mon séjour ici était écrit dans mon sang. On habitait la campagne, mon père et moi : il n’y a pas ce genre d’hôpital en banlieue. Ticket aller simple pour Byble, trempé dans ses fluides corporels. Ils ont eu du mal à en croire leurs yeux, lorsqu’ils ont ouvert la porte de la cuisine. Il leur a fallu des jours pour tout rassembler, les morceaux et les idées, les hypothèses, les raisonnements, jusqu’aux évidences menant à moi. Je ne crois pourtant pas qu’ils m’aient attribué les trucs retrouvés dans les loges des porcs, non. Cela ne fait guère de différence. Je porte la même tenue que si j’en avais flingués à la pelle, des gars comme lui. J’avais ma chance jusqu’au four à chaux. Là, j’étais coincé. Ces siamoises, qui errent dans la salle de télévision, tournent autour du distributeur de crasses, soudées par l’épaule, partagent bien plus que de l’espace : elles se répartissent l’aérodynamisme, avalent les kilomètres-Ford chaque jour en les divisant par deux. Matent les lumières des avions qui décollent et se stabilisent au-dessus de la ville. Parfois, elles introduisent une main dans la machine et frôlent de fantomatiques lambeaux d’emballages. Avec des soupirs de grilles qui grincent. Prêtes à empaler les enfants égarés.

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