206. Pas Assez De Messie Sur L’Eau Saline

Dans sa cité rouge, Messaline expire lentement, revient à la vie de ses bronches, n’est plus seule, le sent. Mais s’interroge : si elle n’est pas dans le reflet de sa chambre, où est-elle vraiment ? Je dois me redéployer depuis un simple globule, un neurone premier, une cellule souche. Et ces meubles, que contiennent-ils… Des panoplies, d’autres visages, une bobine à dévider qui ne ressemblera pas aux précédentes, elle hésite, caresse les tiroirs du bout des doigts – évite la coiffeuse et son miroir étrange – effleure la serrure du secrétaire – pas de clé, mais peut-être n’est-il pas fermé ?

Une idée lui vient : pas de porte, ni d’escalier, ni de trappe, pas de dalle à escamoter, pas de poignée, nulle part une anfractuosité où accrocher pour espérer s’enfuir.

Messaline pense, et si je n’étais pas encore suffisamment Messaline pour pouvoir sortir ?

Une question du poids de l’âme dans les cohortes du corps.

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