195. Quatre Cavaliers Font Un Duc : Famine

Partout son cheval noir, l’être antérieur parcourt ses plaines désertes, sa tour sombre déplace son intensité sur le damier. Sans nuage ni incident majeur, sans nuage au ciel sans fond, et où pourtant le soleil tombe et fait un bruit de linge mouillé plaqué sur la peau. Joyau, son bijou interne, la précieuse persécution ne pèse pas lourd dans la balance face au sourire infect de Wier. Au loin les vols sombres. A la dérive sur le fil du jour, son rasoir, ses cheveux en bataille, son corps efflanqué, le Duc fait un avec sa rareté, son envie, sa convoitise. Clair éperon jette l’ombre du cristal sur la ville ; cette menace glissée entre lui et eux ; quelle préséance quand tous sont voués ? Soleil et ciel mêlés. Et toujours la persécution s’efface de ses veines et emplit l’espace. D’or le vent et déjà le vermeil s’est tari ; la pensée lui traverse l’esprit sans en faire bouger les voiles. Arcs-en-ciel pendus comme une tenture devant le placard secret, la chambre petite où l’on peut vivre des années à l’abri de la faim. Briller comme des étoiles jaunes dans le couloir de la mort.

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