189. A La Tête De L’Armée Des Cloportes II

A la tête de son armée des ombres, Syphilis remonte le champ de bataille du temps, un champ plat et carré, perdu au milieu de l’univers, ennuyeux comme une borne ; une colline creuse doublée velours, où les créatures ont peur de la vie et tremblent au son de la sève qui éclate, de l’osier qui grisonne à la manière de l’encens ; tout ça forme une masse congénitale de structures queues et têtes enchâssées, béquilles et grincements de dents, déjections réalimentées dans la machine, car tout ce que d’ores chie l’un est déjà nourriture pour l’autre ; l’autarcique armada des déjetés suit Phylis à la trace, dans un long bruit de corbeau cloué sur la porte de la grange.

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